JJ 109, n
2. « Symonnct Thommassin le Jeune, de la paroisse de Saint Martin de Soleire, povre varlet Moureur de bras, marreglier de la dite parroisse,.,. Bon scroit que lui, qui avoit esté marreglier, lui tenist compte et comptast devant le doyen du fait de la dite marreglierie. » Ainsi voilà un simple valet de cultivateur qui tient la comptabilité d'une fabrique. Il savait donc un peu écrire et compter, et c'est une nouvelle preuve que les plus humbles au moyen &ge n'étaient pas aussi étrangers à toute espèce d'instruction primaire qu'on le croit généralement. JJ 111, n« 107, i^ 57.
3. « Apporté des rainceaulx vers et yceulx mis à plusieurs des huys de la dite ville où demouroient jeunes filles à marier. » JJ 107, p* 46. Cf. JJ 118,nM19. JJ117, n-67
4. « Comme la veille de la saint Jehan Baptiste derrein passée que les
tives comme des chansons populaires : chaque P&ys, chaque village ajoute sa variante au motif principal. Il n'y a pas de fête complète si elle n'est couronnée par des danses ^ On loue pour la circonstance des musiciens qu'on appelle alors des ménestrels, et les jeunes gens vont en grande pompe et au son de la musique inviter les jeunes filles au dîner et & la danse '. Il y a dans chaque village un lieu réservé pour ces divertissements •, et, en certains end roits,» c'est le cimetière *. Les femmes met^ lent des gants blancs avant d'entrer en. ronde *, et parfois l'on donne un coq au mieux dansant ^ A mesure que l'aisance se répand, les habitudes de
bonnes gens de la ville de Saint Just en Lengle, ou ressort du bailliage de Sens, qui ont petiz enfans gisant en bers, ont acoustumé de temps ancien de veillier leurs diz enCTans en la rue devant leurs huis, et de y faire ramées de boiz vert entour leurs diz enfTans pour la solempnité de la feste, et de donner et départir des tartres aux bonnes gens qui y viennent veillier et eulx jouer et esbaltre, ainssi que il a esté et est acoustumé. » JJ 96, n- 95.
1. JJ 111, n*« m, 153. JJ 91, n* 98. JJ 109, n» 66. JJ 110 n» 74. JJ 112, n«55. JJ118, nM24.
2. « Et eussent les diz exposanz. pour cause de ce, loué certains menestrelx, avint que les diz menestrez alérent pour corner et faire mestier en la chambre des compaignons de la ville de Saint Goubain, près d'illec, qui estoient là venuz pour eulx esbatre à la dite feste et disnoient en une certaine taverne de la dite ville de Vresigny (Versigny, Aisne, arr. Laon, c. la Fère) où ala le dit exposant pour quérir les diz menestrez aux quelx il dist qu'il s'en venissent à aler guerre les jeunes filles de la dite ville de Vresigny pour disner. L'un desquelz menestrez respondi que non feroit jusques à tant qu'il aroit corné la danse qu'il faisoit et encommenciée «voit.» JJ 111, n* 67.
3. « Ou dit lieu ouquel se esbatent et ont acoustumé de faire les dances les jeunes genz de la ditte ville. » JJ 107, n* 370.
4. Après vêpres, les gens de Champeaux (Manche, arr. Avranches, c. Sartilly) « faisoient dances et esbatemens ou cimetière, comme acoustumé estoit. • JJ 109, n* 316.
5. « Où il y avoit unes dances.... print par la main la femme de Pierre Roussel, qui avoit gans hlans sur les mains. » JJ 120, n* 221.
6. « Et on donne, par esbatement, un coq au mieux dansant. » JJ 122, n» 372.
68 CHAPITRE m.
propreté pénètrent dans toutes les classes. Qui donc a dit que le moyen ^e n'a pas connu l'usage des bains et qu'après la chute de l'empire romain on ne s'est pas lavé pendant mille ans? Les faits opposent le plus complet démenti à cette parole imprudente. A Paris*, & Valenciennes', à Abbeville^ dans tous les centres de quelque importance, les personnes de toute condition fréquentent les établissements de bains, lesétuves, comme on disait autrefois ; on s'y donne rendez-vous * ; ce sont des lieux de réunion*, de délassement et de plaisir*; on y va comme on va à la taverne. La médecine d'alors ordonne les bains comme le meilleur remède dans près* que toutes les maladies^ ; elle les recommande aux femmes enceintes, non-seulement pendant leur grossesse*, mais encore après leur accouchement, et les riches comme les pauvres ont coutume d'y soumettre les petits enfants *. Aussi, toute habitation un peu aisée est pourvue de sa «cuve à baigner**», et l'on n'est pas médio-
1. A Paris, les étuves étaient très-nombreuses. Une des plus célèbres était celle de la place Saint-Michel, à rimagc de Saint-Christophe. JJ S6, n-367.