‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 19 sur 291 · Chroniques de J. Froissart ^ l. II, p · texte numérisé non relu

Chroniques de J. Froissart ^ l. II, p

2. Jean le Bel {Chroniques j éd. Polain, I. II, p. 15) et Froissarl sont lês seuls chroniqueurs qui mentionnent ce siège de Hennés par les Anglais pendant les derniers mois de 1342, mais ce n'est pas une raison suffisante de révoquer en doute leur témoignage. Dans une lettre adressée à son fils du siège devant Vannes la veille de Saint-Nicolas (5 décembre] 1342 (Chroniques de J. Froissarl ^ t. III, p. vr, notes 3 et 4), Edouard III dit qu'il vient de faire une grande chevauchée en Bretagne et de réduire sous son obéissance plusieurs forteresses, entre autres Ploêrmel et Redon ; or la distance de ces villes à Rennes n*est pas telle que le roi anglais lirait pu la franchir pour renforcer le détachement qui assiégeait cette dernière ville. D'ailleurs, fût-il prouvé qu'Edouard n'alla pas à Rennes en cette circonstance, cela ne suffirait pas pour infirmer le fait attesté par deux chroniqueurs dont l'un est un contemporain. Pour avoir le droit de ranger parmi les fables le siège raconté en détail par Jean le Bel et Froissart, il faudrait prouver que ceux des assiégeants ou des assiégés dont on donne les noms se trouvaient pendant les trois derniers mois de

broke et de Suffblk. D'après le même chroniqueur, pendant Tinvestissement de Nantes par le comte de Northamplon et le siège de Vannes par Edouard III, c'est-à-dire dans le courant de décembre 1342 ou pendant la première quinzaine de janvier 1343, ces Anglais campés devant Rennes livrent un assaut qui dure un jour entier et ils perdent beaucoup de monde, car il y a dans la place de bons chevaliers et écuyers de Bretagne, du parti de Charles de Blois, le baron d'Ancenis, le seigneur du Ppnt, messire Jean de Malestroit, Éven Charruel et Bertrand du Guesclin, écuyer*. La rédaction du premier livre des Chroniques de Froissart où Ton trouve cette mention a été composée vers 1369. Dans une rédaction postérieure, qui date des dernières années du règne de Charles V, c'est-à-dire d'une époque où du Guesclin, devenu connétable de France, est arrivé au faîte des honneurs et de la gloire, le chroniqueur de Valeuciennes, reprenant le récit de ce même siège de Rennes, a soin d'ajouter ici que Bertrand était alors très-jeune % ailleurs, qu'il était très-jeune et «de grande emprise* ». Notre héros est jeune en effet, puisqu'il n'a guère que vingt-troi^ ans.

1342 partout ailleurs qu'à Bennes. La disposition suivante de la trêve de Malestroit indique clairement qu'un certain nombre de villes et de forteresses étaient assiégées au moment de la conclusion de cette trêve : « El quatuordccim persone, videlicet septem ex una parle et seplem ex alia parte diclorum regum, inlrabunt viU<i8j castra seu fortalicia ubi obsessioncs erunt ol videbunt garnisioncs lam gentium quam victualium que inlus erunt, ad flnem quod, die qua déficient isle Ireuge, dicle ville, castra scu fortalicia que essenl obsessa remanebunt et ponentur in tali numéro et quantitate victualium et personarum sicut rcpperientur per perdictas quatuordccim |)crsonas, excepta dicta civitatc Venetensi.... » Arch. Nat., sect. hist., J 636, n* 17 bis.

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