‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 268 sur 286 · Sogré. Maine-et-Loire · texte numérisé non relu

Sogré. Maine-et-Loire

bus aliis villis et locis diocesis Andegavensis communis opinio* firma et indubitata credulitas,rumor vicinie,publicavoz et fania. Quare dicebamus et proponebamus, premissis probatis vel eo quod nobis sufficit de eisdem, dictum Benedictum posse et debere corrigi et puniri ob premîssa respective juxta et secundum canenicas sancciones et alias ulterius contra ipsum quod jus et ju&ticia suaderent slatui et decerni ex causis et racionibus anlediciis, maxime cum ipse Benedictus confessus fuisset sufûcienter de premissis. Et protestabamur (de probando de premissis et singulis)ea(vel id solum que vel quod nobis sufficit et probare po&semus de eisdein) nos ad alia probanda nullatenus astringente8.4 Predictus Benedictus, propter boc coram nobis Andegavis in jure personaliter constitutus, nostra predicta proposita, litem super ipsis contestando, negavit fore vera et fieri debere. Lite igitur super predictis propositis nostris légitime contestata, juratoque de calumpnia ex parte dicti Benedicti productisque pluribus testibus ex parte nostra contra eum rite receptis juratis in presencia dicti Benedicti et ad cautelam absolutis diligenter exaniinatis et eorum attestacionibus publicatis et quia de intencione nostra per dictos testes et eorum attestaciones nobis non constitil légitime neque constat, quanquam nobis aliqualiter ex premissis atles!acionibus videretur quod ipse Benedictus erat diffamatus de pre* missis criminibus in nostris propositis contentis. Et ob hoc eidem Benedicto judicialiter indiximus purgacionem, cum quinque presbyteris ac Pbilippo Loquart apud Castrum Gonterii incola boni testiiiionii, non suspectis, qui de dicto Benedicto alongo temporo noticiam habuerunt et eum noverunt, faciendi quam idem Benedictus alias subiit et prestitit coram nobis. Propterea, anuo Domtni miliesimo trecentesimo quinquagesimo secundo, die sabbati post Cantate^ videlicet duodecima die mensis maii, bora personitus prime, indicione quinta, pontifîcatus sanctissimi in Christo patria et dommi nos tri domini Clementis divina providenlia pape sexti anno decimo, nos officialis Andegavensis et commissarius supradictus pro tribunali sedentes in Andegavensi episcopali palatio et habentes pre oculis solum Deum, in notarii publici et testium infrascriptorum presencia, Christi nomine invocato in scriptis difravendo pronunciavimus, decrevimus et declaravimus et pronunciavimus, decernimus et declaramus dictum Benedictum clerîcum, coram nobis in jure propter hoc presentem, absolvendum fore, et ipsum absolvimus ab impeticione nostra nostrisque pre-

dietia propositîs et contentis in eisdem, decernentes nîcholominiit dicitim Benedictam fore et esse boni testîmonii, et eum àb inf»mia saper dictis criminibus absoirentes. LaU, lecU et reciUta fuit per nos hujusmodi sentencia predicto die sabbati. In cnjus rei testimonium, sigillum curie Andegayensis istis presentibns litteris seu buic presenti publico instrumente inde confectis est appensum, una cum signo solito dicti publici notarii infrascripti. Acta fuerunt bec sub anno, mense, die, loco, bora, indicione et pontilBcatu predictis, presentibus magistro Guillelm o de la Bal., Briocensis, Johanne Douanne, Redonensis diocesis et Matheo Querncu Andegayensis clericis et pluribus aliis testibus ad premissa yocatis specialiter, et rogatis Maroace cum magistro Michade Gaynier licenciato in jure eanonico et ciyili. Item subscripciones notarii tenorem subsequentur. Et ego Robertus dictus Maroace, clericus Redonensis diocesis, imperialî auctoritate publicus et curie Andegayensis juratus notarius, prolacioni, lecture et recitacioni predicte sentencie et omnibus et singulis aliis suprascriptis que supra per prefatum dominum officialem et commîssarium facta fuisse refferuntur, dum, ut predicitur, agerentur et fièrent, dicta die sabbati presens fui una cum testibus prenominatis. Et boc presens publlcam instrumentum manu mea inde feci et scripsi illudque in testimonium premissorum signe meo solito sfgnayi.

Nos autem dictam sentenciam et omnia alla in predictis litteris contenta, quatinus rite et juste acta sunt et in rem transierunt judicatam, rata habentes et grata, ea yolumus, laudamus, approbamus et tenore presentium auctoritate regia et de speciali gracia confirmamus, nostro et aliène in omnibus jure salvo. Quod ut firmum et stabile perpétue perseyeret, nostrum presentibus litteris fecimus apponi sigillum. Datum et actum apud Conflancium prope Careterias, anno Domini millésime ccc« quinquageslmo secundo, mense junii.

Per regem, présente elemosinario.

Facta est coUacio per me. Y, Symon.

Y. Symon.

(Arch* Nat., sect. hist., J J 81, n» 300, ^ 153.)

1353, k aoûty Valognes. Adam de ï)ammartin^ bailli du Coten-tin, mande au vicomte de Valognes de payer 10 livres tournois à Guillaufne des Moulins et à Colin Chesnel qu'il a commis pour aller vers les frontières de Bretagne, à Pontorson ou à Saint-James-de-Beuvron, s'enquérir de la situation et despro^ jets des ennemis du royaume.

Adam de DampmartiD, bailli de Costentin, au vicaniedeValonnés, salut. Comme en hostre présence ait esté ordené par les prelaz, clercs, nobles et autres estans au pais de Costentin que deux hommes notables et souffisans seroient establiz pour aler au pais de Bretaigne, tant à Pontourson, à Saint Jame de Bevron et ail* leurs partout où mestief sera, au plus près que bonnement pour* ront des anemis, pour demeurer là ou Tun d'eux et nous raporter Testât et couvine des anemis du roy nostre sire ; nous vous mandons et commandons que à Guillaume des Moulins et Colin Chesnel, establiz et commis à ce faire, vous bailliez et délivrez dis livrez tournois, en prenant lettre de quittance d>ux ou de Tun d*eux : par laquelle raportant avec ces présentes la dicfta somme vous sera allouée en vos comptes et rabatue de vostre r»* cepte. Donné à Valonnës Tan mil cccuii, 1^ un* jour d^aoust. (Bib. Nat., dép. des mss.. Quittances, t. IX, n« 230.)

1353, 14 septembre, Saint-Ouen. Le roi Jean mande à ses trésO' riers à Paris de payer 1000 detiiers d'or qu'il a donnés à Pierre de VUliers, capitaine de Pontorson^ pour V aider à s^acquitter de sa rançon,

Jehan, par la gprace de Dieu roy de France, à noz amez et feauls trésoriers à Paris, salut et dilecoion. Nous vous mandons, que mil

deniers d*or à Tescu, lesquiex nous avons donnés ceste foiz de grâce especial à nostre amé et féal Pierre de Viiliers, chcYalier, capitaine de Pontourson, pour aidier â paîer sa rançon, lequel a esté pris naguières ou fait de noz guerres par noz ennemis es parties de Bretaigne, vous li paiez senz aucun delay. Et en rapportant recognoissance du dit paiement et ces présentes, nous voulons et mandons que il soit alloué en voz comptes, non obstant quelconque ordenance contraire et autres dons ou grâces que nous ou noz prédécesseurs aiens fait au dit Pierre ou aux siens. Donné à Saint Ouyn le xnii* jour de septembre Tan de grâce mil

CGC cinquante et trois.

Par le roy,

Mâche.

(Bibl. Nat., dép. des mss., Titres originaux, au mot Viliiers.)

1354, 21 août, Pontorson. Pierre de ViHters^ capitaine de Pon^ torson^ donne quittance à Thomas Pinchon, bailli du CotenHn^ de 210 livres à déduire de 1000 livres octroyées par le roi Jean pour les fortifications de ladite ville de Pontorson,

Sachent touz que nous Pierres de Villiers, chevalier le roy nostre sire, capitaine de la ville de Pontourson, avons eu et receu de messire Thomas Pinchon, chevalier, bailli de Costentin, la somme de deux cenz diz livres six souz un denier tournois, pour emploier es misses de renforcement de la dicte ville, en rabatant de la somme de mil livres tournois que le roy nostre sire a donnez à faire les dictes mises. De laquelle somme de deux cenz dix livres six souz un denier dessus dicte nous nous tenons pour bien paiez. Et promettons pour nous et pour les bourgeys et habitanz de la dicte ville à fere alouer et rabatre au dit messire Thomas en ses comptes et rabatre de sa recepte la dicte somme de H' X livres etc., et à ce nous obligons pour nous et pour les diz bourgeys et habitanz. Donné à Pontourson souz notre seel le xxi* jour d'aoust l'an de grâce mil ccclhii.

(Bibl. Nat.,dép. de8mss.,Tita'es originaux, au mot Villiers.)

1355 (n. 8L\ 31 mars^ Caen. Eslatre des MarèSy capilmne de Caen , mande au vicomte de ladite ville de payer dix livres tournois à Guillaume VArbalestrier, maître de V artillerie du château j pour livraison de vingt mille plumes doie, provenant de Saint-Lo^ de Carentan, du Pont dOuve et destinées à empenner Vartillerie du dit château.

Eslatre des Mares, chevalier, capitaine du chastel et ville de Caen, au viconte du dit lieu ou à son lieutenant, salut. Savoir TOUS faisons que nous avons envoie à Saint Lo, à Karenten, au Pont de Douve et en plusieurs autres lieux maislre Guillaume TArbalestrier, maistre de Tartillerie du dit chastel, pour querre et faire pourvoiance de vint milliers de pennes d*oue pour empenner et mettre à point Tartillerie du dit chastel et aussi pour la garnison d*icelli, lesquiex vint milliers il a livrez pardevers nous en la garnison du dit chastel. Et li couste chascun millier dix sous, qui s'amontent dix livres tournois. Si vous mandons que la dicte somme de dix livres vous bailliez au dit maistre Guillaume, afin que ycelle il baille et distribue aux bonnes gens de qui les dictes derrées ont esté prises et achatées. Et la dicte somme, en rapportant cést mandement avecques lettre de quittance du dit maistre, vous sera allouée en vos comptes par nosseigneurs des comptes du roy notre sire. Donné à Caen le derrain jour de mars Tan de grâce mil cccliui.

(Bibl. Nat., dép. des mss., Quittances, t. IX, n* 316.)

1356 (n. «(.), 15 marSj Ponlorson, Jean, sire de Ilangest^ lieutenant du roi es parties de Normandie par deve^*s la Bretagne^ donne quitlance de 103 deniers d'or à Vécu pour ses gages.

Nous Jehan, sire de Hangest, lieutenant du roy monsei^eur es parties de Normendie pardevers la Bretaigne, avons eu et receu de Aymar Bourgoise, trésorier gênerai des impositions et gabelles ordenées pour les guerres es bailliages de Caen et de Costentin, en prest tant sur nostre estât comme sur les gaiges de nous et des genz de notre hostel desserviz et à desservir en ces présentes guerres, es dictes parties, sous nostre gouvernement, la somme de cent troys deniers d'or à Tescu du coing de Jehan. De laquelle somme nous nous tenons à bien paiez. Donné à Pontoursson soux nostre seel le xv* jour de mars Tan mil ccclv.

(Bibl. Nat., dép. des mss., Titres originaux, au mot Hangest.)

rx

1357, 13 décembre, Paris. Charles, lieutenant du roi de France, mande aux généraux élus de payer sur les aides pour la guerre du bailliage de Pontorson, à Bertrand du Guesclin, chevalier, institué par des lettres antérieures capitaine génércU de Pontorson, du MontSainl-Michel et des manoirs de Montagu et de Sacey, les gages assignés audit chevalier pour lui, soixante hommes d'armes et soixante archers à sa solde,

Charles, ainsnez fuilz et lieutenans du roy de France, duc de Normandie et dalphin de Viennois, à noz amez et feaulz les generaulx eleus sur les subsides octroiez ou à octroier pour le fait des guerres estans à Paris, salut et dilection. Gomme par nos autres lettres nous aiona ordené nostre amè Bertran du Guesciin,

chevalier, capitaine gênerai des chasteaulx, villes, chastellenie et ressort de Pontourson^, du Mont Saint Michiel* et des manoirs de Montagu' et de Sacé^ as gages de soixante hommea d'armes et de soixante archiers, si comme en noz dites autres lettres est plus à plain contenu, nous von.s mandons et comandons estroittement que des diz soixante hommes d'armes et soixante archiers vous faites recevoir les monstres et que, selon ycelles monstres et le temps que il serviront, vous, des deniers qui sont et seront levés des subsides ou aides octroyez ou à octroier à nostre dit seigneur ou à nous en tout le bailliage de Pontourson et es tenures ou meittes des dis lieux et manoirs, faites faire au dit chevalier, pour lui et les dis soixante hommes dVmes et soixante archiers, prestet paiement convenable. Et ou cas que les dis subsides ou aides n*y soufQroient, si li faites baillier ce qui en deflaudra autre part en lieu convenable. Et ce qui ainsi baillié li sera, sera alloué es comptes de celui ou ceulx à qui il appartendra sans difficulté aucune, nonobstant quelconques ordenances, mandemens ou deffenscs au contraire. Donné à Paris le treizième jour de décembre Tan de grâce mil trois cent cinquante et sept, soubz le seel du Chastellet à Paris, en Tabsence du grant scel de nostre dit seigneur.

Par monseigneur le duc,

P. Michiel.

(Bibl. Nat., dép. des mss.. Titres originaux, au mot du Gue$clin.)

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