Antoine de Pardaiilan, mort en
chez eux.] L’endemain Sabatier, conseiller, et Miremont, avocat général en la cour de parlement de Tholose, envoyez pour exécuter les arrests d’icelle du 15 de fébrier contre la souveraineté de Béarn et mettre icelle sous la main du Roy, comme seigneur souverain de Béarn, et à lui acquise pour ne lui avoir esté fait l’hommage par eux prétendu, arrivèrent à Tarbe en • Bigorre ; et ne voulans entrer en Béarn que par l’avis de Tarride, comme ils avoient ^rresté avec lui avant de partir de sa maison, lui escrivirent la lettre présente pour savoir sa volonté :
« Monsieur, nous deux, Monsieur l’avocat général de Miramont et moy, sommes envoyez par Messieurs de la cour de Parlement pour l’exécution des arrests par elle donnez concernans le viscomté et terre de Béarn ; et pour [tant l ] que nous sommes encores incertains de ce qui a esté fait par delà, nous envoyons ce porteur exprès devers vous, Monsieur, pour vous prier afîecteusement nous informer comme les choses y passent, et si elles pourront vous sembler disposées à ce que nous avons à faire sur les lieux et de quoy je vous parlay chez vous quelques jours y a. En quoy nous délibérons nous porter et en toutes autres choses comme vous nous conseillerez. De Tarbe, ce 26 d’avril 1 569. Vostre humble serviteur. P. Sabatier. »
Tarride et tous ceux de la protection furent faschez de l’arrivée de ses gens, qui, par leur précipitation, cuidèrent gaster tout et descouvrir le pot aux roses. Par ainsi ils ne voulurent qu’ils entrassent pour lors en Béarn, afin de ne troubler le peuple et ne le des-