‹ Histoire d'une patrouille, vaudeville en 1 acteChapitre 2 sur 32 · MADAME POTIROLLE, AGNÈS, PRUDENCE, DOROTHÉE, PÉLAGIE · texte numérisé non relu

MADAME POTIROLLE, AGNÈS, PRUDENCE, DOROTHÉE, PÉLAGIE

MADAME POTIROLLE, entre suivie d'Agnès. Elle tient une lettre

ouverte.

Mes nièces! quel événement! mesdemoiselles mes nièces!

AGNÈS

Ma tante... ma tanle...

PRUDENCE, sortant de la gauclie une lettre ouverte en main.

Ma tanle! ma lanle! si vous saviez...

DOROTHÉE, sortant delà droite suivie de Pélagie. Elle agite une lettre

ouverte.

Ma lanle! ma tante! j’ai une lettre...

AGNÈS ET PÉLAGIE, montrant les leurs qu’elles sortent de leur

poche.

Et nous aussi!...

TOUTES

Chacune sa lettre !

MADAME POTIROLLE.

Mais moi, elle vient de mon compère, timbrée de la ville de Loches, et signée Polydore Calomel, pharmacien

* Agnès, Prudence, madame Potirolle, Dorothée, Pélagie,

HISTOIRE D’UNE PATROUILLE

TOUTES

Mais moi aussi !

Tiens! c’esl drôle !... cinq lettres à la fois, adressées dans

la môme maison Il avait donc bien du temps à perdre et pas

mal de timbres-poste à employer

PRUDENCE

Ce qu’il m’annonce est de la plus haute gravité...

TOUTES

El moi donc!

MADAME POTIROLLE.

Écoutez plutôt... (Lisant.; « Ma chère madame Polirolle » (s’interrompant) a-t-il le style facile...

■ AGNÈS, lisant.

a Ma chère Agnès »

PRUDENCE, lisant.

« Ma chère Prudence »

dorotuée, id

« Ma ebère Dorothée »

PÉLAGIE, id.

« Ma chère Pélagie »

MADAME POTIROLLE.

On ne dira pas que. c’est un monsieur qui dit à toutes la môme chose, je continue...

TOUTES, elles lisent on même temps.

« Prudence et mystère. Ils arrivent ! ils arrivent! ils arrivent!. ..

MADAME POTIROLLE.

La même phrase Il paraît qu’il a cessé de faire des

frais d’imnginatioD... (Lisant) « Je vous avais promis desfuturs pour vos nièces. »

TOUTES, lisant.

« Je vous avais promis k toutes un futur. »

MADAME POTIROLLE.

« Je vous en apporte, quatre de Loches, notre patrie.. .

TOUTES, suivant.

C’estbien cela !

MADAME POTIROLLE. •

« Ce sont mes quatre filleuls... vous le savez, j’ai toujours « été renommé pour mes plaisanteries... «(s’interrompant) Il est

la joie des enfants et la tranquillité des parents (continuant.)

« Nous arriverons ce soir à Paris par le train de onze heures « Zio. J’introduirai mystérieusement les susdits dans la bouti- « que, dont vous aurez laissé soigneusement un volet mal « fermé. Mes filleuls profitant de la saison des bals masqués,

« seront déguisés... Vous leurs offrirez à souper... sans avoir

HISTOIRE D’UNE PATROUILLE

« l’air de vous douter de rien... et comme leur toquade est « d’èlreaimé pour eux-mêmes, chacun choisira sa chacune...

« chacune choisira son chacun... on rira beaucoup et

« puis au dessert, vous feindrez d’êlrc surprises, quand je « paraîtrai pour maufaclurer d’un seul coup plusieurs ma- « riages d’inclination... Vivent la joie et les pommes de terre, « signé : Un ami de la folle gaîté, Polydoro Calomel, phar- « macien à Loches. »

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