Ra^naldi, Annales, ad annum
3. Pétrarque fait dire à Clément VI, dans sa sixième églogue, que son successeur souillera de ses ordures d'Auvergne (il veut dire sans doute : du Limousin d'où Etienne Aubert était originaire) les p&turages romains : Alvernasque serat Romana in pascua sordes. Cf. l'abbé de Sade, Mémoires sur Pétrarque, vol. III, p. 278 à 280.
4. Mathieu Villani, celui de tous les chroniqueurs italiens qui apprécie le plus favorablement Innocent VI, l'appelle (lib. III, cap. xliv): «Huomo di bona vita e di non grande scienzia e assai amico del re di Francia. •
norer la tiare en donnant l'exemple de toutes les vertus. Ce défenseur à outrance des immunités Gnancières des ecclésiastiques vis-à-vis du pouvoir séculier accorde pendant huit années consécutives au roi Jean, de 1354 & 1360, la levée de décimes sur le clergé de France ^ Cet amonceleur de trésors, dont Pétrarque compare quelque part la cour à un gouffre dévorant' que rien ne peut combler, est réduit en 1357 à engager un tabernacle d'or aux armes de Clément IV, du poids décent soixantesept marcB, pour obtenir le prêt d'une somme considérable dont il a besoin'. Cet avare fait généreusement au roi de France, qui se trouve au dépourvu en 1362 pour payer un des termes de la rançon de Brétigny, une avance de quatre-vingt-dix mille écus, dont il n'avait pas été remboursé quand il mourut \ Cet indigne successeur de Grégoire VU adresse, par l'intermédiaire de son légat, les plus sévères remontrances à Don Pèdre, roi de Castille, au sujet de ses mœurs dissolues^, et refuse de légitimer le mariage de Pierre, roi de Portugal, avec Agnès de Castro, ainsi que la progéniture issue de ce mariage ^ Cet homme peureux et timide ose tenir tête
1. Arch. Nat., scct. hisl., J 720, n- 24; J712, n* 302' ; J 712, n- 302^
2. Pétrarque, écrivant de Milan le 8 août 13.')9 à Philippe de Cabas- KoIcH, évoque de Cavaillon, qui revenait d'Allemagne où le pape Inno> «*ent VI l'avait envoyé, en qualité de nonce, lever au proflt de la Chambre apostolique le dixième denier des revenus ecclésiastiques, reproche h son ami de servir les convoitises d'autrui et de travailler à remplir un goufTrc sans fond : « ministerium agitur nescio quod alienœ cupidinis et negociuni vora^in M ineocpletœ, » Epist, fam.y éd. Fracassetti, vol. HI, p. 134.
3. Arch. Nat., sect. hist., L 377 (Extraits des Archives secrètes du Vatican faits sous le premier empire pendant le séjour de ces Archives à Paris), Miscellanea, botte ou capsule 225, n* 18.