Arch. Nat., secL hist., J 432^ n
ans auparavant avec le roi de France, alors duc de Normandie, et ses quatre fils*. Cette alliance ne se borna pas à un protocole diplomatique, elle se traduisit par des faits. Charles IV rie cessa dès lors de fournir à son neveu des secours en hommes et en chevaux ', sinon en argent. Il engagea quelques-uns des plus grands feudataires d'Allemagne, de Lorraine, du comté de Bourgogne, du Luxembourg, & prendre du service en France» Lorsque le régent fut réduit à assiéger, en juillet 1358^ les Parisiens révoltés, son armée se composait en grande partie de chevaliers et de soudoyers venus tant de l'Empire que du royaume de Bohême. Il nous suffira de ci* ter les noms d'Othon,duc de Brunswick*, de Jean, comte de Nassau, de Gérard de Juliers, comte de Berg et de Ra* vensberg du chef de Marguerite sa femme, de Jean, comte de Salm, de Henri, comte de Montbéliard et sire de Montfaucon, d'Humbert de Bulgnéville, d*André de Savigny^ de Jean de Rye, d'Englebert, évêque de Liège, de Simon^ Nicolas et Jean de Lalaing, de Jean de Los, sire d'Agimont\ Qui croirait que la plupart des historiens de notre
2. A la faveur des relations de parenté et d*alliancequi s'établirent entre le roi Jean et le dauphin Charles, depuis Charles V, d'une part, et les princes de la maison de Luxembourg, rois de Bohème, d'autre part, il se fit en France au quatorzième siècle une importation considérable de chevaux béhaignons ou de Bohème. Vers le même temps, les croisades contre les habitants, encore idolâtres, de la Prusse orientale et de la Pologne, amenèrent une autre mode, celle des chaussures à la poulaine ou k la polonaise, qu'on appelait en Angleterre des Cracow en souvenir de Cracovie.
3. En 1360, le duc de Bresvic (Brunswick) était encore à la solde du régent et servait en Languedoc sous Jean, comte de Poitiers. Par acte dat6 de Montpellier le 10 juin de cette année^ il donna quittance de 100 florins d'or de Florence pour ses gages. Bibl. Nat., dép. des mss.. Titres scellés de Clairembault, t. XXI, f* 1513.