‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et de son époqueChapitre 65 sur 286 · Rymer, vol. UI, p · texte numérisé non relu

Rymer, vol. UI, p

4. En 1354, P&ques tomba le 13 avril. La trêve renouvelée le 4 janvier 13&4 expirait donc du l** au 13 avril suivant.

&. Le 4 janvier 1354, Edouard III délivra des lettres de sauf-conduit à Charles de Blois pour se rendre en Bretagne, et le 30 du même mois, il chargea Thomas Durand, son sergent d'armes, de conduire et d'accompagner son prisonnier sur le continent. Ruiner, vol. III, p. 7' .

tournois; celle d'Angleterre surtout s'y livrait avec d'autant plus d'ardeur sur le continent qu'Edouard UI, trop pénétré du véritable esprit militaire pour goûter les parades chevaleresques, interdisait rigoureusement ces exercices dans ses États. La conclusion, puis la prorogation de la trêve, la faiblesse * de Jean Avenel alors lieutenant du roi d'Angleterre dans le duché, la présence à Pontorson d'un jouteur aussi renommé que le sire d'Audrehem, enfin le voyage de Charles de Blois dans son duché fournirent aux gentilshonmies des deux pays, cantonnés sur les marches de Normandie et de Bretagne, l'occasion de s'abandonner & leur divertissement favori. Les joutes qui se donnèrent alors & Pontorson en présence du lieutenant du roi de France, eurent tant de retentissement que les chroniques du temps en ont conservé le souvenir. Nous y voyons ' que Bertrand du Guesclin fut le principal organisateur de ces joutes avec Baudouin de Lens, sire d'Annequin*, qui depuis exerça l'importante charge de 'maître des arbalétriers. C'est à cette occasion qu'un homme d'armes allemand & la solde du roi d'Angleterre nommé Criq de Ridebourc fut défait en champ clos et tué par le seigneur de Woincourt*, gentilhomme picard de la

1. Le 18 juillet 1353, Edouard III envoya en Bretagne son amé valet Richard Lenglish pour faire une enquête et s'aboucher avec les capitaines, châtelains et gardiens de ses châteaux dans le duché qui refusent d'obéir à son lieutenant Jean Avenel. Rymer, vol. HI, p. 261.

2. « Et unes autres joustes de guerre avoit eues, n'avoit guères, à Pontorson, et non pas si grandes, que avoit mis sur Bertran de Guesclin et Bauduin d'Ennequin qui depuis fut maistre des arbalestriers. » Bibl. Nat., dép. des mss., fonds français, n* 4987, ^ 55.

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