I. — Bossuet proposé pour différens sièges
Il ne vaquoit aucun siège important dans le clergé de France , que la voix publique ne s'empressât de l'y appeler. L'abbé Ledieu nous apprend C«) que les églises de Lyon, de Sens et de
(*) Mts. de Ledieu.
CO On a %-u comment Bossuet avoit su remplir <;e court intervalle de repos et d'inaction dan-s sa vie publique. Ce fut alors (ju'oa yit jparoUre soa ciief-d'oeuyre, son Discours sur
fjl ÎIISTOTRE DE BOSSUET ,
Beauvais, qui perdirent leurs premiers pasteurs (i) dans rintervalle de 1679 à 1681 , exprimèrent le vœu aussi honorable pour elles-mêmes que pour Bossuet, de voir le choix du Roi se fixer sur celui qu'il avoit juge digne d'e'îever son fils.
jM. Félix fialart , évéque de Châlons-sur-Marne, prélat qui joulssoil d'une grande considération dans son diocèse et dans l'Eglise de France , étoit lié d'amitié avec Bossuet; accablé sous le poids des années , des infirmités et des travaux qui avoient rempli sa longue carrière , il voulut honorer sa mémoire en le désignant pour son successeur ^'^'> , et il s'en ouvrit à Bossuet.
M. de Ligni, évoque de Meaux, qui l'avoit souvent entendu prêcher dans diliérentes églises de son diocèse , professoit également pour lui une singulière estime. 11 étoit malade et languissant depuis deux ans. Il ofFrit sa démission au Roi, et se permit de proposer Bossuet pour occuper sa place. C'est à ce siège que la Providence le destinoit. Mais il entroit dans les vues et dans les principes de Louis XIV de ne l'y appeler qu'après la mort de M. de Ligni.
Amelot delà Houssaye avance dans ses Jllemoîres historiques (■*) « que Bossuet , évéque de Con- » dom et précepteur de M^' le Dauphin, deTiianda » Vé\^éclié de Beauvais , et que le Roi le lui refusa y* sous le prétexte honnête que sa présence étoit » nécessaire auprès de Monseigneur -, mais au vrai,
l'Histoire universelle , qui fut imprimé au commencement de 1681.
(«) Mts. de Ledieu, — {}') Tome i*^*", p. 442.
(i) Par la mort de MM, de ViUeroj , de Montpezat et Choart de Buzern'al,