‹ Histoire de ChantelleChapitre 90 sur 104 · Muison Lartmid Félix · texte numérisé non relu

Muison Lartmid Félix

De Boulet, écuyer, sieur de Montor et autres lieux, acheta simultanément la terre de Chatenay et un manoir à Chantelle (1). Chantonay est toujours propriété de la famille de Boulet dont les armes sont : d'azur, au chevron d'or, accompagné de trois tours d'argent.

HHISSON.

IG08. Noble messirc Brisson, lieutenant-général de la cbàtellenie d'L'ssel, sieur de la Motte, de Chenillat, de Beaulieu , etc., de Saint-!\icolas , de Chantelle, et y demeurant. Le dernier membre de cette famille est mort à Ussol, il y a environ GO ans, dans la maison du capitaine Cautat. Armes : d'or, à trois bandes de gueules et un lambel de trois pendants d'azur, brochant sur le tout.

Sur les bords d'un petit ruisseau, à moitié chemin d'L'ssel à Chantelle, le voyageur remarque une langue de terre, plantée d'arbres vigoureux : on l'appelle de temps immémoriul la Saussaie-Brisson.

UUCIIEPOT.

Les sires de Burhepot ont une noblesse d'extraction qui se perd dans la nuit des temps ('2). C'est d'eux qu'a tiré son nom la terre située aux portes do Chantelle, et qui s'appelle indifféremment Bucliepot ou Bichepot. Elle .avait été apportée en dot par Dauphiue Chabotclle, à Gilbert de Bichepot, attaché au service de nos ducs de Bourbon. C'était sa demeure habituelle. Cet officier, cher à nos princes, avait néamoins un pavillon d'honneur dans l'enceinte même de notre château et tout- à-fait sur le bord des remparts <3). Il portait d'azur à un pot d'argent, une fasec de gueules brochant sur le pot, et un chef de même chargé de trois étoiles d'or. L'écu timbré •l'un casque, cimier une mellusmc. Cri do guerre : Bicfie/nl (•!).

Buchepot était un franc-fief relevant directement jadis de nos ducs, et plus tard de la couronne de France. Dans certaines circonstances, le noble feudataire était obligé de se rendre au château de Moulins, et là, l'épée au côté, t?te nue, à genoux et les mains jointes, il baisait le verrou de la grande porte, promettant do fournir, selon la coutume, les aveux et dénombrements de ses terres, et de garder tous les chapitres ■le fidélité, comme un vassal le doit à sou suzerain ('>).

A celte seigneurie étaient attachés de nombreux privilèges; des dîmes importantes se péroraient à Chantelle et dans toutes les communes circonvoisincs (G). Le droit de Bannaie fut reconnu au sire do Buchepot, comme premier et plus haut seii/neur Minier

H) Voir l'amîen plan du château de Clmnlvllc. (2| Armoriai de Rerel.

(3) Pror»'*-vvrl»ui de fui et lioioiuagr , aveux et dénombrements, déposes au cMtcau de Buclicpol. (4| Terriers de Buchepot, de La Mivoie et de St-Vlncenl. (3| Maison Ubuwi<re Jean, à l'angle de la rue du Picotin, (fil Cbarte de 1212. déposée a l'abbaye des Pierre».

de la paroisse de Taxât. Le droit de chapelle dans la susdite église lui fut de mfmc reconnu (1).

La maison de Rurhepot est alliée à la royale famille des Bourbons (2) : en 1820. Maric-Armande-Aurélic de Buchepot, damoisclle, fille de la charité de la congrégation de Saint-Vinccnt-dc-Paul, reçut une pension que lo roi Charles X lui accorda sur sa cassette particulière, |>our lui être annuellement servie en témoignage de la parenté que Sa Majesté reconnut exister outre elle et la maison de Hochepot,

La sœur ou plutôt la mire de Buchepot, comme on l'appelle communément, est connue dans tout l'univers, puisque c'est elle qui, depuis 15 ans, a formé les filles de Charité aujourd'hui répandues dans les diverses parties du monde.

Le marquis de Buchepot (Marie-Paul-Charles), unique rejeton de cette antique maison, habile aujourd'hui Orléans.

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