‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 144 sur 169 · Jean de Fabas, mort en · texte numérisé non relu

Jean de Fabas, mort en

2. Antoine de Gassagnet, seigneur de Tilladet, Gassagnet et Caussens, frère aîné de Saint-Orens.

3. Pierre d’Aramits, marié à Louise de Sauguis (Arch.,des Basses-Pyrénées, E. 1168 et 1170).

rapellez pour aller costoier l’armée de Damville, qui se retirant vers Tholouse passoit au long de la frontière de Béarn. Il fit semblant d’assiéger Rabastenx 1 en Bigorre, où estoit le capitaine Payrol qui tint si bonne mine de se vouloir bien défendre, qu’il passa outre, ne voulant consumer le tems, ne hazarder les hommes qu’il avoit besoin pour la garde de son gouvernement de Languedoc en un siège long et dangereux et au gouvernement d’autruy. Il laissa le sieur d’Arné, lieutenant de Roy en Bigorre, Rivière et Pardiac. Son gouvernement fut fort court, car comme il estoit venu descouvrir les forces dudit comte, qui estoit à Vielle-Condau 2 , il fut chargé si à propos par quelques gendarmes qui le découvrirent, comme ils commençoient de se loger, qu’il fut blessé et prins prisonnier, et les membres de sa compagnie mors ou pris avec plusieurs de ses gens d’armes. Il mourut quelques jours après de sa blesseure , fort regreté pour son honnesteté et valeur.

Bonasse estoit cependant ès montagnes d’Aspe et y avoit rassamblé tout le peuple qui estoit très mal affectionné à sa Princesse, et tous les jours sa troupe grossissoit de plusieurs de ceux qui de tous les quartiers de Béarn se joinoient à luy ; et estoit à craindre qu’il n’attentast quelque chose ou s’unit à Luxe, auquel il pouvoit aller par les montagnes, ou qu’il se dressast une dangereuse retraite en ces lieux si inaccessibles, aboutissans à l’Espagne. Ce qu’il eut indubitablement

1. Chef-lieu de canton de l’arrondissement de Tarbes (Hautes- Pyrénées) .

2. ViUecomtal, canton de Miélan, arrondissement de Mirande (Gers).

fait, sy on luy eut donné guère plus de loisir. Mais Arros y alla de bonne heure avec quelques troupes béarnoises et le régiment de Soulan ; toutesfois à cause du mauvais temps, il fut contraint de s’en retourner sans rien faire. Mais peu de jours après ils y retournèrent et, ayans forcé les cors de garde qui estoient aux destroits et avenues des chemins, ils entrèrent dedans la valée par la Pêne d’Escot \ et chassèrent Bonasse jusques auprès de Lescun*. Ils brillèrent les villages de Sarrance 3 , Vedos\ Acous 5 , Osse 6 , Lez, Atas 7 et Joers 8 , et le capitaine Espalengue brusla Urdos 9 .

Mongomeri partit après de Béarn prenant le chemin de Gascogne où du commencement il fut receu partout, et s’il n’eut renvoyé l’artillerie en Béarn, il y eut fait de si bons logis, que de toute cette guerre on ne l’en auroit deslogé. Ceux qui estoient à Euse 10 l’abandonnèrent avant qu’il y arrivast. Tarride mourut là de maladie. Monluc abandonna aussi Condom et se retira à Agen, et toutes les autres villes receurent garnison

t . Rochers situés dans la commune d’Escot, dont l’extrémité surplombe la route d’Espagne.

2. Canton d’Accous, arrondissement d’Oloron (Basses-Pyrénées).

3. Canton d’Accous, arrondissement d’Oloron (Basses- Pyrénées).

4 . Bedous, canton d’Accous, arrondissement d’Oloron (Basses- Pyrénées).

5. Accous, chef-lieu de canton, arrondissement d’Oloron (Baàses-Pyrénées).

6. Canton d’Accous, arrondissement d’Oloron (Basses-Pyrénées).

7. Léès-Athas, canton d’Accous, arrondissement d’Oloron (Basses- Pyrénées).

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