‹ Histoire de Béarn et du pays basqueChapitre 13 sur 20 · CD M · texte numérisé non relu

CD M

Navarre .

Navarre .

Béarn

Navarre . . . .

Navarre . . . .

IHTBVTAIRBS,

Si O S

Sol»

son enoeme , tt leur faire délivrer des vivres en payant raisonnablement | autrement se déclarant son enneme. Datées de Pampelune J signées dudit empcreor, avec le grand sceau. Natàrre. ..

Lettre du roi Henri, seigneur souverain de Béarn par laquelle S. M. mande à Télu empereur Charles V^ par son héraut d^armes, que nonobstant la sommation mentionnée au précédent article il favorisera le roi de France, son parent et allié en résistant; que les gens dudit empereur ne passeront pas sur ses terres. Datée d'Orthez , non scellée ni signée.....

Gollocation d^une prébende de l'église de Lescar, en date du camp devant PAviEle20 janvier , signé Henri. Invent, prép

Lettre signée de Henri II annonçant à ses sujets son évasion de la captivité de Charles V, et demandant des subsides

Nayakrb. .

Béarn.

Navarre. .

Navarre. .

Navarre . .

Articles de paix présentés par l'empereur Charles Y au roi François I.*' après sa prise devant Pavie

Articles du traité de mariage entre le roi Henri de Navarre et Madame Marguerite d'Alençon, sœur du roi François I.*' , signés Marguerite

Confirmation faite par Henri de Navarre de la donnatlon faite par Gaston, vicomte de Béarn , en 1215 à Pévèque d'Oloron , du] temporel de l'église de Sainte-Marie Bkarn

Requête présentée au roi Henri II par les états de Béarn , le suppliant de marier Madame la Princesse sa fille unique avec Monsieur le duc de Clèves , et les raisons contenues en icelles

Signification du pape Paul III en faveur du roi de Navarre , par le recouvrement de ses terres et domaines. Inv. prép.

Lettres patentes, le grand sceau pendant^ par lesquelles le roi de- France les déclare les monnaies de Béarn avoir cours par tout le royaume comme les siennes propres, avec

11'int^ination , au pied desdites lettres , des cours de parlemens de Bordeaux et de Toulouse BÉARN

Béarn

Pbricord . .

Ârlicles du traité de paix entre Pfempereur et le roi de France

Généalogie de la maison d^Ârmagnac. Inv. prép -^

Généalogie de la maison d^Albret par laquelle appert comme la reine Jeanûe, k présent régnante, est la plus proche 4e la couronna si n'était la loi salic|ue; accompagné de mémoires des droits appartenant au roi de Navarre es terres qui suivent i Narbonne > Nemours , Soûle, Armagnac, Albret, Bretagne, comment toutes ces provinces étaient entre les mains des rois de Navarre. Invent, prép

Pactes de mariage entre Jehanne, fille du roi Henri et messire Antoine de Bourbon » due de Vend6mois , pair de France, etc., en présence du rai de France. Ledit roi atteste que le duc de Yendômois est le plus proche parent de la couronne après son fils M.gr le Dauphin

Copie des privilèges de Bigorre

Lettre de créance ( autographe ) de S. M. catholique, Philippe il, à Antoine Alméda pour le roi de Navarre. !.•' Invent. prép..

Donation faite par le roi don Carlos en faveur du seigneur de Gramont des moulins de S -Jean et de la ville de Labastide-Clairence .

Lettres royaux impétrées par le roi Henri de Navarre , vicomte de Villemur , pour être maintenu en la possession des vicomtes de Lautrec et Villemur, Esparros et Barbazan..

Attestation faite par les consuls de Laqtrec des usurpations que aucuns gentilshommes et autres font en la vicomte de Lautrec...

Rôles des gentilshommes mandés tant ecclésiastiques que laïques

Accord et prix fait avec Arnaud David , maître charpentier , pour réparer les grandes salles et gardes-robes du château de Pau. . .

Lettre autographe de la reine mère au roi de Navarre, par laquelle elle exprime sa satisfaction de ce qu'il est lieutenant-général. .

INVBHT AIRES.

Navarre

Navarre .

BiGORRB. .

Navarre .

Navarre .

Lautrec.

Lautrec . .

Béarn ...

Bbarr. ...

Natarri.

IHYBHTAimX*.

Lettres de la reine mère eiprimant ses regrets au roi de Navarre de ce qu'il n'est pas venu la voir , elle et son fils , d'après sa convention

Lettres patentes par lesquelles Henri , prince de Navarre ( Henri IV ) , est nommé capitaine de cinquante hommes d'armes que le roi de France lui baille

Copie de lettres de permissions donnëei par la reine de Navarre » duchesse d'Albret , aui gentilshommes ses vassaux dndit duché pour l'exercice de la religion reformée selon Pédit du roi. Invent, prép

Pacte de mariage de très-haut et puissant Henri, duc de Lorraine, et de Madame Catherine, princesse de France et de Navarre , sœur unique du roi. Invent, prép

Nâvabrb . .

Navierb. .

Navabrb.

Navarrb . .

OBSERVATIONS

Le siècle tirecédrot nom a fait conaatlre la révolution (!e la rojant^ de "SvnrTt «leTenant Béaraaiae , on du moins entrant dans la maison de Béarn ; le i6.* siècle duos montre cette même rojaut^ Nararraise sortant de la maison d'Âlbrct, et ne laissant plut à Tancienne djnastie Béarnaise qu*un titre et un district au-delà des Pyréoces. Dans les pièces dont nous produisons les analyses on revoit toute Thistoire de Beara et de Navarre ; et d'abord deux fait» principaux : i.* le ?rand litige suscite par le comte ae Garmatng , baron de Navaifles et de Coarraxe ; Piodependance du Béarn est attaquée par ce seigneur , elle est méconnue par arrêt du parlement de Toulouse f discutée de nouveau devant de's arbitres, sur appel interjeté par la reine, enfin soleonellcmeat consacrée par lettres patentes du roi Louis XII en date de i5i2« a * Les circoostancrt relatives ï la spoliation de la Navarre, e'prouvée par Jeau d*Albret, et tous les effbru de ee prince et de ses bérifiers pour la reconquérir.

Puis nous voyons apparaître tous les personnages rappelés dans notre bistoire; <> con'inuation d^s .guerres suscitées par le vicomte de NarbonuH , qui alla jusqu'aux tentatives d*empoisonnement sur la personne de Mudelaine du France , mère de Françoif Pbœbus; le comte de Carmaiog et les sanglantes luttes des Gramont et àcs BeanmoQ^ Henri II captif à Pavie , et échappé de sa captivité; les célèbres alliances et mariages de Ce siècle; des olographes de loua les souverains; des privilèges et actes relatiAi'"' communes; des généalogies; enBo cette masse de docnmens s'arrête à l'avènement de Henri lY. Nous voyons seulement ici le jeune Henri recevant du roi de France une compagnie de 5o hommes. Ce n'est pas parmi les chartes, c'est parmi les papiers ue la conr di s comptes et dans les cahiers des états qu'il faut chercher les faits relat>>* à Henri I\ , et les acts poliliqac-s et religieux de sa mère Jeanne d'Albret.

Tels sont , Monsieur le Ministre , les înstniinens qui m'ont paru les plus dignes detre choisis parmi le riche dépôt des chartes aux archives de Pau(i). Maintenant, je désirerais mettre sous vos yeux quelques pièces inédites empruntées à ce vaste trésor ; mais l'espace m'oblige à ine borner à une seule. Je pourrais aussi placer en cet endroit quelque objet d'une importance plus générale pour l'histoire de France ellen>éme; mais j'ai préféré produire, du moins en partie, une pièce dont l'objet tout Béarnais est plus en rapport avec ce livre; permettez moi. Monsieur le Ministre, tout en appelant sur cette pièce votre attention, de le dédier aux gens de Béarn, et de leur donner ainsi ce qui fait le nœud même de leur histoire, le sceau de leur antique nationalité.

JprsTRUCTioir donnée par la Heine de Blavarre^pour soutenir tiNDÈPESDAifCE DU Béarn devant le Boi de France. ( Voir au tableau, anuée 1509. )

« Et prcmièremeDt fait tes les recommandations dues et acousta* mees, ils lui diront et remonstreront comme ladite royne de Nayarre et ses prédécesseurs ont tenu et possédé , et elle tient et possède de présent, plusieurs terres et seigneuries sous sa souyeraineté , foy et hommage , comme sont les comtes de Foii et de fiigorre, vicomtes de Nébouzan y Marsan , Tursan et Gavardan , par

^i) Je doit aussi meniioniifr nn éourme tffi^%*xc, commencé en 1661 y et conlenant nae très-belle copie de beaucoup de piècis empruntées au Trèsur de Pau; plusieurs sont aujourd'hui défdillantes audit dépôt. Remarques la première qui reproduit le plus aqcirn for de Bigorre avec Tacle apogry[)Ue de la donation de ce comté a Péglise du Puy \ \\ j %. aussi une ordunaaoce de Pbilipps-Je-Bel , ea ia94j sur la réformatiun de son rojaume.

nisoo desquelles elle et sei prédécetseurs ont à tout jamais esta bons et féaU vassaui , obéissant à ses commandements , k ceui de tes cours de Parlement et autres de son royaume» sans jamais avoir fait au contraire , ni délibéré de faire.

» Item » aussi eui diront et remontreront comme ladite Royne et ses dits prédécesseurs ont tenu et possédé plusieurs autres terres et seigneuries hors son royaume, et entre autres oot tenu et possédé , et cette dame tient et possède le pays et seigneurie de Béarn » qui n'est et ne feut oncques de la juridiction nî souTeraineté de la couronne de France , ains est pays de par soy , lequel ladite Royne et ses prédécesseurs, à tout jamais ont tenu et possédé, et sans reconnaître aucun supérieur.

» Item , que ledit pays à tout jamais à esté tenu et réputé communément et partons et cbacuns les circon voisins de France , Aragon, Navarre et Castille , pays à part soy» séparé de la couronne de France et de tous autres.

» Item , et aussi les susdits rois de France ont toujours tenu et réputé ledit pays et seigneurie de Béarn dbtinct et séparé de ladite couronne de France , en baillant lettres de naturalité à ceux qui estaient natifs dudit pays de Béarn comme strangiers , pour pouvoir obtenir dignités audit royaume de France, faire testamens et disposer de leurs biens.

> Item , et par spécial , le feu roy Loys , père du roy Charles derrenier décédé , peut avoir quarante et cincq ans ou environ , vennant de son royaume et allant en pèlerinage à Notre-Dame de Sarrance qui est une chappelle assise au pays de Béarn , quand feut à l'entrée d^icelui pays , dist et commanda à son grant scuyer ( qui pourtolt Pespée ellevée au devant de luy , quand il estait en son royaume ) , qu'il la baissâst et s'inclinât en disant expressément qu'il estait allors hors son royaume» et incontinent qu'il sourtit dudit pays de Béarn , à rentrée de la comté de Blgorre » lui commanda qu^il pourtast l'épée comme il avoit accous-* tumé t disant quMl estoit alors en son dit royaume

Item » pareillement tant que ledit seigneur roi feut et demeura au pais de Béarn » le chancellier de France qui estoit avec ledit seigneur n^usa de son office de chancellerie , et ne fit porter le sceau devant lui , comme estant hors dudit royaume de France , jusqu^à ce qu'en effet il fût hors dudit pais de Béarn.

» Ilemi et aussi les cours des parlcmeus dudit royaume de

France ont toujours tenu et réputé ledit pays de Béarn pour pais à part soi ; car par plusieurs arrests des cours des parlements de Bourdeaui et de Tbolouze a esté deffendu en diverses pays , que l*on n^eust à tirer par adjoroement ou autrement les babitans dudit royaume de France par devant la justice spirituelle ou temporelle dudit pais de Béarn , comme estant debors dudit royaume.

» Item , qu'il ne sera trouvé que jamais aucun officier du seigneur roi de France , soit de justice , de finance , ou de guerre ; ait fait ni exercé aucun exploit en son nom audit pais de Béarn, demandé prime ni receu en icellui ung denier, ni fait aucun mandament de guerre ni autres actes de souveraineté.

Item , Jaçoit ce que ledit pais de Béarn soit joignant par deux eoustés à la duché de Guienne dudit royaume de France , et que la guerre sur la dite duché de Guienne entre ledit seigneur roi de France et d'Angleterre ait duré cent ans et plus , et aucunes foys ledit roy de Angleterre Tait conquestée et gaignée , et autres foys ledit seigneur roi de France l'ait recouverte , toutefoys l'une partie ni l'autre ne toucha , ne demanda jamais rien au pais de Béarn , comme estant séparé et distinct de ladite duché de Guienne et royaume de France. Ains les marchands François, Anglois, et autres gens durant icelle guerre se retiroient et contractotent leurs marchandises seurement audit pays de Béarn comme pays neutral.

» Item , les privilèges , indulgences et autres grâces octroyées au royaume de France par notre saint-père le Pape n'ont jamais eu valeur ni faict leur effet audit pays de Béarn. Et quant la décime a été mise et octroyée par ledict seigneur saint Père , sur les églises du royaume de France , soit en sa faveur ou dudil seigneur roy de France , n'a jamais esté levée des églises dudit pays de Béarn , comme non estant dudit royaume de France , ni aussi les légats députés en France n'ont usé de ladite léga-» tion au dit pays de Béarn, comme non estant dudit royaume <

M Item que les dit seigneurs roys de France ont accoustumé escripre aux gens des estais dudit pais de Béarn comme leurs bons amys et non estant de leur royaume et tout autrement que aux gens des états de la comté de Foix et de Bigorre assis audit royaume de France et les tous appartenant au seigneur roy et royne de Navarre.

» Item lui diront et remonstreront comme, à cause de ce que dit est ne appartient , ne a appartenu au dit seigneur roy ni à ses

cours de pirlemenl prendre cofpMissanee ne juridiction sur le dit pays de Béaro , ne procédures en ieelui faictes soit, par apprl oa autrement , veu que ledit pays de fiéam n^est de la snbgectioQ ne souveraineté de la dite couronne de France , comme dit est* » Item, diront et remontreront comme et non obstant peult avoir deui ans ou environ un nommé Gaston de Fois, alon seigneur de Coarrase , attain de trayson et crime de lèzo-megesté envers les dits roy et royne de Navarre , comptant couvrir les dits crimes et excès et éviter la pugnition dMcculx , se rendit fugitif dudit pays de Béam et se retira au royaume de France , et illee estant par devant aucuns notaires se porta appelant de la mainmise et prinse de la dite baronnie de Coarraze et abbatement de sa mayson dudit G>arraze assis audit pays du Béam, et autres procédures qu'il prétendoit contre lui être faictes par les dit roy et royne de Navarre , en ses officiers dudit paya à cause des dits crimes et délits. »

Ici la méiDuire de h reine entrp dans d'asseï lonf^s détails sortes smiet du procès inteolé par le baroa de CSoarrase devant le parlement de Tuulouse ; il termine cvs détaKla «inai qu'il suit :

» Item et remontreront comme , par ce qui dit , est appert que les dits ajournemeus , défauUs , arrcsts , exécutions dMcelui parlement de Toulouse cy dessus dcclairés , et tout ce que s'oo est ou pourrait s'en suivre , sont nulles et de nulle efficace et valeur comme faits par juges non compétens et qui n'ont aucune juridiction ni puissance de cognoistre , sur lesdits pays et seigneuries de Béarn ne des procédures en ieelui faictes , et que & ceste cause les roy et royne de Navarre , seigneurs dudit pays de Béarn , ne sont tenus ne obtempères aux dits arrêts.

n Item , dirons que en ce moys de mars ung hérault de armes dudit seigneur roy, dict Cbampaigne , par commandement de ladite court de Parlement de Tbolouse a voulu entrer dedens ledit pais de Bearn pour illec faire aucuns explois et exécutions touchant le dit arrest , ce que ceux du pais n'ont permis.

Item , diront et remontrerontque jaçoit que le dit pais de Beam ne soit de la subjcction ne souveraineté de la couronne de France, comme dit est , touteffois ladite royne de Navarre et ses prédécesseurs , comme bons parens , amis et aliés dudit seigneur roy , tant en la conqueste de Guienne que en tous autres ses afiTaires , Tout tous jours employé , et desUbéré employer à son ser-

vice. Mesmement veu que ladite royne est fille de la maison de France et ne fost jamais aucun desservice ne deslibéra d'en faire à ladite couronne de France , par ainsi ne doit elle être tractée pis que les dits prédécesseurs qui n*estoicnt si prochains.

» Item , lesdits de saincte Colombe et de Capfaget feront offre audit seigneur roy que , s'il prétend que le pays de Bëarn soit de sa souveraineté, ladite royne sera contente et consent que cela soit cogneu par juges compétens , es leus de consentement de toutes parties, et quelle tiendra et accomplira tout ce qui par lesdits juges sera dit et prononcé ; et supplieront au dit seigneur roy lui plaise ainsi être faict.

» Et si l'on ne leur réplique que le dit seigneur roy et sa court de parlement de Paris sont en possession et autresfois ont accoustumë de cognoistre des procédures faictes en icellui pays de Béarn , et sur ce prononcer arrest , et que les seigneurs dudit pays de Béarn anciennement firent hommage pour raison de la dite seigneurie de Béarn au duc de Guienne et que le dit Gaston de Coarraze en a faict aparoir à. la dite court de parlement deTholouze par plusieurs procès; les dits de Sainate-Colombe et de Capfaget diront et responderont que tes dites pièces sont , les aucunes fausses et controuvées, et les autres privées et non faisant foy ni préjudice à la dite dame, ainsi que elle monstrera et fera aparoir quand plaira au roy que ladite cause soit débattue devant les dits juges competans. Et que cependant elle doit demeurer en sa pocession et tenir le dit pays en toute liberté et souveraineté en laquelle elle et ses prédécesseurs ont esté et demeurent paciffiquement et quiètes par tant de temps que n'est mémoire du contraire , et qu'il y a plus de douze cents ans que nul roy de France ne demanda rien audit pays de Béarn , ne y fit ne y exerça aucun acte de souveraineté ; par quoi le dit de Sainte Colombe et de Capfaget supplieront audit seigneur roy de par la dite royne comme dessus.

» Faict en la ville de Pau le XXIX."°« jour de mars l'an mil cinq cens et oeuf. »

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