‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 165 sur 169 · HISTOIRE DE BÉA.RK · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE BÉA.RK

chain infirme, que pour les maux et mauvaises conséquences que les actions non expédiantes engendrent le plus souvent. Néantmoins elle ne laissa pas pour cela de continuer son chemin, avec résolution de donner à ce mariage la consumation que tant de gens de bien ses parens, alliez et plus confidans serviteurs désiroient. Mais le Pape et le roy d’Espagne, qui ne réprouvoient et n’enpeschoient pas moins ce mariage que ceux-là l’approvoient et le solicitoient, proposoient au Roy le scandale que ce mariage donneroit à tous ceux de sa religion, tant dehors que dedans le Royaume, et l’ignominie qui redonderoit à toute l’Église catholique que la fille et sœur de Roys Très-Chrestiens fut mariée par le Roy Très-Chrestien, principal défenseur de [Sainte mère] église avec un hérétique ennemi [de l’Église catholique et] de la foy chrestienne. Ce qui feroit, disoient-ils, une très grande bresche à l’honneur de Sa Majesté et irriteroit grandement contre elle tous les potentats et [les] peuples [adhérans à 1 ] l’Église catholique [romaine.] Car ce mariage ne pouvoit estre consommé qu’au très grand opprobre et diminution de la foy catholique, gloire et avancement de cette hérésie, qui ne prendroit pas petit accroît ny petite audace, ayant la sœur du principal monarque de la chrestienté avec soy et pour soy ; outre que cela seroit comme avouer et authoriser l’hérésie, qu’il de voit plus tôt arracher qu’apuyer et exterminer et honnir tous ses sectaires, que les entretenir et honnorer par son alliance et autorité. Et devoit donner mari à sa sœur de sa religion et qui fut

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