‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 133 sur 169 · Faubourg d’Orthez, séparé de la ville par le Gave de Pau · texte numérisé non relu

Faubourg d’Orthez, séparé de la ville par le Gave de Pau

2. Le 30 janvier 1585 André Calvet, serviteur du prince de Condé, donna tous ses biens à son neveu Gabriel Calvet (Arch. des Basses-Pyrénées, E. 2005, f° 785). Ce dernier pouvait être le fils du capitaine Calvet.

3. La seigneurie de Poudenx, canton de Hagetmau, arrondissement de Saint-Sever (Landes).

ravant personne n’y osa passer, toutesfois il ne perdit que le capitaine La Sale 1 et un gendarme qui se noyèrent. Les ennemis se présentèrent avec tout ce qu’ils avoient de chevaux et quelques harquebusiers auprès de l’eau pour l’empescher, mais trouvant desjà une partie passée et estonnez d’une si brave entreprise, reprinrent le chemin de la ville où ils se retirèrent, ayant fait mettre le feu aux fauxbourg par les harquebusiers. Une partie de la cavalerie s’enfuit sans Centrer dedans la ville, abandonnant leurs chef, leurs compagnons et leur bagage, si grande est la puissance que l’eflfroy a sur les cœurs pusillanimes, qu’il leur fait oublier toutes choses honnorables. Ceux qui s’enfermèrent furent talonnez de si près qu’à peine les portes estoient closes, que , sans marchander ny reconnoistre la muraille, quelques meschantes eseheles, trouvées d’aventure en quelques estables, furent proiflptement plantées et, encores qu’elles fussent courtes , % ceux qui les avoient dressées, qui sembloient plus tôt voler que marcher, gravirent si isnellement qu’ils furent plus tôt dessus, que les assaillis pensassent qu’ils ; eussent la hardiesse de leur donner l’escalade en plein jour. Mais d’autant que la montée a voit esté courageuse, la descente se trouva si hazardeuse et périlleuse, car il estoit impossible de marcher sur ladite muraille; toutesfois ceux qui estoient montez les premiers descendirent à la faveur de quelque trille 2 qui se treuva à l’endroit d’eux et allèrent ouvrir la porte aux autres. Cela augmenta tellement l’effroy aux assaillis que,

1, Ce nom très -répandu en Béarn empêche do l’identiüer sûrement.

Page 1