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(i baisent respiTlupuseiuenl. Comme voire pn;di briseur. « très-saint Père, le seigneur Pape Urbain V, de sa in le et .1 d'heureuse mémoire, avaii enseigné, tandis qu'il vivait u dans le siècle, la voie du salut par ses paroles et par ses ■I exemples; imand il etu achevé heureusement le cours de ■i sa vie, le Tout-Puissant l'ii lustra par une fonle de mtra- -i des el le glorifie de plus en plus chaque jour dans Imil n l'univers; c'est pourquoi vos humbles et dévots serviii leurs, l'abbé et le chapitre de Saint-Victor, pensant qu'il « ne convenait pas de refuser les honneurs et la vénéra - .i lion qu'il mérite à ce seigneur Pape Urbain V, de sainte
e bienheureux Pape
I rbain \', qui- l':i relia nge s.iim Michel et ses ailles iml emporté ihns leurs liras, que h bienheureuse Vierge Mario a reçu, croyons-nous, avec les chœurs des vierges, •■il présence des saillie npùlres Pierre et l'aul, que l'as-
« C'est |K)iin|iii)i nous, Pierre1, par In miséricorde divine alibf di ma si ère île Sniiu- Victor de Marseille, de
l'ordre de saiiu Itenoil, auquel nuire très-sainl Hère le Cape l rliain V fui préjiosé quand il était encore dnns les rangs inférieurs du clergé et d*où la divine Providence le lira pour l'éleser au faite du souverain pontifical. pour la «luire ei l'honneur de In irès-sainie ei m ln.<iii.l-- 1 ■ ir.j i- |v..- y il» . i <• mu 1 ■ pni ■ i .ii iiihk In roiir céleste, iiiuis nous proposons, avec l'app reliai km du chapitre. île régler ainsi la solennité de l'office que l'on doit célébrer le jour de l:i mon el de la naissance
lirliafn V, jusqu'au jour nù il sera inscrit au catalogue des saints, tant dans noire monastère que dans les autres maisons qui lui sont soumises. Nous dirons combien il se munira miséricordieux, combien il fut le cousolnleiirdes innés limitées, le guide regiviléde plusieurs familles monastiques, le cher prudent el le médiateur île peuples iinuimlmbles. le bienfEii [riir île la ville d'- Home, le père des pauvres, le soulien des fîmes saillies... " Pour acquitter nuire dette envers lui, nous éluhlNsons et nous ordonnons ce qui suit : Le son des cloches annoncera la fêle, comme aux plus grandes solennités, suivant la parole du Psalniistc : Loues U Srignenraerc l'airain retentissant, lowz-le arec l'airnin de lit joie. A tmtines et uih petites heures on fera l'ollice du Sainl- Kspril qui est le l'araelel de Dieu, la romaine d'eau vive,
I, Piirnn namnnqiili septième du iiem.
I;i fiainniu, i;i ehariié, l'onction spirituelle, 1» :<ràce septiforme et le doîgl de la droite dp Dieu. « L'tiflici! des morts sera récité loui entier. La veille nu chantera lentement les vêpres des morls a ver l'oraison t'îileliui» liens omnium eomlitor et ivdemjilar. Après les llialincs on elianti'ra n vfr !.i même solutniiié li'S lande* des morls, comme si notre très-saint l'ère le bienheureux Libain V était dans l-t? rhieur. Lu lendemain, après lus petites heures ui la messe du l'A vent, on fera sons lu cloître iiiip procession solennelle comme an jour de ta Pentecôte, sans rien ajouter on retrancher... Si l'abbé
ut exciter les fidèles à un pins grand attachement a la foi catholique et à line pins tendre dévotion à sain! Urbain.
« Lu grand autel de notre insigne collège de Saint- Hurioh, à Montpellier, sera orné, comme aux fêtes lus pins solennelles, avec le même nombre de cierges el plus encore si c'est possible. On y exposera les reliques dus saints. 1-cs honorables ut puissants seigneurs consuls de la ville royale de Montpellier, ut lous les autres grands personnages qu'on a la coutume du convoquer aux cérémonies publiques, seront invités à celle fêle solennelle. Nous aurions désiré de pouvoir faire davantage pour la gloire et l'exaltation du bienheureux f'rbniri V, vicaire du Jésus-Christ. Le peu que nous faisons sutlira pour montrer à nos bienfaiteurs que nous comprenons le devoir sacré de la reconnaissance, u Les deux décrets que nous venons du formuler, nous lus déposons, avec le denier du la pauvre veuve de l'Évangile, dans le trésor du temple, afin qu'ils pmru-
ii dont if règne l'1 l'empire dure sans fin dans les siècles ii des siècles. Ainsi soit-il.
« Nous voulons (|iie cet acio soît conservé dans notre ii sacré collège tl f Suint-Benoit, line copie on sera ailichée h du us In petite salle capitula ire, pour qu'on fil garde le
i. Donné et fait dans noire sacré monastère de Sainl- 1 ' Victor, le ilk-lmilii'-mo jour avanl les i-alendes de no- « yembre, l'an du Seigneur Ifjiïi, sous notre seing et « celui de noire sacré m on a si ère. n
Celle fêle a été célébr/e jusqu'à la fin du siècle dernier, l'agi, qui écrivait en 1737. en parle ainsi : il Le 19 dér « cenihre, les moines de Saint-Virior célèbrent la messe ii du Saint-Esprit comme au jour de la Pentecôte, avec le « Gloria, la prose et le Crtdo; le prêtre et ses ministres « sont revoies des ornemeuls qu't'rbain V avait donnés p à l'abbaye. Le tombeau du Pontifeesi environné de « cierges. »
Ht maintenant les '"liants de triomphe ne se font plus
entendre ses louanges. Sun souvenir s'est effacé dans tous les eieiirs. Puisse la vie que nous venons d'écrire faire revivre l'ancienne piété de Marseille et de la [-Varice entière envers ce Pontife, et, en rappelant le souvenir de ses bienfaits et de ses miracles, exciter les cœurs à l'amour et n la reconnaissance. Notre peine ne serai! pas perdue, ions nos
histoire d'urbain v. !,M vieux seraient comblés, si, à la pensée du [mit rc qu'cllidoit à eu grand Pape, lu France demandait pour lui au saint-siège lus honneurs suprêmes et faisait placer sur les autels ce 6011 Français qui, après avoir travaille pendant sa vie mortelle à la gloire et an bonheur de sa patrie, veille sur elle lin haut du ciel et intercède auprès de Dieu avec saint Rémi, saint Denis, saint Martin, ces grands Pontifes, pires et protecteurs de la nation française.