JJ 121, n
crement surpris de trouver de petits établissements de bains dans de simples hameaux ^
Il y a dans chaque châtellenie un médecin ou chirurgien juré *. Quelques-uns de ces médecins sont à la fois maîtres es arts et en médecine*. Les chirurgiens ont presque tous passé un examen et ont été reçus licenciés par un jury composé des maîtres chirurgiens jurés du Châtelet de Paris et présidé par le prévôt de la confrérie ^ Us ont pour enseignes des bannières appendues à leurs fenêtres ^ En cas de crime commis par voie de fait, ils sont chargés de renseigner les tribunaux sur la gravité des blessures, les chances de guérison, et leur témoignage fait foi en justice \ Les docteurs en médecine, comme du reste les docteurs en décret, ont la qualité de clercs et sont généralement voués au célibat. On s'imagine même, d'après la lettre des ordonnances et sur la foi d'Étîenne Pasquier ', que le cardinal d'Estouteville, vers le milieu du quinzième siècle, accorda le premier aux docteurs en médecine la permission de se
1. A Warcy sous Clermont en Beauvaisis, Robert Guéroult, chaufournier^ vend chaux el sa femme maintient • unes petites estuves ». JJ 120, n" 66.
2. « Et fu la dite playe guérie, si comme Pierre Parent, mire juré en la chastellerie de Houdeni, ouquel lieu ce fu fait, l'avoit tesmoingné et fait encores et devant justice et devant le tabellion du lieu et autres. » JJ 108, n* 159. — « Se mist en cure de deux cirurgiens jurez en la ville d^Orleans et d'un médecin soufGsant et bien expert.» JJ 119, n" 101 Cf. JJ 90, n- 584. JJ 121, n* 42.
3. En 1361, Thibaud d'Âttigny, maître es arts et en médecine, « in ecclesia Dei beneficiatus. » Ce Thibaud était un enfant naturel. JJ 91, n* 131.