‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 172 sur 286 · JJ 83, n · texte numérisé non relu

JJ 83, n

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plumes d*autrucbeS De ces plumes réservées aujourd'hui à la coiffure des femmes les brigands se font des panaches. Us ont bien soin de les excepter, ainsi que les chapeaux de bièvre ou de castor et les fers de glaive, des sauf-conduits accordés moyennant flnance pour le passage des autres marchandises*.

Ainsi donc, se mettre à la tête d'une Compagnie, c'est le meilleur ou plutôt le seul moyen de faire une rapide fortune, tout en ne se refusant aucune des jouissances de la vie, aucun des raffinements du luxe. Le métier a encore d'autres avantages. Le jour où les chefs de ces aventuriers veulent bien venir à résipiscence, non-seulement on leur accorde l'amnistie* pour eux et leurs compagnons, mais encore on les comble d'honneurs. Arnaud deCervolle, dit TArchiprôtre, cet hypocrite brigand qui, au moment même où il fait trembler le pape dans Avignon, date une lettre adressée aux bourgeois de Ntmes « du vendredi adoré, après le saint mystère*, » n'en est pas moins nommé Tannée suivante lieutenant du roi de France en Nivernais et finit par épouser Tune des plus riches héritières de Bourgogne \ Un autre chef de bande, en rendant au régent vers le milieu de 1359 les

1. « Yceulx Anglois eussent mis ensemble à rençon ycelui complaignant et son filliastre, à quatre plumes (fostruce et cinc cenz de clouz à ferrer chevaux tant seulement, en leur disant et affermant que, ou cas que yceirix prisonniers ne feroient, comment que ce feust, qu'ils eussent les pleumes et clouz dessus diz, bien briefment il les mettroient à mort.» JJ 90, n* 487.

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