Pachalik de Bagdad, p
2. Sur la Lopo2;rapliie dti la ville à l'époque des khalifes, voir r.uy Le Strange, Dei^criplion of Mesopotamia and Bagdad, by Ibn-Serapion, 1895 ; Bagdad during Ike Ahbasid Caliphate, 1899; Maximilian Slreek, Die allé Landschaft Babylonien, Leyde, 1900, Impartie, p. 47 et suivantes.
INTRODUCTION Vil
Midhat-Pacha, qui était g-ouverneur-général de la province en 1870, et qui en fit abattre la plus grande partie'. Lorsque les fortifications étaient encore en bon état, elles enserraient la ville de toutes parts. Elles se composaient d'un solide rempart fait de briques maçonnées à la chaux, et précédé d'un fossé profond et large qui pouvait recevoir, en cas de siège, une certaine quantité de l'eau du fleuve*.
Cette muraille était percée de quatre portes placées aux quatre points cardinaux. C'étaient, en partant du nord :
4° Au nord, la porte dite Imâm-A'zham ou du Grand-Imam, ainsi appelée parce que c'est de ce point que part le chemin qui conduit à la bourgade du même nom qui s'est formée autour du mausolée du Grand-Imam Abou-Ilanîfa, le créateur du rite orthodoxe hanéfite ;
2° A l'est, la Porte Blanche [Aq-qapoii), dite aussi Bâb-Wastâni ou porte du milieu'. Non loin de là, à l'intérieur des murs, Ahmed-Pacha avait fait établir une haute batterie ou cavalier. A l'est également, mais plus au sud, se trouve l'ancienne porte de félesm, que le sultan Mourâd IV fit murer après la prise de la ville sur les Persans et qui est restée telle quelle depuis lors. C'est cette porte murée qui, ainsi que nous venons de le voir, reste encore debout aujourd'hui*. Elle avait été construite, ainsi qu'en fait foi l'inscription arabe relevée par Niebuhr, sous le khalife abbasside Nâçir li-dîn-illah^