CHAPITRE II
Personnel de l'hospice. — Administration. — Surveillants. — Infirmiers. — Personnel professionnel. -- Budget.
Jusqu'en 1792, le personnel de Bicêtre se composait d'un économe, d'un sous-économe ou receveur, de plusieurs commis chargés des entrées, des vivres, etc. Le P' registre du personnel ouvert en 1737, indique alors comme Personnel de la /" table : 1 économe, 1 sous-économe, 1 capitaine des gardes, 1 premier commis de bureau, 1 chirurgien gagnant maitrise, 1 supérieure des officières, 7ofâcières, 5 prêtres, 1 sacristain, 1 sous-sacristain, 1 maître des enfants de chœur. Parmi les 46 employés de la S' table nous remarquons 3 commis de bureau, 1 surnuméraire, 1 commis à la distribution du vin, 1 commis à la distribution del'eau-de-vie, 5 compagnons chirurgiens, 4 apprentis chirurgiens, 1 inspecteur des lettres de cachet, etc. (1).
Au moment de la Révolution, les prêtres étaient au nombre de 7 et les officières, de 10. 11 y avait en outre 5 commis, 3 surnuméraires et même des postulants surnuméraires.
L'économe(2)était en même temps gouverneur duchàteau. La prison aussi bien que l'hospice était sous sa surveillance. Il avait, sans bornes, la confiance de l'administration de l'iiôpital général. La comptabilité entière reposait sur lui. Les projets d'utilité et d'amélioration étaient mûris et présentés par lui. Il recevait directement des ministres les
1. Archives de Bicêtre. (Registre des Ecclésiastiques et des Emplois divers, 1737).
2. L'économe et le sous-économe de Bicêtre étaient nommés par le grand conseil de l'Hôpital général composé de l'archevêque de Paris, du 1" président du parlement, du lieutenant de police, du prévôt des marchands et de douze administrateurs honoraires choisis par les notables. — A Bicêtre, l'économe était le seul chef ; à la Salpêtrière, la Supérieure était au-dessus de l'économe ; à la Pitié, le pouvoir était partagé entre eux deux.
ordres du roi et du lieutenaut de police, les mandats d'incarcération des condamnés et des vagabonds, les billets d'ordre pour l'entrée des pauvres, des vénériens, des insensés, des enfants, etc.
La supérieure de l'hospice avait soin de tout ce qui regardait les pauvres. Elle était plus spécialement chargée delà nourriture. Elle choisissait les officières qui bien que laïques portaient le nom de sœins, les gouvernantes, les filles de service et veillait à ce que leur travail soit fait avec régularité et avec soin. Les officières devaient être filles ou veuves, âgées d'au moins 25 ans, d'une bonne santé et d'une réputation parfaite, enfin, elles devaient savoir lire, écrire et calculer (1).
Un des premiers soins du conseil général des hospices, à l'expiration du détestable engagement contracté sous le Directoire, et qui, en mettant les hôpitaux en régie, avait produit le plus funeste résultat, fut de placer à la tète des établissements hospitaliers, sous le nom d'agent de surveillance, un préposé responsable dont la mission fut de diriger l'application d'un régime paternel et d'assurer, en matière d'ordre et de discipline, la bonne et ponctuelle exécution des décisions de l'autorité centrale (2). Ce fut M. Frochot, préfet de la Seine, qui, en 1801, dans son exposé du plan de la nouvelle administration, traça les devoirs de chacun. Ce document n'a aujourd'hui encore rien perdu de son autorité. Il indique clairement quels sont les devoirs et les attributions des chefs des établissements hospitaliers.
« Le devoir des agents de surveillance dans les hospices est d'être continuellement dans la maison, de connaître parfaitement les locaux, leur distribution, le nombre et la qualité des personnes qui doivent y être reçues, de voir souvent les malades et les indigents, de ne rien ignorer de ce qui les concerne, enfin d'être accessibles à tous les instants pour recevoir les plaintes ou les demandes, apercevoir les désordres, en découvrir les causes, y porter le remède convenable.
« Ces devoirs permettent difticilement aux agents de surveillance de s'absenter. Ils ne découcheront pas de l'hospice sans en avoir la permission de la Commission administrative ; et le jour même, lorsqu'une véritable nécessité les appellera hors de l'hospice, ils ne sortiront qu'après avoir laissé les instructions nécessaires à l'un des employés sous leurs ordres ou à une autre personne qui soit connue. Leur absence ne doit par arrêter l'expédition des affaires urgentes, et il faut qu'on sache, en toute circonstance, à qui l'on s'adressera au défaut de l'agent de surveillance.
1. Collection July de Fleury. — Bibl. nat. Section des manuscrits, n" 1220.
2. A. Husson. — Etude xiir les hôpitaux, p. 1G8-169 et suivantes.
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« Les fonctions des employés au bureau de réception exigent leur présence dans ces bureaux à toutes les bi'Uies de la journée. Le transport d'un malade dans le lit qui lui est destiné ne saurait être trop prompt. »
Un arrêté des consuls du 27 nivôse an IX ayant approuvé la réorganisation du service hospitalier, les membres du conseil général et les membres de la commission administrative se partagèrent la surveillance des hospices. Les premiers furent, pourBicêtre, MM. Desportes (conseiller général), et d'Aubigny (commission administrative). Le premier agent de surveillance fut M. Letourneau, économe depuis le 12 octobre 1702. Sous le contrôle de l'agent de surveillance fut placé l'économe, préposé à l'entretien du matériel et à l'approvisionnement des magasins. Le premier économe de la nouvelle administration fut M. J.-B. Busuot.
Un arrêté du 2S avril 1830 changea le titre d'agent de surveillance en celui de dircctatr dans les établissements hospitaliers. La loi de 1849 ne modifia en rien les rouages de l'administration de Bicêtre.
Le personnel se divise aujourd'hui en 4 classes : 1" le personnel administratif (administration, bureaux); 2° le personnel médical; 3" le personnel attaché au service des administrés ; 4" le personnel professionnel permanent.
Le personnel (ubninislralifse compose de :
1 (lirecli'ur, I rcoiionit^, 7 fuiployrs, 2 snus-surveillaiils.
Le personnel médical se compose de :
i chirurgien, .-i médecins dont I à rinlirnierJe générale et 4 dans les sections d'aliénés, 1 médecin adjoint,! [iharmacion en ciief, i:! internes en médecine, G internes €n pliarmacie.
Le personnel alluvhé an service des administrés se compose de :
3 in^liluliMu s, 1
1 inailn' dr cliaut, f
i professeur de f.'ymua>tii[ue ( (enfants). )
14 surveillants 1
7 surveillantes ) "
to sous-surveillants
17 sous-surveillantes 17 suppléants
'.t suppléantes 196 infirmiers 69 inlirmières 30 garçons de service
•2 filles de service
Total : :i81 personnes.
Le personnel professionnel permanent comprend :
( :t surveillant;^
Réparations du bâtiment l
Comestibles <
Chauffage et éclairage |
Filanchissage \ Coucher, linge, H. -Mobilier /
Frais de transport )
Eaux, Salubrité )
Divers \
2 suppléants i surveillant
et
1 sous-surveillant
1 surveillant
1 sous-surveillant
1 suppléant
1 surveillante
3 surveillants
2 suppléants
2 filli^s de service
4 suppléants
et
1 garçon de scrvici;
3 sous-surveillants
1 suppléant
7 garçons
1 sous-surveillant
3 suppléants 1 garçon de service
Total des personnes. .
Les sîurveillants sont responsables envers le directeur de toutes les parties du service qui leur est confié. Ils doivent en surveiller la marche avec soin et visiter fréquemment les salles et les réfectoires, pour s'assurer de la manière dont leurs subordonnés s'acquittent des fonctions qui leur sont dévolues ei prêter à tous, par leur présence, l'appui moral de leur autorité. Ils doivent stimuler le zèle des serviteurs et, au
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besoin, signaler leiii' n(''gli,i;ence, écouter les demandes, plaintes et réclamations des administrés, y faire droit lorsqu'elles sont fondées, les soumettre au directeur lorsqu'elles portent sur des points qui ne sont pas de leur ressort.
Tels sont les devoirs des surveillants sous le rapport moral. Sous le rapport matériel, ils sont responsables, envers le directeur et l'économe, de tous les meubles et effets quelconques, appartenant au service de leur division, et dont ils ont étT; chargés en inventaire.
Dès le matin, ils dressent les feuilles de mouvement de la division, préparent les listes de sorties, les bons de comestibles, d'échange de chaussures ou de vêtements, les feuilles de demandes de pain, de vin, pour servir de règle à la cuisine, etc., enfin signalent, dans un rapport écrit, tous les faits importants qui se sont passés la veille dans leur service. Vers dix heures, ils vont en rendre compte au directeur, soumettre à sa signature toutes les pièces et se rendent ensuite à l'économat faire signer ceux des bons qui exigent la double signature du directeur et de l'économe. Plusieurs fois par jour, ils doivent visiter leurs salles, s'assurer que le nettoyage y est bien fait, que rien ne s'y passe de contraire à l'ordre, aux bonnes mœurs et aux règlements établis. Ils doivent en outre, surtout chez les grands infirmes, veiller à ce que les administrés se lavent, soient rasés, prennent des bains aussi souvent que la propreté l'exige, enfin à ce que leur tenue laisse le moins possible à désirer, sous le rapport de la propreté du corps et des habits.
Les sous-surveillants sont soumis aux mêmes obligations morales que les surveillants. Comme eux, ils doivent donner aux administrés et aux serviteurs l'exemple du zèle et de la bonne conduite, et traiter les uns et les autres avec convenance et égards. Ils doivent prêter aux surveillants un concours assidu, en suivant minutieusement tous les détails du service, en leur rendant compte de ce qui peut intéresser le bon ordre, la discipline et le bien-être des administrés. Ils secondent, s'il y a lieu, les surveillants dans leur travail de bureau. Chaque soussurveillant passe tous les matins, de cinq à six heures en été, de six heures k sept heures en hiver, dans les salles de sa section. 11 fait ouvrir les fenêtres, s'informe si rien d'intéressant ne s'est produit la veille, s'il y a des malades à faire passer à l'infirmerie, si tous les pensionnaires, non autorisés à découcher, sont rentrés dans leurs salles. Ils
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visitent souvent les armoires des vieillards, s'assurent i^u'elles sont propres et ne renferment rien d'insalubre. Seuls, les grands infirmes (|ui mangent en salle peuvent conserver une partie des vivres du jour pour le lendemain matin.
Les sous-surveillants accompagnent les garçons qui vont chercher les vivres à la cuisine et au magasin, font les parts de dessert et.de fromage, distribuent les vivres dans les salles d'iniîrmes, assistent aux repas dans les réfectoires et, à tour de rôle, à Tépluchement des légumes.
Chez les grands infirmes, les sous-surveillants doivent en plus surveiller, deux fois par jour, l'échange du linge des gâteux, s'assurer qu'ils sont lavés et tenus proprement par les infirmiers.
Chaque sous-surveillant a sous ses ordres un suppléant qu'il charge, sous sa responsabilité, de certaines parties du service: accompagner les garçons au linge, à lacuisine, etc.. Les sous-surveillants et les suppléants (hommes ou femmes) doivent aux infirmiers l'exemple du zèle et de l'activité dans l'accomplissement de leurs devoirs. Dans les sections de grands infirmes, la suppléante tient le magasin du linge.
Les services de nuit sont confiés à un sous-surveillant, chef veilleur, pour l'hospice, à une sous-surveillante pour l'infirmerie générale, à un sous-surveillant pour la division des aliénés.
Le devoir du sous-surveillant de l'hospice est d'exercer, la nuit, la plus active surveillance, dans les cours de l'établissement et dans les divers services, y compris l'amphithéâtre, les chantiers, la buanderie, le grand puits, les écuries des chevaux et des vaches et le jardin potager. Il s'informe à la porte principale si personne n'est rentré en état d'ivresse, si quelque étranger n'est point demeuré dans l'établissement après l'heure réglementaire. 11 contrôle la rentrée des administrés et des infirmiers. 11 s'assure, en faisant des rondes dans les cours, que personne ne séjourne, soit à terre, soit sur les bancs, par suite d'ivresse ou d'indisposition. 11 fait attention à ce que la marche des appareils de chauffage et d'éclairage ne laisse rien à désirer, tout en évitant les dangers d'incendie.
En cas d'indisposition survenue à des administrés, il va lui-même prévenir l'interne de garde, en laissant le malade aux soins du veilleur ou d'un infirmier, et si le passage à l'infirmerie est prononcé, il procède
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à l'inventaire des effets du malade, de concert, avec le serviteur présent. Il fait de même en cas de décès. Chaque nuit, il recueille, dans la boite à ce destinée, ainsi qu'au cabinet des portiers de l'asile, les feuilles de vivres qui y sont déposées le soir par les surveillants des divers services, et fait la répartition de ces feuilles entre les trois boîtes de la cuisine, de la panneterie et de la cave.
La sous-surveillante de l'intirnierie générale doit veiller à ce que les prescriptions ordonnées aux malades pendant la nuit soient scrupuleusement exécutées, elle doit même remplir elle-même celles qu'il serait dangereux de laissera un veillear inhabile ou maladroit. Dans tous les cas urgents, elle fait appeler l'interne de garde. Enfin, elle fait constater les décès, fait procéder à l'inventaire des effets du mort, et rend compte le lendemain, à la surveillante du service de jour, des faits intéressants qui se sont passés pendant la nuit.
Les devoirs du sous-surveillant de nuit de l'asile sont les mêmes que ceux de son collègue de l'hospice. Il doit en outre veiller, d'une façon toute particulière, à ce qu'il ne se produise pas d'évasion.
Les gens de service ne sont admis, passé l'âge de quarante-cinq ans, — à Bicotre, comme dans tous les autres hôpitaux de l'administration de l'Assistance publique, — qu'à la condition expresse de signer, au registre du personnel, une renonciation au droit à la pension de repos, accordée aux vieux serviteurs après vingt ans de service. Ils doivent être porteurs de livrets en règle ou de bons certificats. Aucune réception n'est faite par le directeur de l'hospice sans être soumise à l'approbation de l'administration centrale. Les infirmiers nouvellement admis reçoivent, au bureau de la direction, un 6ù?i indiquant le service dans lequel ils doivent être employés et le nom des serviteurs qu'ils remplacent. Ce bon est destiné au chef de service où se trouve l'emploi à pourvoir.
Les gens de service doivent à leurs supérieurs de la subordination et du respect. Ils doivent aux administrés, outre les soins que leur position réclame, des égards et de la politesse. La tempérance .et la bonne tenue ne sauraient trop leur être recommandées. Leur service commence à cinq heures du matin en été, à six heures en hiver. Ils nettoient, lavent, habillent les administrés qui ne peuvent prendre soin d'eux-mêmes, changent les draps et les paillassons
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des gâteux, font les lits des malades ou des inârmes, balaj'ent frottent les salles, nettoient les fenêtres, entretiennent les bassins, les urinaux, dans le plus grand état de propreté, conduisent les hommes aux bains, à l'infirmerie, vontcherclier les vivres à la cuisine et aux magasins et les distribuent en présence des sous-surveillants ou suppléants. En un mot, ils font tous les gros ouvrages.
Les infirmières sont plutôt chargées des services qui exigent plus de soins que de forces physiques. Elles peignent les impotents, changent leurs linges, pansent leurs plaies, lavent leurs pieds, coupent leurs ongles, etc. Elles doivent faire observer les prescriptions des médecins à l'infirmerie, donner les vivres et les médicaments aux malades, prendre les températures, etc. Elles font manger les grands infirmes, lavent leur vaisselle trois fois par jour et nettoient leurs armoires.
Le service des veilleurs demande de la vigilance, puisque ces infirmiers sont chargés de la surveillance de la salle et des soins à donner aux malades et aux infirmes pendant la nuit. Ils accompagnent le soussurveillant de nuit pendant ses visites. Ils donnent aux administrés les urinaux, mettent les infirmes sur les bassins, s'assurent que les impotents et les gâteux ne risquent pas de tomber de leur lit et les y assujettissent au besoin. Ils conduisent à l'infirmerie les administrés qui lombent malades pendant la nuit. Le matin à cinq heures, dans le service des grands infirmes, ils vont chercher le pain et le remettent aux soussurveillantes qui en font elles-mêmes la distribution. Ils nettoient chaque jour, à quatre heures du matin, les bassins et les urinaux. Ils rendent compte aux sous-surveillanles de ce qui s'est passé dans la nuit.
Le service des veilleurs de l'infirmerie générale exige de leur part une vigilance plus soutenue encore et plus grande. Ils ont à faire à des malades dont ils peuvent, en un instant d'oubli, mettre la vie en danger. Il est donc utile de ne placer auprès d'eux que des gens déjà habitués à soigner les blessés ou les infirmes.
Ceux de la division des aliénés doivent noter avec soin les crises des épileptiques, les accès de démence, empêcher les disputes entre camarades d'un même dortoir, veiller à ce qu'il n'}^ ait pas d'évasion et rendre compte au sous-surveillant de tout ce qui se passe.
Les infirmiers mangent en commun, et leur réfectoire est soumis
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aux mêmes règles (]ue celui des administrés. Ceux des divisions de valides couchent en salles. Les autres couchent en dortoirs. Ce dortoir est situé au-dessus des salles Feugères et Gérando, dans la première cour de l'hospice. 11 aurait besoin d'être remplacé. Nous sommes forcé d'avouer (juelesgarçons de service del'hospice n'ont aucun confortdans leur logement.
Bien plus commodément et pins hygiéniquement sont couchés leurs camarades de l'asile, surtout à la division des enfants. Ceux qui couchent dans les salles sont au moins renfermés dans une chambre vitrée d'où ils peuvent aisément exercer leur surveillance. Les infirmières ont presque toutes leur chambre. Les infirmières de l'hospice, de môme que les infirmiers, mangent en commun elles aussi. Un dortoir spécial leur est réservé.
Conformément à l'usage établi, les gens de service doivent, en cas de départ, prévenir huit jours d'avance le surveillant et le directeur ou son délégué. Ceux qui n'obéissent pas h cette règle sont considérés comme avant abandonné leur service et signalés k l'administration. Réciproquement, à moins de faute grave, le directeur accorde huit jours à l'infirmier qu'il renvoie.
Dès qu'un serviteur doit quitter l'établissement, il fait, à son surveillant, la remise des effets qui lui ont été confiés. Celui-ci remet à l'infirmier un bon pour rendre les effets au magasin. Ce bon est visé par le tailleur, puis porté à la direction, où l'on indique le nombre de journées dues, et enfin à l'économat, où le sortant est payé. Le livret est arrêté, signé par le directeur ou son délégué, et remis à l'infirmier sortant.
Les mesures disciplinaires employées contre les gens de service pour inlractions aux règlements, ivresse, négligence, brutalité envers les malades, rixe, désobéissance, etc., sont : 1" l'avertissement, 2» la réprimande, 3" la privaliiinjVane sorlie. 4" la ronslijne pour un temps plus ou moins long, 5" le renvoi dans les hait j,>ars,' 0> le renvoi immédiat.
Le personnel professionnel doit joindre, à la connaissance approfondie d'une profession, rintelligence et l'ascendant nécessaires pour faire travailler convenablement, et sans préjudice pour l'administration, un personnel composé en grande partie de vieillards souvent in-
firmes, d'aliénés et d'épileptiques. Il faut posséder en outre une instruction suffisante pour tenir avec régularité les écritures de chaque service. 11 doit en outre exercer une surveillance de tous les instants pour assurer la bonne et prompte exécution des travaux. La cordonnerie, l'habillement, le coucher, la tapisserie reçoivent les ordres du directeur et de l'économe pour les travaux de confection et de réparation qui doivent être exécutés dans ces ateliers ; les chefs d'ateliers du bâtiment sont placés sous la surveillance d'un architecte, inspecteur des travaux.
L'hospice de Bicêtre occupe dans ces ateliers des chefs ouvrieis à la journée au nombre de douze :
/ 1 menuisier, I cordonnier, 1 vannier Service des enfants : 7 (1 tailleur,
1 serrurier.
1 brossier, \ l imprimeur-typographe.
1 maçon, 1 peintre, l menuisier.
Service des bâtiments : 5 / 1 charron,
I plomliier.
Sont ouvriers permanents, c'est-à-dire nourris, logés et assimilés au grade de surveillant les autres chefs d'atelier savoir :
( i couvreur,
BAtiments : :t ] i fumiste,
( 1 serrurier.
V i tonnelier,
Mobilier : 3 < l cordonnier,
i tailleur.
Les conducteurs ou chefs d'ateliers doivent à leurs ouvriers l'exemple de la sobriété, du zèle et de l'exactitude; en conséquence, il est formellement exigé, à Bicêtre, qu'ils soient les premiers au travail, qu'ils ne s'absentent que pour les besoins urgents du service, enfin qu'ils prouvent parleur conduite qu'ils considèrent comme un sérieux devoir de sauvegarder les intérêts de l'administration. Le compte des
HISTOIRE DE lilCh'lTHE
matières qui leur ont été confiées.pour être converties en objets confectionnés, doit être tenu par eux avec une scrupuleuse exactitude, de manière à leur permettre toujours de justifier, sur le champ, de l'emploi de ces matières. Ils lont chaque trimestre un relevé de toutes les opérations accomplies par leurs soins. Ils tiennent aussi, jour par jour, un carnet indiquant les journées de travail faites par leurs ouvriers, ainsi que l'emploi du temps de chacun.
Enfin dans les divers ateliers, quatre-vin-t-dix-huit femmes à la journée sont occupées :
28 à la lingerie, 4S k la buanderie, 8 à l'atelier de coucher, 14 à l'atelier de tailleur.
Le budget total de Bicètre pour 1888 a été fixé au chiffre de 2. 027. 550 IVancs. Celui de 1880 au chiffre de 2. 028. 800.
Le budget de 1800 est pr.ivu pour une somme del. 907. 625 francs soit une diminution d'environ 130 mille francs sur l'année précédente.' Voici le détail du budget :