‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 201 sur 291 · Voyez le n» xLVii des pièces justificatives · texte numérisé non relu

Voyez le n» xLVii des pièces justificatives

BERTRAND OU OUESCUN. | — 23

part de rançon promise au nom des sujets du* duc de Normandie, part qui se monte à quatre mille cinq cents francs'. II charge en même temps un chevalier bas-normand, nommé Henri de Thiéville, d'aller, en compagnie de seize hommes d'armes ou archers, prendre possession, au nom du duc Charles, du chdteau ainsi racheté et de le faire abattre*. Après la reddition d'Aulnay, Philippe de Navarre accouit de Gavray appuyer les opérations de Bertrand dans la vallée de la Vire. Les forces réunies du lieutenant général du roi de Navarre et du capitaine souverain de Basse-Normandie pour le duc Charles, ne s'élèvent pas à moins de huit cents combattants. Les Français vont donner au lieu fort de Vaudry un assaut infructueux où ils perdent beaucoup de monde*. Le comte de Longueville semble avoir été plus heureux dans une chevauchée entreprise pour expulser les brigands de Coligny et de Coulonces*. Toutefois, la garnison de Vaudry, qui connaît Tentétement de Bertrand dont elle redoute une nouvelle attaque, ne tarde pas à évacuer cette place, et les bourgeois de Vire reconnaissants offrent à leur libérateur mille réaux d'or».

Pendant que du Guesclin rend ces services aux populations de Basse-Normandie, Charles de Blois se dispose à attaquer Bécherel, forteresse située entre Rennes et Dinan, sur Tun des points les plus élevés de la ligne de faîte de la Bretagne : c'est, on se le rappelle. Tune des deux places qu'Edouard III s'est réservées comme gage

Page 1