Id. opus, p
3. Na7.1lmî-Zàd(^, 1° 123 v. Il y a erreur dans Oliviei-, Voi/ayc dans l'Empire othoman, t. H, p. 398.
4. Hammer, id. opus, t. XIV, p. 76. Comparez Mehulir, Voyage en Arabie, t. II, p. 245.
Cependant, de grandes révolutions s'étaient opérées en l*urse. Les Afghans avaient renversé la dynastie des Çafawis et s'étaient emparés d'Ispahan. Tahmasp, dernier roi de cette dynastie, s'était établi à Qazwin et avait sollicité le secours de la Russie et de la Turquie. Pendant que les armées de Pierre le Ciraud occupaient Derbend et Bakou, la Porte faisait envahir la province de Kcrmanchâh par Ilasan-Pacha, dont les troupes étaient renforcées de celles dupacha de Chèhri-zor et des auxiliaires kurdes. Ce général s'empara de Sine le 11 séfer H36 (10 novembre 1723) et ensuite d'IIamadâri (12 zou '1hidjjé de la même année, 1" septembre 1724), fait d'armes insigne qui eut le plus grand retentissement et valut à son auteur le surnom de conquérant d'Uamadân '. Il mourut au milieu de son triomphe et fut remplacé par son fils Ahmed-Pacha.
Ces deux gouverneurs firent leur possible pour mettre de l'ordre dans les affaires quelque peu embrouillées de la province; pendant les quarante-cinq ans que dura leur pouvoir, ils maintinrent la paix et la tranquillité dans le bassin moyen du Tigre et de l'Euphrate; grâce à eux, l'injustice disparut et l'oppression diminua ; Bagdad revit un temps de splendeur et de prospérité inouïes*.
Ilasan-Pacha eut l'adresse de joindre à son gouvernement celui de la province de Mârdîn, commandée jusque-là par un voïévode nommé directement par la Porte, et d'intriguer de façon à rendre impossible le séjour de Bassora aux gouverneurs envoyés de Constantinople, de sorte que, de guerre lasse, il obtint cette dernière province pour son fils Ahmed.
i. Selon Hammer, Histoire de l'Empire ottoman, t. XIV, p. 122, qui cite Tchélébi-Zâdè, continuateur de Rcâchid, pour toute cette période, Hasan- Pacha était mort avant le commencement du siège de Hamadân. On ne voit pas trop comment, en ce cas, on lui aurait donné le surnom de conquérant de cette place. Notez qu'Hanway, 1. 1, p. 195, ditqueHasan-Pacha s'était rendu sous les murs de tlamadàn.
2. Thàbil-Efendi, p. 5. Il faut ajouter, d'après la liste de Niebuhr, entre les deux installations d'Alimed, la première en 1136 et la seconde en 1149, Isma'îl-Pacha en 1147 et Topâl Mohammed-Paclia en 1148: ces deux gouverneurs n'eurent qu'un pouvoir éphémère (voir page suivante).
Celui-ci joignit également à Bagdad, quand il en obtint l'investiture à la mort de son père, les provinces de Bassora et de Mârdîn. C'est sous son gouvernement que la ville des khalifes échappa au danger de tomber entre les mains de l'armée persane commandée par Tahmâsp-Qouly-Khân^ devenu successeur des Çafawîs sous le nom de Nadir- Chah. Le 6 se fer 1146 (19 juillet 1733), le généralissime ottoman. Topai 'Osmân-Pacha, avait remporté, bien peu de temps avant de tomber lui-même sur le champ de bataille, une grande victoire qui avait mis fin à l'investissement de la ville, pendant huit mois^ par les soldats du futur conquérant de l'Inde *. Au bout de onze ans, Ahmed fut remplacé par Isma'îl-Pacha et par Topai Mohammed-Pacha qui ne purent se maintenir contre l'opposition des habitants de la ville et des Bédouins; la Porte fut contrainte de lui remettre de nouveau le pouvoir. On prétend que des qapydji-bâchyslm furent dépêchés plusieurs fois, pour le faire disparaître par ruse, mais qu'il sut déjouer ces entreprises ; et qu'une fois môme, sous le prétexte d'un jeu de djértd, il trouva moyen de frappera mort, d'un coup de bàlon ferré^ l'un de ces envoyés secrets*. Il mourut dans une campagne entreprise contre les Kurdes, qui avaient refusé de payer l'impôt.
Après eux, le poste de gouverneur fut confié à l'ancien grand-vizir Hâdji Ahmed-Pacha, qui avait été révoqué du premier poste de l'empire le i^" séfer 1135 (7 avril 1742), sans que sa destitution entraînât la perte de sa fortune '\ puis àKesriyèli Ahmed-Pacha, originaire de Kastoria, choisi par les janissaires comme gouverneur à la suite d'une révolte provoquée par les retards apportés au payement de leur solde, et confirmé bon gré, mal gré, par laPorte(1161=:1748). Le gouvernement ottoman fut également obligé de leur compter la somme de deux cent mille piastres qu'ils réclamaient. Il dé-