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8. Le Ménagier de Paris, éd. Pichon, introduction, p. zzzvx à xzzTxn.
lage la fourniture de plusieurs livres de safran ou de poivre*. Non contents d'avoir le vin à profusion, ils tiennent à le boire dans des coupes de prix. A Saponay, forteresse voisine de Chftteau-Thierry, ils exigent & titre de rançon des habitants de Goulonges ' trois cents écus, une aune d'écarlate et un hanap d'argent pesant dix marcs, par-dessus le marché '.
Toutefois, c'est dans leur toilette qu'ils apportent le plus de recherche et déploient un luxe vraiment erfréné. Si les plus pauvres se taillent des manteaux en faisant des trous pour y passer la tête dans les pièces de drap volées aux marchands, un mode d'habillement aussi sommaire est l'exception \ Ils affectionnent surtout « ceintures d'argent, chapeaux de biëvre, atours de damoiselles'. » Vous ont-ils fait prisonnier, vous n'avez pas de plus sûr moyen d'être relâché que de leur offrir une belle robe*, quelque riche ceinture^ ou des joyaux*. Guillaume Remy et son gendre, pris par les Anglais de Ghevreuse, parviennent à s'échapper de leurs mains en leur donnant cinq cents clous à ferrer chevaux et quatre