‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 116 sur 291 · Manche, arr. Coutances, entre cette ville et Avranches · texte numérisé non relu

Manche, arr. Coutances, entre cette ville et Avranches

4. Au commencement de 1356, Robert de Clermont, chevalier, seigneur de Bosmont, était châtelain et gardien du ch&tcau de Mortain pour le rot de France (Bibl. Nat., fonds français, n' 20691, ^ 939 V) ; mais dans une charte du mois d'avril 1357 on mentionne déjà l'occupation des ch&teaux de Domfront et de Mortain par les Anglo-Navarrais. Arch. Nat., sect. hisL, JJ 85, n» 184. Cf. JJ 114, n« 60; JJ 116, n* 161.

5. En février 1357 (n. st.), Charles, duc de Normandie, accorda des lettres de rémission à Jean de Beaumonl-Nezet, né à Avranches, qui était demeuré en la dite ville « quant elle fu occupée des ennemis ». JJ 85,

264 CHAPITRE YIII.

vranches, dont l'êvéque Robert Porte était depuis longtemps iàme damnt-e du roi de Navarre. Du reste, il importe de ne pas s'y méprendre, lorsque les chroniqueurs relatent l'occupation de ces places par les Navarrais, cela veut simplement dire qu'on chassa le châtelain, dont le roi Jean s*étaît réservé la nomination en vertu dune des clauses du traité de Valognes *.

Coutances tenait pour le roi de France. Quoique le traité de Mantes eût donné la vicomte au roi de Navarre, la ville même, qui avait alors pour évéquc Louis d'Erquory. l'un des plus intimes conseillers du duc de Normandie*, était restée tidèle à ce prince. Les actes émanés du dauphin Charles pendant ces tristes années ment'onnent souvent v< le fort de notre bonne ville de Coulancos*. ^^ Co n'est pas que cette cité épiscopale, dont l\MKvinto de irroseillers donnait lieu à la fin du seizième siècle aux plaisanteries des habitants de Saint- Lo, fût, à proprement parler, au quatorzième, une place défendue par une li^ne de remparts: mais le malheur des temps avait forcé à convertir en forteresse l'église cathédrale elle-même, ce joyau d'architecture dont le génie normand a couronné la crête d*un petit mamelon bordé de verts coteaux. Au moindre signal de danger, les bourgeois de Coulances, et aussi les paysans des environs, couraient chercher un refuge dans la basilique pourvue de retranchements et d'ouvrages avancés en charpente*, car c'est l'honneur de ces meneilleux édifices d'avoir protégé souvent au moyen âge les corps

n» la. Cf. JJ 85, n» 14; JJ 108, n^ Ô2Ô ; JJ 89, n- 109. 122, 181 ; JJ 111, a* 335.

Page 1