‹ Histoire de Bertrand du Guesclin et son époqueChapitre 75 sur 291 · Rymer, vol. ][], p, Î9I. Cf. dom Morice, Preuve · texte numérisé non relu

Rymer, vol. ][], p, Î9I. Cf. dom Morice, Preuve

;. I, col. 149à el

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lités recommencèrent entre le roi Jean et Edouard. Toutefois, l'orage n'éclata d'abord que sur la France, et il semble que la Bretagne fut épargnée. En octobre et novembre, le roi d'Angleterre et le prince de Galles son fils envahirent, le premier l'Artois, le second le Languedoc. Dès le commencement de cette année, le roi Jean, craignant une attaque du côté de la basse Normandie sur les frontières de Bretagne, y avait envoyé comme lieutenant, en remplacement du sire d'Audrehem appelé en Artois, Jean, sire deHangest, avec cinq cents hommes d'armes et quatre cents archers. Pierre de Villiers, capitaine de Pontorson, Denisot Haudri et Guillaume Chappedelaine avaient été commis à recevoir les montres des gens d'armes enrôlés pour cette expédition ^ Des mesures plus énergiques encore furent prises dans les premiers mois de 1356. Ordre fut donné de prélever sur le produit des gabelles et des subsides de guerre, dans les bailliages de Caen et de Cotentin, quinze mille écus d'or pour le payement de deux mille hommes d'armes et de mille archers établis es frontières de Normandie et de Bretagne sous Jean, sire de Hangest, lieutenant du roi, et Pierre de Villiers, capitaine de Pontorson*. L'arrestation tragique du roi de Navarre au ch&teau de Rouen, le 5 avril suivant, vint tout à coup donner un autre cours aux forces qu'Edouard III se disposait, de son côté, à envoyer «n Bretagne. Le duc de Lancastre était sur le point de mettre à la voile, pour aller enfin, en compagnie du comte de Hontfort, prendre possession de sa lieutenance dans le duché, lorsqu'à la demande de Philippe de Navarre il eut ordre de descendre en Nor-

1. Bibl. Nat.j dép. des mss., QuittanceSy t. IX, n* 321 (quittance du 15 avril 1355). V. le n* viu des pièces justiflcatives. 1. Ibid., t. IX, n* 522 (quittance du 24 février 1356-n. st.).

mandie, où il débarqua dana les premiers jours de juinf avec cinq cents hommes d'armes et huit cents archers.) Outre un renfort de cent lances fourni par Philippe de- Navarre et Godefroi de Harcourt, Robert Knolles vint re-joindre, à l'abbaye de Montebourg, le lieutenant d'Edouard, et lui amena de Careutoir, en Bretagne, trois cents hommes d'armes et cinq cents archers, A la lête de cette petite armée, le duc se mit en marche le S3 juin, obligea les Français commandés par Robert d'Houdotol à lever le siège de Pont-Audemer, pilla Verneuil, et après avoir échappé à la poursuite du roi Jean qui l'at^ tendait 4 Tubœuf avec des forces très-supérieures, rega^ gna le Cotcntin et revint à son point de départ dès ts 13 juillet'. Le roi de France assiégeait la forteresse navarraiee de Breteuil qui se rendit à la fin de la première quinzaine d'août, lorsqu'il reçut la nouvelle de la mar-' che victorieuse du prince de Galles à travers le Périgord,le Limousin et le Berry. Le but du prince était de faire sa jonction avec le duc de Lancastre; mais le roi Jean, en se portant avec toutes ses forces à la rencontre de l'envahisseur, arriva à temps pour l'empêcher de passer sur la rive droite de la Loire. Le duc de Lancastre, de son cûté, s'était rais en marche pour rejoindre le prince de Galles. Nommé de nouveau, le 8 août', lieutenant d'Edouard et du comte de Montrent en Bretagne, il avait quitté la basse Normandie et s'était avancé à travers le Maine et l'Anjou; à cette expédition se rattache sans" doute, quoique les chroniqueurs n'en aient rien dit, la prise de Domfront, de Messei et de quelques autres forteresses qu'on sait avoir été occupées par les Anglais dèa

1, Roberlde Avesbury, p, 246 ï 351. CT.Chrontquu de J. Froitiarl, I. IV, p. Lirn à uxi.

a, Rymer, vol, tU, p. 33b,

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la fin de 1356 ^ Vers le 16 septembre, Lancastre essayait en vain de franchir la Loire aux Ponts-de-Cé* ; il trouvait le pont rompu et la rive gauche du fleuve bien gardée par les Français ' ; quelques jours après cette tentative, avait lieu la bataille de Poitiers.

1. Dans un acte du mois de mai 1357, il est fait mention de Toccupalion de Domfront et do château de Bois-de-Maine (hameau de Rennes-en- Grenouille, Mayenne, arr. Mayenne, c. Lassay) par les Anglais. Arch. Nat., sect. hist., JJ 85, n* 105.

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