‹ Histoire d'une maisonChapitre 7 sur 50 · COURS · texte numérisé non relu

COURS

seur de celui du rez-de-chaussée: de distance en distance,' il a posé de gros corbeaux à 0,60 c. au-dessus du sol; sur ces corbeaux, il a bandé des arcs de 0,26 c. de saillie, et sur ces arcs, qui remplacent le surplus d'épaisseur ou le contre-mur dont je vous parlais tout à l'heure, il a bandé son berceau de voûte. Ce croquis perspectif nous fera bien saisir ce système de structure. Ainsi le mur supérieur laisset-il la voûte indépendante et s'élève d'aplomb sur ses parements inférieurs.

« Vous avez compris, n^est-ce pas ? Eh bien, allons voir ce petit escalier que peut-être vous n'avez jamais examiné attentivement. Il a quatre pieds anciens de largeur, ou i™,3o, ce qui était la largeur suffisante pour descendre facilement les queues de vin. Voyez (fîg. 11): la voûte rampante se compose d'autant d'arcs superposés qu'il y a de marches -, cela est très-bien vu, solide, et facile à construire. En effet, quand on a posé les marches en pierre, sur celles-ci on établit successivement un même cintre de bois qui, bien entendu, ressaute à chaque marche, et, sur ce cintre, on pose un arc, ce qui se fait rapidement, les pierres étant taillées d'avance. Ainsi les arcs suivent le profil de ces marches, et en une journée le cintre étant reporté, après la fermeture de chaque arc, sur la marche suivante, en commençant par celle du bas, deux hommes peuvent bander cinq ou six de ces arcs. S'il y a douze marches, en deux jours on peut donc fermer cette voûte rampante. Voici comme il faut indiquer cette construction en coupe perspective et en géométral dans votre résumé d'aujourd'hui, A et B.

« Montons au rez-de-chaussée : voyez à l'intérieur comme les murs laissent paraître des efflorescences qui ressemblent à du coton cardé. C'est le salpêtre qui se forme dans l'intérieur de la 'pierre et qui, par l'effet de l'humidité du sol, se cristallise sur le parement. Ce salpêtre altère la pierre, finit par la ronger, et fait tomber, toute peinture que Ton préten-

drait apposer sur la paroi intérieure. On fait des enduits hydrofuges pour arrêter Teffet du salpêtre, mais ces moyens ne font que retarder un peu son apparition sans détruire le mal, et cet enduit tombe bientôt comme une croûte. Il faut donc, quand on construit, à la campagne surtout, empêcher

riiumidité du sol de remonter dans Tépaisseur des murs et Tarrêter au niveau du sol. On a essayé parfois d'interposer une couche de bitume entre les pierres du soubassement au lieu et place du lit de mortier pour éviter Faspn^ation de 'humidité par les pierres, ce qu'on appelle la capillarité ; mais ce moyen est trèr -insuffisant, l.e bitume s'échappe

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