‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 218 sur 291 · Voyez le n* un des pièces justificatives · texte numérisé non relu

Voyez le n* un des pièces justificatives

Ya donner aux opérations une direction toute nouvelle. Depuis quelques mois, il règne entre Navarrais et Français plutôt de la défiance qu'une hostilité déclarée. On s'observe de part et d'autre, on se fait même à Toccasion une guerre sourde, mais ce n'est pas encore une guerre ouverte*. Quelques-uns des plus dévoués partisans de Charles le Mauvais, Jean de Tilly et Guillaume de la Haye, capitaine de Valognes, sont venus au siège du Molay prêter main-forte aux gens d'armes du duc de Normandie*. Le moment est venu où cette situation ambiguë va cesser. Vers le commencement de mars 1364, les projets belliqueux du roi de Navarre éclatent déplus en plus au grand jour. Ils n'échappent point à la vigilance du dauphin Charles qui reste chargé du gouvernement en l'absence de son père. Celui-ci ne tarde pas i être informé par ses émissaires des préparatifs formidables que fait son beau-frère pour attaquer le royaume *. La nouvelle qu'il reçoit alors de l'échec complet des négociations à la suite de l'entrevue qui vient d'avoir lieu à Poitiers le 27 février entre les deux prétendants à la succession de Bretagne, ne laisse pas de l'afiecter péniblement, car il voit avec raison dans les provocations calculées de Montfort le symptôme d'une entente établie entre ce dernier et le roi de Navarre, «ous les auspices de l'Angleterre, pour écraser la France dont la cause se confond avec celle de Charles de Blois. Il apprend par la môme occasion que Jean de Grailly, •captai de Buch , chargé par Charles le Mauvais son cou-

j. « Jusques la à Saint Andriu derrain passée (30 novembre 1363} que la <liUe pais (entre les rois de France et de Navarre) duroit encore. » Arch. Nal., JJ 95, n* 183.

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