‹ Histoire de Bretagne. Tome secondChapitre 355 sur 392 · ET GONVENTV DIABOLORV ADIVNGTVS SIT DIE TREMENDI IVDIGH · texte numérisé non relu

ET GONVENTV DIABOLORV ADIVNGTVS SIT DIE TREMENDI IVDIGH

» Les anathèmes n'y ont rien fait. L’Évangéliaire a été mutilé, il a été enlevé « à l’église de Saint-Bern, dans l’épiscopat de Saint-Machute. » Nous pouvons déterminer l'âge de notre manuscrit et de ses vignettes. Mais où chercher l’église de Saint-Bern, l’épiscopat de Saint-Machute, où retrouver l’abbé Loies Guoret? — J. Petit de Rosen. »

(1) Presbjter?

PREMIÈRE BATAILLE ENTRE OURWANT ET PASCWETEN.

L* épiscopat de Saint- Machate , on Ta vu plus haut (p. 262-263), n’était autre que révêché d’Aleth; nous avons recherché l’abbaye de Sain-Bern et donné la traduction de € l’inscription en capitales rustiques » ou plutôt de la charte de donation inscrite au dernier feuillet de l’Évangéliaire. Pour rapprocher cette traduction de l’original latin et en faciliter la collation, nous allons la reproduire ici avec une légère variante.

Traduction. — t Je Gleuhitr, prêtre (?) serviteur des serviteurs de Dieu et son fidèle » quoique indigne disciple, — pour l’amour du Roi éternel et de son confesseur saint » Bern, pour moi, pour tous les chrétiens nés et à naître depuis Adam jusqu’au jour » du jugement, et pour mon seigneur Loiesguoret, abbé [de Saint-Bern], — /’ai donné » ce livre des Évangélistes à V église de Saint-Bern en V évêché de Saint-Machute , et tout le » clergé de cette église, par Vordre de Dieu, sous la garantie du noble peuple [de ce lieu], nêa » remis le cens (tributum) de mon jardin et de ma maison, quelle qu'en puisse être la valeur. » C’est pourquoi j’adjure tous ceux qui occuperont successivement cette église, tous les » fidèles vieux et jeunès, de bien se garder d’enlever ce livré ou de le détruire en aucun » temps, sous aucun prétexte. Si malgré cela quelqu’un le vole ou le tire de cette église » d’une façon quelconque, excepté les jours de fête et avec les reliques des saints; ou » s’il efface de ce feuillet les lignes que j’y écris, ou s’il mutile méchamment ce volume, » puissent les auteurs de ces actes être au jour terrible du jugement séparés de la » société des saints et condamnés à celle des démons. »

La variante de cette traduction porte exclusivement sur le passage imprimé ci-dessus en italique, qui répond aux lignes 5, 6, 7 de la charte et au premier mot de la ligne 8 ; la meilleure construction du texte latin de ces trois lignes nous semble effectivement être celle-ci :

« Dedi hune librum Evangelistarum ecclesiœ Sancti Berni in episcopatu Sancti Machuti, Omni clero hujus ecclesiœ dimittente tributum de domo hortoque, quantum valuerit, jussu Dei verboque nobilis populi. »

Je répète que les mots jussu Dei doivent s’entendre de la sanction divine imposée à cette convention par le serment religieux des deux parties, tandis que verbo nobilis populi indique le témoignage et l’adhésion des principaux habitants du lieu à cette convention. Voir le commentaire de cette pièce, p. 262-263 ci-dessus.

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