‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 118 sur 286 · Manche, arr. Coutances, entre cette ville et Avrancbes · texte numérisé non relu

Manche, arr. Coutances, entre cette ville et Avrancbes

4. Au commencement de 1356, Robert de Clermont, chevalier, seigneur <de Bosmont, était chfttelain et gardien du château de Mortain pour le roi <de Franco (Bibl. Nat., fonds français, n* 20691, ^ 939 v*) ; mais dans une charte du mois d'avril 1357 on mentionne déjà l'occupation des châteaux de Domfront et de Mortain par les Anglo-Navarrais. Arch. Nat., sect. hist, JJ 85, n* 184. Cf. JJ 114, n* 60; JJ 115, n* 161.

5. En février 1357 (n. st.), Charles, duc de Normandie, accorda des lettres de rémission à Jean de Beaumont-Nezet, né à Avrancbes, qui était étmemé en la dite ville • quant elle fu occupée des ennemis ». JJ 85,

vranches, dont Tévêque Robert Porte était depuis longtemps Tâme damnée du roi de Navarre. Du reste, il importe de ne pas s y méprendre, lorsque les chroniqueurs relatent Toccupation de ces places par les Navarrais, cela veut simplement dire qu'on chassa le châtelain, dont le roi Jean s'était réservé la nomination en vertu d'une des clauses du traité de Valognes '.

Coutances tenait pour le roi de France. Quoique le trailé de Mantes eût donné la vicomte au roi de Navarre, la ville même, qui avait alors pour évêque Louis d'Erquery, l'un des plus intimes conseillers du duc de Normandie •, était restée fidèle à ce prince. Les actes émanés du dauphin Charles pendant ces tristes années mentionnent souvent « le fort de notre bonne ville de Coutances'. » Ce n'est pas que cette cité épiscopale, dont l'enceinte de groseillers donnait lieu à la fin du seizième siècle aux plaisanteries des habitants de Saint- Lo, fût, à proprement parler, au quatorzième, une place défendue par une ligne de remparts: mais le malheur des temps avait forcé à convertir en forteresse l'église cathédrale elle-même, ce joyau d'architecture dont le génie normand a couronné la crête d'un petit mamelon bordé de verts coteaux. Au moindre signal de danger, les bourgeois de Coutances, et aussi les paysans des environs, couraient cheicher un refuge dans la basilique pourvue de retranchements et d'ouvrages avancés en charpente*, car c'est Thonneur de ces merveilleux édifices d'avoir protégé souvent au moyen âge les corps

n* 15. Cf. JJ 85, n* 14; JJ 108, n* 525 ; JJ 89, n** 109, 122, 181 ; JJ 111, D* 335.

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