‹ Histoire de Bèarn et Navarre 1517 à 1572Chapitre 50 sur 169 · On a ajouté : prétendue · texte numérisé non relu

On a ajouté : prétendue

HISTOIHE DE BÉARN

qu’il avoit approuvé et promis le précédant. Il estoit nourry en ceste irrésolution par quelques ses plus privez conseillers, desquels le sieur d’Escars 1 2 et l’évesquc de Mande * estoient les principaux, qui luy conseilloient de ne rejetter du tout les offres qui lui estoient faites par ces gens, ains d’entretenir leur espérance par ordinaires promesses. Cependant ils luy fesoientles choses, non seulement de dificile et dangereuse exécution, mais aussi du tout impossibles et jointes à son entière ruine, tant pour les grandes forces de ceux de Guise, qui a voient en main les finances et les armes du Royaume, que principalement à cause du roy d’Espagne, lequel ils disoient avoir espousé cette querelle et l’estimer sienne, pour ce qu’il craignoit qu’estant Sa Majesté saisie du maniement de ce grand estât , elle ne l’employast à recouvrer la Navarre et les païs sur lesquels comme roy de Navarhe il pouvoit prétendre droit. Mais ils avertissoient secrettement les Guises de tout ce qui se faisoit auprès de leur maistre. La propre irrésolution de ce Roy et la desloyauté de ses conseillers mirent en hazard de ruine plusieurs grandes maisons du Royaume. Ceux de la religion 3 réformée, qui, sur ses promesses, s’ estoient déclarez plus ouvertement que les autres et avoient mis sus beaucoup de grandes entreprises qui réussirent très mal, furent en plus grand danger que

1. François de Peyrusse, comte des Cars ou d’Escars, lieutenant de Roi en Guiennè en 1561, gouverneur de Limoges, marié en 1579 à Isabeau de Beauville, veuve de Monluc, mort vers

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