Bibl. Nat., fonds latin, n" 2699, f" 77 v et
3. M. Richard a publié dans la Bibliothèque de V École des Chartes (t. XXXVI, p. 81 à 90) les instructions données par Jean Lemercier avant le 12 juillet 1360 aux commissaires chargés de recueillir ce premier terme de la rançon de Urétigny. Cf. JJ 90, n* 572.
4. Bibl. Nat., De Camps, porlef. 469, f*'428 à 430. Cf. Ibid., f« 438.
5. .Martenc, Thcs. Anccdot.j t. I. col. 1484 et 1485. Arch. Nal., sect. hist., K 48, n" 16, 35.
6. Ibid., col. 1464. Les deux millions quatre cent mille écus d'or, dont le roi de France restait encore redevable ai>rés ce premier versement do
C'est que la rançon, pourtant sî lourde, stipulée traité de Brétigny, n'est pas la seule qui soit aie posée à notre malheureux pays. Chaque chef de anglais qui a réussi à s'emparer de quelque forl sur le continent prétend obtenir, avant de ré\ une petite rançon subsidiaire. Après avoir saiisft exigences du roi d'Angleterre, il reste encore à po aux convoitises de ses lieutenants*.
Pétrarque raconte dans une de ses lettres que Jean, avant de prendre le chemin de Paris au rel sa captivité, fut réduit à traiter avec les brigan Compagnies, qu'il dut leur payer rançon poui route à travers son propre royaume et rentrer er sécurité dans sa capitale. « Chose lamentable el ment honteuse ! le roi lui-même, au retour de s tivité, a trouvé des empêchements pour rentrei sa capitale, ainsi que son fils qui règne main (Charles Y); il a été forcé de traiter avec les br pour voyager plus sûrement à travers ses posses Quel est l'habitant de ce beau royaume, je ne dis f l'eût pensé, mais qui eût pu se le figurer môme ei La postérité refusera de le croire'. » On a relev
six cent mille écus, devaient ôtrc payes en six ans, à raison de qw mille écus par an. Toutefois; le premier million ne fut achevé c que le 26 janvier 1366, jour où Edouard III donna quittance à C de quatre-vingt-treize mille huit cents écus d'or « en parpaiemen terin satisfaction de toute la reste du primer million >, ainsi qu< mille deux cents écus d*or « en partie du primer paiement du sec( lion. » Rymer, vol. III, p. 784 et 785.
1. C'est ainsi, pour ne citer qu*un exemple, que, le 20 août 136i comte de Vaudemont, Jean, sire de Saint-Dizicr et de Vignor)-, r de Burchard ou Brocard, sire de Fénétrange, les forteresses d< Monlesclaire et Passavant en Vosges, moyennant le payement de vmgt-dix-mille petits florins de Florence. Arch. Nat., sect. hist.j n" 5.
2. « Illud prorsus miscrum pudcndumque, reditu in patria prohi repem ipsum et filium qui nunc régnât, coactosque cum pncdon
d'une fois ce curieux passage, et Ton s'est demandé depuis longtemps quel est l'incident historique auquel le célèbre écrivain du quatorzième siècle a voulu faire allusion. Nous croyons avoir enfin trouvé la réponse à cette question.
A la fin de 1358, les Anglo-Navarrais occupent autour de Paris, dans la circonscription qui forme aujourd'hui les départements de la Seine, de Seine-et-Oise, d'Oise et de Seine-et-Marne, plus de soixante forteresses*. Pour garder les quelques lieux forts qui lui restent dans la région, le régent a été forcé de prendre à ses gages des mercenaires, surtout des Italiens. Nicolas Doria*, de Gênes, est capitaine de la Celle en Brie* dont le prieuré, dépendant de l'abbaye de Marmoutier, a été mis tant bien que mal en état de défense par ordre du duc de Normandie. Balduccio Yercelli et Leoni, de Bologne*, commandent la garnison de Claye-SouUly ^ La pénurie des finances ne permet pas toujours de payer régulièrement la solde de ces brigands. Ces « outremontains », comme on les appelle alors, en prennent occasion pour s'abandonner à toutes sortes de désordres, ou même pour livrer aux Anglais les forteresses qu'ils occupent*. Ils sont entretenus aux gages de la ville de Paris qui leur doit, au commencement de 1360, trente mille florins;
cisci, ul lulum pcr suas terras iter agerent : quis hoc, illo in regno felicissimo, non dico cogitasset, scd unquam etiam somniassell Quomodo vero credent hoc poslcri ! » Francisci Petrarcœ Opéra, éd. Bas., p. 870.
1. Voyez, à la suite des pièces justificatives, le tableau des places occupées de 1336 à 1364 par les compagnies anglo-navarraises, sous les rubriques : Oise, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise.