‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 155 sur 291 · JJ86, n" G · texte numérisé non relu

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dérants de son arrêt, la Cour ne dissimule pas qu'elle a voulu faire un exemple *.

En juillet 1359, le régent prend le parti de faire détruire le pont de Poissy ^ et raser les forteresses du Parisis, dont la défense est impossible, le château du Mail, la tour de Téglise paroissiale de Cormeilles, les forts du prieuré d'Argenteuil et de Gennevilliers en la Garenne'. Dans une région où des places déjà fortifiées ne sont pas réputées tenables, il semble à plus forte raison que des villages non fermés ne peuvent opposer aucune résistance à Tennemi. En certains endroits, néanmoins, les gens du plat pays trouvent le moyen de rester fidèles au dauphin. Les habitants de Gonesse *, notamment, ceux de Chambly •, ceux de Ris*, ceux de Yillejuif% sont de ce nombre. Retranchés dans leurs églises, ils parviennent à repousser toutes les attaques, tant des Anglais que des Navarrais.

Telle est la situation que les attaques combinées des Anglais et des Navarrais, dont le traité secret conclu au lendemain de la mort de Marcel confond la cause, ont faite aux environs de Paris; mais un an s'est à peine écoulé que Ton a, grâce aux efforts persévérants du régent, sinon supprimé le fléau, au moins circonscrit singulièrement son action. Des soixante forteresses occupées dans rilc de France par les envahisseurs à la fin de 1358, il n*en reste guère plus de neuf en leur pou-

1. « Pro punicione et emenda promissoruin talitcr. civiliter sive criminaliter, puniretur quod cetcri inobedienles^ rebelles et délinquantes terrerentur et eis transirent in exemplum. » Arch. Nat., sect. jud., X^*6, f" 440 et 441.

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