JJ81, n
6. « Visitez par un cirurgien juré de Provins. » JJ 119, n* 364 — « Pierre Leschamps, de Senlis, « visetc par les mires jurez. » JJ 110, n* 48. — « Et. pour le veoir et visiter, furent ordenez Esticnne le Barbier, cirurgien juréj et Richart, le barbier de Courville, lesquelx, depuis la visitacion faite, furent faiz convenir par devant le prevost pour savoir se en la bateure avoit péril de mort. » JJ 111, n" 198.
7. Etienne Pasquier, Recherches de laFrancCy 1. HI, chap. xxix.
70 CHAPITRE m.
marier, et que les docteurs en décret n'obtinrent pas cette autorisation avant 1552. Cela prouve, une fois de plus, combien il est dangereux d'écrire Thistoire d'après le texte des institutions que contredit si souvent la réalité historique, car il n'est pas rare de trouver, dès le quatorzième siècle, des avocats en cour d'église et des médecins mariés. A Laon, pendant la première moitié de ce siècle, Colard de Colligis est marié, comme nous avons eu déjà l'occasion de le dire *, quoique docteur en droit canon. A Corbie, en 1381, maître Pierre Hary, médecin, est aussi marié à une riche veuve dont il a surpris les bonnes grâces en la traitant dans le cours d'une maladie'.
La médecine que l'on enseigne dans les écoles, et d'après laquelle on traite la plupart des maladies, est celle de Rhazès ou Razi, célèbre médecin arabe mort vers 923, chirurgien de Thôpital de Bagdad. Son ouvrage sur les fièvres pernicieuses est le manuel de tous les praticiens. C'est sous son influence que les saignées répétées deviennent à la mode. On se fait saigner, nonseulement quand on croit être gêné par une exubérance de vie animale', mais encore pour mêler son sang à celui d'un ami, d'un frère d'armes*, d'une bonne amie,