‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 167 sur 286 · Arcb. Nat, sect. hist., JJ 109, n · texte numérisé non relu

Arcb. Nat, sect. hist., JJ 109, n

selle pour leurs maltresses, des destriers pour les combats et des palefrois pour les joutes. Chaque Compagnie a ses marécbaux-ferrants*, ses selliers ', ses tanneurs', ses bouchers % ses sommeliers, ses couturières et lessivièresS ses chirurgiens et médecins*. Certaines forteresses, celle de Creil, par exemple, sont pourvues de moulins à moudre le blé^ Cependant, le plus souvent, les brigands exigent, comme les Anglais de la Fertésous-Jouarre, que les paysans leur apportent le pain tout cuit'. Il n'est guère de forteresse qui n'ait aussi un certain nombre de brocanteurs chargés de revendre le produit du pillage, mobilier, grains et bestiaux. Thomas Stafford, l'un de ces brocanteurs, avance à Jean de Campremi, écuyer français, fait prisonnier par un Anglais de la garnison de Creil, nommé Hopequin Lichefer, la somme nécessaire pour payer sa rançon '. Les cuisiniers sont surtout recherchés. Trois Anglais, Guillaume Chipay, Henri Houst, Jean Travers, qui s'emparent vers le 15 juillet 1358 de la forteresse du prieuré d'Argen-

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