‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 280 sur 291 · Auj. Vaudry, Calvados, arr. et c. Vire · texte numérisé non relu

Auj. Vaudry, Calvados, arr. et c. Vire

2. Quo tempore durante^ Guillelmus de Marcheriis erat baillivus Cadomensis.

3. En exécution de ce mandement, et par acte daté de Rouen le 10 juillet 1363, les élus es cités et diocèses de Rouen et de Lisieux des aides pour la guerre, donnent commission à Ricart du Til, receveur général des dites aides, de payer 400 francs d*or à Bertrand « du Claquin », chevalier. Bibl. Nat., dép. des mss., Quittances, t. XIV« n* 1466.

574 PIÈCES jaSTIPICATIVES.

do la guerre, sur trois mille frans d'or que la ville de Rouen nous a prestez sur les dictes aides, à notre amé et féal chevalier messire Bertran du Glearquin ou à son certain commandement, la somme de quatre cens franz d'or que nous li avons ordenez pour tourner et convertir en certaines choses touchans le fait de la guerre. Et nous voulons que, par rapportant ces présentes et quittance du dit chevalier, la dicte somme de iiii* franz soit allouée es comptes et rabatue de la recepte du dit receveur par nos amez cl fcaulz les genz des comptes de monseigneur à Paris ou par celluy ou ceulz à qui il appartendra sans aucun contredit, non obstant quelconques ordenances, mandemens ou deffenses faites ou à faire au contraire. Donné à Paris le !!• jour de juillet Tan de grâce mil ccc soixante et trois.

Par monseigneur le duc, présent le sire de Blarru.

J. Essars.

(Bibl. Nat., dép. des mss.. Chartes royales, t. V, n» 270.)

1363, 10 juillet, Rouen. Bertrand du Guesclin donne quittance à Richard Dutil, receveur général des aides es diocèses de Rouen cl de Lisieux, de quatre cents francs d'or pour certaines choses touchant le fait de la guerre.

Sachent toulz que je Bertran de Claquin, chevalier, ai eu et receu de Reart Dutil, receveur gênerai es cités et diocèse de Houen et de Luisieux, des aides ordenées pour le fait de la guerre, la somme de quatre cens francs d'or, pour certainnes causes touchans le fait de la guerre : de laquelle somme je mo tieng pour bien paie et aggreé, et en quitte le dit receveur et tous autres à qui quittance en puet et doit appartenir. En tesmoing de ce, j'ai seellée ceste lettre de recognoissance de mon privé seel. Donné h Rouen le disiemo jour de juillet l'an mil trois cens soixante trois.

(Bibl. Nat., dép. dos mss., Titres originaux, au mot du Guésclin.)

1363, septembre. Charles, duc de Normandie^ accorde des lettres de rémission à Jean Masterel, *adis bourgeois de CalaiSy et à Jean de Vauban, pauvres mariniers^ qui, depuis une demiannée que la guerre s'est rallumée entre le duc de Bretagne et le comte de Montforty faisant partie de la garnison de Saint- Pol-de-Léon en la compagnie de Bertrand du Gussclin, capitaine pour Charles de Blois dans le dtic/ie, ont capturé un navire dont ils se sont approprié la cargaison appartenant à des partisans de Mont fort,

Charles, ainsné fllz du roy de France, duc de Normandie et dalpliin de Viennois, savoir faisons à touz presens et avenir que, de la partie de Jehan Masterel, jadiz boufgois de Calais et Jehan de Vauban, povres mariniers de mer, nous fait exposer que, depuis demy an en ençà ou environ que guerre estoit ouverte entre nostre très chier et amé cousin le duc de Bretaingne, d^une part, et le conte de Monfort ou duchié de Bretaingne, d^autre, yceulz eussent esté en la guernison de Saint Pol du Lion en Bretaingne en la compagnie de messire Bertran du Guesclin, cappitaine pour nostre dit cousin es dictes parties et de sa compagnie, si comme il dient apparoir par les lettres du dit messire Bertran sur ce faites ; en la compagnie duquel messire Bertran et de plusieurs autres de ses genz, pour obvier et résister à la mauvaise volenté et emprise des ennemis et de nostre dit cousin tenans la partie du dit conte de Montfort, il aient par plusieurs fois chevauchié par terre et esté par mer pour grever les ennemis de nostre dit cousin tenans la partie du dit conte de Montfort, tant Anglois que autres ; et entre les autres choses, pendant le temps de la dicte guerre, à une certainne journée, les dessus nommez et leurs compagnons se feussent mis en mer et eussent trouvé d^aventure une nef de Bonne en laquelle avoit plusieurs vivres et 4Kutres choses qui estoient auz ennemis de nostre dit cousin en Bretaigne et Teussent widiée et deschargiée et de ce aient esté advoez du dit messire Bertran de la avoir gaingniée bien et loyaument par

bon fait de guerre ; et entent icellui à avoir son droit comme cappitainne. Pour lesquelles choses les dis supplians, doubtanz que pour ce que il sont povres vallés mariniers, ou temps avenir, aucuns, par leur force, volenté ou puissance indeue, ne leur en donnent empeschement, et que pour ce il ne puissent estre povres mendiens et exilliez, se sur ce ne leur estoit pourveu de nostre grâce, si comme il dieni, nous aient fait humblement supplier que, considéré ce que dit est, nous leur voulsissions faire nostre grâce. Nous, eue consideracion sur ce, le fait dessus dit, s'il est ainssi, et toute pêne corporèle, criminèle et civile, en tant que mestier en ont, leur avons quittié, remis et pardonné, quittons et pardonnons par ces présentes de grâce especial. Si donnons en mandement à nostre amé et féal admirault de monseigneur et de nous, et à touz noz autres justiciers et officiers que, de nostre présente grâce fassent et lessent joir les diz supplianz, et que contre la teneur d^icelle ne les empeschent en aucune manière. Donné soubz nostre seel secret Fan de grâce mil trois cenz soixante et trois, ou moys de septembre.

Ainssi signée par monseigneur le duc, à la relation du conseil ouquel estoient messeigneurs Gile de Mandestour et Phelippe de Troismons.

J. de la Roche.

(Arch. Nat., sect. hist., JJ92, n« 295, f»93 v«.)

1363, septembre. Extrait cTun mandement de Bertrand du Guesclin^ connétable de France, daté de Morlain le 19 juin 1378, mentionnant Varrestation de Renier le Coutelier par les Norvarrais de Mortain en septembre 1363.

.... Comme Renier le Coutelier, à présent bailli de Caen, eust esté prins et occupé en Pan mil ccclx et trois, ou mois de septembre, par les gens et familliers de Michiel de Villeneufve, Navarrès, lors estans et demourans en la garnisson du chastel de Mortaing pour le roy de Navarre, auquel temps Fen disoit estre

bonne pais par entre le roy nostre sire et le dit roy de Navarre. Et non obstant la dite paix et toutes les raisons que povoit dire et moustrer le dit Renier au dit Michiel, au cappitaine, au viconte du dit lieu de Mortaing et aux autres gens et officiers du dit roy de Navarre, il convint que le dit Renier, pour eschiver et évader à péril de mort tant par force de jehine comme par force de prison, paiast comptans douze cens flourins d^or au mouton vieux du coing du roy, deux bachinés, deux chaintures d'argent et environ cent trois francs pour despence pour le temps qu^il demoura en la dite prison....

(Bibl. Nat., dép. des mss., fonds français, n^ 22468, f*' 155.)

1363, 16 septembre, Bertrand du Guesclin, sire de Broons et de la Roche-Tesson, capitaine pour le duc de Normandie es bailliages de Caen et de Cotentin, donne quittance de 142 francs dor en déduction de 4500 francs quhl a prêtés pour le rorchat du fort d'Aulnay,

Sachent tuit que nous Bertran du Gleischin, sire de Broon et de la Roche Tesson, capitaine pour monseigneur le duc de Normendie es bailliages de Caen et de Gostentin, avons eu et receu de Renier le Coustellier, viconte de Baiex, ordenô ou lieu du trésorier des guerres es dis bailliages pour distribuer les aides ordenées pour le fait de la guerre, par la main de Robert Assire viconte de Faloise receveur particulier d'icelles aides en sa dite viconte, sept vins deux frans d*or en descompte de iiii°> v* frans que nous avons prestes pour le rachat du fort d'Aunoy : de laquelle somme nous nous tenons à bien paiez. Donné soubz nostre seel le xvi« jour de septembre Tan m cclx et trois'.

(Arch. Nat., sect. hist., K48, n» 34.)

1. Cette pièce a déjà été publiée par Charrière. Chronique de Bertrand du Guesdiny t. II, p. 390.

BERTBAND DU GUESCLIN. 1 — 37

1363, 16 octobre^ Avranches. Robert Porte , évêque (TA tranches ^ alloue sur la recelte cT Avranches trois sommes^ la première de 180 francs, pour deux roncins donnés à Guillaume du Guésclin, chevalier; la seconde de 100 francs, à compte sur le payement de la finance due au Bourc de Luz pour Vévacuation du fort d^Aulnay; la troisième de 8 francs, dont 4 pour un cadeau au page de Guillaume du Guesclin et k pour la dépense de certains gens d'armes qui firent la conduite audit chevalier jusqu'à Pontorson,

Robert, par la permission divine evesque d' Avranches, conseiller de noslre très redouté seigneur le roy de Navarre, à nos chers et bons amis les gens des comptes et trésoriers de nostre dit Sv igneur. Henri de Marche, viconte et receveur d' Avranches, a baillé, du commandement de révèrent père en Dieu Tabé de Cherbourg et de nous, à noble homme monseigneur Guillaume du Guerclin, chevalier, pour deux roncins qui lui furent donnés neuf vins frans, et cent frans pour ce qu'il avoit esté du et payé, à la requeste de monseigneur Phelippe de Navarre, à Sabley, pour cause de certaine finance deue au Bour de Luxe pour le vuidement du fort d'Aunoy, et avec ce paia au page du dit chevalier quatre frans, et à certains gens d'armes qui menèrent et conduisirent le dit chevalier à Pontorson pour leur despense, quatre francs : montant tout à deux cens quatre vint huit frans. Se vous prions la dite somme vous allouez. Donné à Avranches sous nostre seel le 16 octobre 1363.

(Bibl. Nat., dép. des mss., Titres originaux, au mot du Gues^ clin.)

Page 1