Delisle, Histoire du château de Saint-Sauveur , p
3. Secousse, Preuves de Vhistoxre de Charles le Mauvais, p. 206 el 1M)7.
siQ germain d'ouvrir les hostilités et de conduire les opérations, se dirige en toute hâte vers la Normandie et qu'il est déjà arrivé en Poitou avec des forces imposantes'. Des lettres qui se rapportent à ces projets, à ces préparatifs, ont été interceptées et sont tombées entre les mains du roi Jean. On a essayé de circonvenir Enguerrand de Hesdin, passant par Pampelune au retour d'un pèlerinage à Saint-Jacques en Galice, les seigneurs d'AIbret et de Mussidan ; et on leur a fait les offres les plus séduisantes, au cas où ils voudraient prendre les armes contre la France*. Du reste, on commence déjà sur quelques points à entrer dans la période résolument agressive et l'on a annoncé au duc que ses partisans 'sont depuis quelques jours en butte aux attaques de Pierre de Sacqucnville, l'un des principaux chefs du parti navarrais dans le comté d'Évreux *. Il n'y a pas un instant à perdre si l'on ne veut se laisser surprendre. Le dauphin demande l'avis de son Conseil qui l'engage à prendre les devants, avec décision et sans plus tarder, en se saisissant par n'importe quels moyens de tout ou partie des places de Charles le Mauvais, confisquées pour crime de félonie. Le roi de Navarre, à titre de comte d'Évreux, est l'homme lige, le vassal et le sujet du roi de France contre lequel il s'est mis en état de rébellion depuis plus d'un an par une foule de préparatifs et de manœuvres hostiles. Or, en droit féodal, le simple fait de rébellion suffit, sans qu'il y ait guerre ouverte, pour autoriser le suzerain à mettre en sa main les châteaux et terres du vassal rebelle. Donc, le roi de France ou son lieutenant [peut, sans