‹ Histoire de Charlemagne (volume 2)Chapitre 44 sur 44 · FJN DE LA TABLE · texte numérisé non relu

FJN DE LA TABLE

Nota. Les chiffres romains indiquent les volumes, et les chiffres arabes

les pages.

A.BODRITES. Leur roi est attiré dans une embuscade par les Saxons, I, 369. Charlemagne leur donne le pays des Saxons, 370.

Adalgise, chambellan de Charlemagne, partage le commandement d'une armée en Saxe,I» 35g. Il estjaloux de la faveur et des talents de Theudéric, même page. Il s'écarte du plan de campagne, et la bataille est perdue, 36o. Il expie sa faute par une mort honorable, même page.

Adolphe, duc titulaire de Gueldres, conspire contre son père dont il trouve la vie trop longue, II, 43î. Les Gantois veulent que Marie de Bourgogne l'épouse, même page. Il attaque les faubourgs de Tournay , les prend et les brûle, 433. Son armée est ensuite mise en déroute, il veut la rallier, et termine une vie criminelle par une mort glorieuse , 4^4-

Albion, lieutenant de Vitikind, fut comme lui plein de talents , de valeur et de ressources, I, 362.11 succombe sous Charlemagne, même page. Il se confie à ce héros , et vient le trouver avec Vitikind à Attigny-sur- Aisne , où il reçoit le baptême, 364 €t s'jw. Alcuin a écrit contre le second concile de Nicée , une lettre approuvée des princes et des évoques d'Angleterre, II, 35. Il est un des principaux coopérateurs de Charlemagne dans la restauration des lettres , 78. Il enseigne la réthorique à ce prince, 80. Il veut faire de la France une Athènes chrétienne , 81. Sonépitapheà saint Martin de Tours, 83. Il dit que Charlemagne étoit un évéque dans les

4ç)6 TABLE DES MATIÈRES.

choses de la religion, et nn philosophe dans les sciences profanes , 96.

Armes (les) légères chez les Francs étoient devenues pesantes du temps de Charlemagne, 11,99-

Arnoul, évêque de Metz, jouissoit de la plus haute réputation de sagesse et de vertu , I, 1 17. Il fut gouverneur de Dagobert, et la tige de la seconde race de nos rois , même page.

Assemblée (1') nationale et militaire, autrefois le Champ - de - Mars , est remise su Ier mai sous Pepin-le-Bref , I, 224.

Bathilde, esclave née en Angleterre, épouse Clovis II, I, 14-*. Elle fut mère de trois princes qui régnèrent après leur père, même page. Etant tutrice de Giotaire III , elle gouverne avec justice et fait des réformes heureuses , 162. Elle abolit une capitation qui étoit si dure pour les Gaulois qu'ils étoient forcés de vendre leurs enfants, 1 53. Elle arrête la simonie et la vénalité des bénéfices , même page. Elle fonde l'abbaye de Chelles pour les filles, et celle de Corbie pour les hommes , 1 54- Elle prend le voile à Chelles et est l'édification du cloître, après avoir été l'exemple du monde ,

Bourgogne ( le duché de ) ne doit pas être confondu avec les deux royaumes de Bourgogne , ni avec le comté de Bourgogne , qui est la Franche-Comté , H , 36o. Il avoit été possédé par les ancêtres de Hugues-Capet , 36 1. Il passe à Robert, chef de la première branche royale de Bourgogne, 362. Il passe de mâle en mâle dans cette maison jusqu'à la mort de Hugues IV, même page. Il est disputé par le roi de Navarre dit le Mauvais , par le roi Jean et par le duc de Bar, nés des trois sœurs, 363.

Brunehaut, épouse Sigebert, roi d'Austrasie, 81. Elle poursuit la vengeance de Galasonte sa sœur, femme de Chilpéric qui l'avoit fait étrangler, 83. Elle est investie dans Paris, 86. Elle gouverne le royaume d'Austrasie et celui de Bourgogne sous le nom de ses deux petits-fils, io3. Elle est chassée du royaume d'Austrasie, même page. Elle fait déposer saint Didier, évêque de Vienne, qui lui avoit fait quelques remontrances sur les désordres de sa vie,

io4- A la mort de Théodebert, elle égorge les fils de ce prince , 107. On la fait mourir dans les plus rigoureux tourments , 110. Parallèle de Brunehaut et de Frédegonde , 1 1 t.

Calabre (le duc de ) gagne l'estime de Marie de Bourgogne , et l'on se fait des promesses réciproques de mariage, II, 383. Une contagion horrible désole Nancy et enlève ce prince à l'âge de vingtcinq ans , 384.

Campobasse , confident de Charles-le-Téméraire, le trahit à la bataille de Nancy, II, 374.

Capitulaires ( les ) règlements faits dans des assemblées composées des évéques et des grands du royaume, II, 3g.

Carloman , fils de Charles - Martel , est roi d'Austrasie, I, 19^. Dégoûté du siècle, il s'ensevelit dans un cloître, 199. Il lait bâtir un, monastère, 200. Il va s'enfermer au Mont -Cassin , remettant le sort de ses fils à Pépin , même page. Il vient à l'assemblée de Crécy-sur-Oise plaider la cause du roi des Lombards son souverain , 21 5. Ayant fait une vive impression, il est renfermé dans un monastère à Vienne par Pépin son frère, 216. Il meurt la même année, 217. Son corps est transféré au Mont-Cas&in ; son épitaphe , même page. Il est créé patrice de Rome ainsi que ses deux fils ,218. Il donne à l'église de St. Pierre de Rome l'exarchat de Ravenne et la Pentzipole, même page. Après être revenu en France, il repasse en Italie et assiège dans Pavie Astolphe qui survit peu à sa disgrâce ,220.

Chalons ( Jean de) prince d'Orange, guerrier bouillant, impétueux, orateur éloquent, négociateur habile, II, 435. Il plaide avec tant de force la cause de Louis XI auxEtatsdu duché assemblés à Dijon, que toutes les places, hors Aussonne, reçoivent garnison française, même page. Moins heureux en Franche-Comté, il fait cependant recevoir les troupes du roi à Dole , à Salins et à Gray, 436. Louis XI ne récompense point ses services, 461. L'affront d'avoir été traître gratuitement le ramène aux pieds de sa légitime souveraine , 462. Il ramène toute la Franche-Comté sous l'obéissance de l'archiduchesse, 4^4- Louis XI confisque sa principauté d'Orange, et 2. 32

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le fait pendre en effigie dans toutes les villes du duché de Bourgogne , 364.

Charlemagne est né au château d'Ingelheim près de Mayence, I , 22g. On ne sait rien de son enfance , ni de son éducation, 23o. Il fait ses premières armes sous son père à dix-neuf ans , même page. Son père ayant partagé ses Etats entre ses deux fils, Charlemagne est sacré à Noyon , 23i. Il épouse Hermengarde , fille de Didier, roi des Lombards , 235. Il réunit à vingt - neuf ans toute la monarchie française, 246. Il fait le siège de Pavie , 278. Il y passe l'hiver sous une tente, 283. Ayant converti le siège en blocus, il soumet toutes les autres places de la Lombardie, et va passer les fêtes de pâquesà Rome, même page. Son entrée dans cette ville fut un triomphe, 286. Il y confirme la donation faite au St. Siège par Pépin , en se réservant la souveraineté des domaines qu'il abandonne aux papes, 287. Il repart content de l'accueil du peuple romain, et court réduire Pavie, 289. Après la reddition de cette ville, il envoie à Liège Didier, roi des Lombards, et le force à se faire moine , 291. Il respecte chez les Lombards la forme de gouvernement qu'il y trouve établie, 293. Plusieurs seigneurs lombards ayant formé contre le pape une ligue dont le duc de Frioul étoit lame, Charlemagne accourt du fond de la Saxe, fait trancher la tête au duc , et tout rentre dans la soumission, 297. Il a pour Paul, diacre, qui avoit été secrétaire de Didier, tous les égards qu'il nvoit pour les savants, 298. A la sollicitation des évêques et des seigneurs d'Italie , il accorde la paix au duc de Bénévent dans une seconde révolte, 3o2. Il semble créer les armées dans le lieu et dans le moment précis où il en a besoin, même page. Il entre dans la Bavière avec trois armées à-la-fois, en réduit le duc et le force à donner pour otages son fils et douze des principaux seigneurs bavarois, 3o4- H se place au centre de ses Etats sur les confins de la France, de la Germanie et de l'Italie, pour veiller à-la-fois sur ces trois principales parties de son empire, 319. Il change la forme du gouvernement de la Bavière, 32 1. Il repousse deux fois les Huns de la Bavière avec une grande perte, 322. Dans une seule campagne, il gagne quatre grandes batailles , tant contre les Huns que contre les Grecs, 324. H tourne toutes ses vues de conquête»

du coté de la Germanie pour la convertir, 3^5. L'esprit qui l'animoit est celui qui depuis a présidé aux croisades, 326. Sa méthode ordinaire est d'entamer par différents côtés le pays qu'il attaque, 329. Plusieurs petits princes d'Espagne l'appelant à leur secours, il prend Pampelune par la Navarre , et Barcelone parle Boussillon , 33o. Il devient maître d'une grande partie de l'Espagne, et remet sur le trône de Saragosse Ibinaliarab, même page. Il rentre en France couvert de gloire; mais son arrière-garde est battue par trahison à Roncevaux,333. Il l'ait pendie Loup II, duc des Gascons : auteur de cette trahison, qui tomba entre ses mains, 335. En 797, il envoie encore une armée en Espagne ; le résultat est pour lui un accroissement de puissance et d'autorité, 339- La guerre qu'il fit aux Saxons dura trente-trois ans , 34o. Cette guerre a été moins une conquête qu'une rivalité , 343. Il détruit l'idole des Saxons et son temple , même page. Il gagne en personne une grande bataille contre Vitikind , à Bucholt, 355. Mesures qu'il prend pour rendre solide la conversion des Saxons, même page. Défense qu'il leur fait d'immoler des victimes humaines, 358.Theuderie ayant été battu en Saxe, le roi court lui-même à la vengeance, et met en fuite Vitikind, 36o. Il fait décapiter 4?5oo des principaux Saxons, 36 1. Il se répent de n'avoir fait de toute la Saxe qu'un vaste désert, 364- Il indique un parlement à Cuffenstein près de Mayence, 368. Les Saxons ne s'y étant rendus qu'en très petit nombre, il fait de nouveau de leur pays un vaste désert, même page.hc massacre de plus de 3o,ooo Saxons venge la mort du roi des Abodrites, que ceux-ci avoient attiré dans leur embuscade, 369. Il finit par faire une transplantation générale des Saxons , même page. Il donne leur pays aux Abodrites, alliés fidèles des Français, 370. Guerre contre les Huns ou Avares, 373. En ajoutant des provinces à son empire, il veut gagner des âmes à Dieu , 375. Il exerce la valeur de ses fils , et cultive leurs talents, 383. Trois armées pénétrent par trois endroits différents dans la Bohème ; il la soumet sans retour, 385. Seul son ministre et son général , Charlemagne dirige tout, exécute tout, est par - tout , 385. Il fait construire le palais et la basilique d'Aix-la-Chapelle, 38g. Description de ce pilais, 391. Il veut faire communiquer l'Océan

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germanique à la mer noire, 393 ; et unir la Moselle à la Saône , 3o,4- H fonde Héristal, 3cp, Il eut un grand nombre de femmes et de maîtresses, même page. Il menoit avec lui ses femmes dans les expéditions les plus lointaines, 397. Htldegarde fut celle qu'il aima le plus, 398. Conspiration de Pépin-le-Bossu, fils aîné' de Charlemagne, contre les jours de son père et de trois de ses frères , 4o6. Il le fait raser et enfermer au monastère de Prum, 408. Il aime plus ses filles pour lui que pour elles-mêmes, et des désordres hont» ux déshonorent sa maison, 4^i4^,Ilfait épouser Emma, sa fille, à Éginard, son secrétaire, qui aimoit cette princesse, \\S. Il eut vingt enfants connus, 417- H pourvoit à la subsistance de ses bâtards par des bénéfices et des terres, 4 1 9- U fait consîruire une multitude de navires pour empêcher les Normands de remonter les fleuves, 421- H règne une amitié sincère entre lui et le calife Aaron Rachid, 42^. Présents qu'il en reçoit, 426 et suiv. Plaisanterie qu il fait à Edburge, reine d'Angleterre, 43i- Il euvoie des missionnaires en Suède pour établir la foi, 432. Il est couronné à Rome empereur d'occident par le pape, 44^- H fait garder toutes les rivières à leur embouchure, contre les incursions deGodefroi, roi de Dauemarck, 478. Celui-ci étant mort, il accorde la paix à son fils, 48 1- En 806, se sentant vieilli et affoibli, il fait son testament, 491- En 811, il en fait un autre,après la mort de ses deux fils aines, !\cfi. Il laisse les deux tiers de ses trésors et de ses meubles aux diverses métropoles de ses États, même page. Il prend des informations secrètes sur l'administration de Louis, son fils, dans l'Aquitaine, 497- Apprenant qu'il s'est corrigé de quelques erreurs de jeunesse, il mande ce prince à Aix-la-Chapelle , et lui recommande , en présence des grands , ses soeurs , les enfants de ses frères et son peuple, même page. 11 lui donne le titre d'empereur et lui commande d'aller prendre sur l'autel la couronne impériale , même page. Dans ses dernières années , il donne à son fils l'exemple d'éviter la guerre , 498. Dans un règlement, il défend aux prêtres d'aller à l'armée, II, !±i. Plusieurs de ses lois annoncent un prince très supérieur à son siècle, 45. Il fait un capituîaire pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique, 4^- M amène de Rome des maîtres de grammaire et d'arithmétique, 53

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Il veut introduire dans ses Etats la liturgie romaine, 54- Piège qu'il tend à un évèque qui dépensoit beaucoup en superfluité, 63. C'est sous son règne , vers la fin du huitième siècle, que paroissent les fausses Décrétâtes, 66. Ses capitulaires relatifs au droit civil sont aussi sages que ceux qui règlent la discipline ecclésiastique, 68. Jamais prince ne fut si pénétré de l'obligation de rendre la justice à ses sujets, j5. 11 fonde des écoles que l'université de Paris peut regarder comme son berceau, 87. Il en fonde une pour le grec à Osnabruclc, même page. Il examine avec les maîtres les cornpositions des écoliers, même page. Il se fait lire à table l'Écriture- Sainte et la Cité de Dieu, 90. Il savoit les langues étrangères de son temps, 91. Il compose une grammaire tudesque, 94. H établit l'égalité des poids et des mesures , io3. H est le premier de nos rois qui ait fait des lois somptuaires , io5. Il donne aux ambassadeurs de Perse le divertissement d'une chasse aux buffles, 1 10. Il y est blessé, 1 1 1. Il accorde la grâce à Isambard qui avoit volé à son secours, même page. Sa mort , 1 16. Sa pompe funèbre, 1 17. Il est invoqué comme saint dans plusieurs églises particulières, 1 18. Parallèle de Charlemagne et d'AaronRacliid, calife de Perse, son intime ami, 120. Il récompense un jeune clerc pour un bon mot sur la parcimonie d'un évèque, ia5. Il a fait de grandes fautes, mais il fut grand en tout , j 3o. S'il est vrai que ce prince , si ami des lettres, ne sût pas écrire, 1 3 ^ . Doit - on le regarder comme le fondateur de l'université de Paris, 1 4 1 ? Est- il le créateur des pairs et de la pairie, i55 ? A- 1- il changé la forme des assemblées nationales, 1 67? Histoire romanesque de Charlemagne , ses rapports avec l'histoire véritable, 178. Il laisse sa race sur le trône; mais il a^oit rendu ce trône trop vaste pour elle , 263.

Charles (le prince), fils de Charlemagne, tue de sa propre main dans un combat , Léchon, l'un des petits souverains esclavons , I, 385. Il avoit tué aussi de sa main Miliduoch , le chef ou roi des Sorabes, même page. Son père ne lui donne que le Maine pour tout apanage, 4o5.

Charles-le-Chauve a, sous le nom de Fiance occidentale, une grande partie de ce qui compose aujourd'hui la France, II, 293. Il fait trancher la tête à plusieurs grands, 295. Il est sacré à Sainte-Croix

d'Orléans, 298. Il se fait contre lui un soulèvement presque général, 299. Rétabli dans ses Etats, il fait sommer Louis, son frère, par Hincmar, archevêque de Reims, de lui faire réparation , même page. Un concile le réconcilie avec Louis-le-Germanique, 3o2. Il fait entrer dans l'état ecclésiastique le quatrième de ses fils, qui s'étoit révolté contre lui, 3 1 5. Il passe en Italie, et s'en empare, 3 16. Il est couronné empereur à Rome par les mains du pape, 3 17. Il meurt au passage des Alpes, empoisonné par Sédécias, médecin juif, 320. On lui reprochoit d'élever aux emplois les hommes de néant, même page. Son règne fut celui des évéques, 32 1.11 aima les lettres, et attira en France des savants de la Grèce et même de l'Asie, 32 2.

Charles - le - Gras , frère de Louis - le- Germanique , va se faire couronner empereur à Rome, II, 33 1. Les Français l'élisent pour leur roi, 334- Sa destinée fut aussi étrange que son caractère, 335. Il assemble un parlement, dans lequel il donne tant de marques de folies que ses peuples l'abandonnent, même page. Sous son règne, les Normands assiègent Paris, 336. Il n'est point compris dans la liste de nos rois du nom de Charles , 33y. Il est le dernier prince de la race carlovingienne qui ait possédé l'empire, même page.

Charles - le -Simple, fils posthume de Louis -le -Bègue , succède à Charles-le-Gras, II, 33g. Son règne est l'époque de la plus grande décadence de la maison carlovingienne, 345- Charles-Martel, fils de Pépin et d'Alpaïde, I, 17G. Il est enfermé par ordre dePlectrude, première femme de son père, 178. Il se sauve de sa prison , 180. Il livre bataille à Rainfroi et à Chilpéric Daniel, et débute par un échec, 181. Il gagne la bataille de Vincy et une autre bataille entre Reims efî Soissons, 182. Il gouverne avec autant de sagesse et plus de vigueur que son père, i83. La plus importante de ses expéditions militaires est la victoire qu'il remporta en j3a contre les Sarrasins, i84- Il sauve seul 1 Europe du joug du mahométisme, 187. Il rétablit le duc d'Aquitaine dans ses États, 189. Ce héros, avec tant de gloire, n'est pas heureux, il lui manque le titre de roi, dont il a seul toute la puissance, 190. Aimé du soldat, mais haï du clergé et des grands, qu'il réduisoit à

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n'être que des sujets soumis, il croit les lois plus fortes que son autorité, il se contente de ne pas nommer de roi, 192. Le reste de sa vie n'est qu'un interrègne, 193, Il meurt, âgé de cinquante ans, héros le plus brillant que la France ait eu jusqu'alors, 194.

Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne, inquiet, ambitieux, trouvé dans les combats une mort violente comme son caractère, II, 36g. Il est haï et redouté de Louis XI, même page. Il forme la Ligue du bien public, 370. Il signale son courage à la bataille de Mont- Lhéri, où il faillit deux fois être pris ou tué, quoiqu'il restât maitre du champ de bataille , même page. Il soumet les Gantois révoltés , 371. Il enferme Louis XI dans le château de Péronne, 372. Il ravage la Picardie, 373. Fait la conquête du duché de Gueldres , même page. Il perd les batailles de Granson , de Morat, de Nancy, 374- H est trahi par Gampobasse, son indigne confident, et trouvé mort dans un ruisseau presque glacé. Il eut dans sa jeunesse tout l'éclat d'un héros, et plus tard toute la férocité d'un tyran, 375. Sa milice fut la plus belle de l'Europe , 376. Il renouvela la pratique des Romains d'enfermer les troupes dans un camp retranché, et l'apprit aux Français, même page. Il mourut, laissant ses vastes États épuisés par des guerres continuelles , 388.

Chaumont (Charles de) d'Amboise, succède à Graon au gouvernement de Bourgogne, et regagne les places et les cœurs des Bourguignons, II, 4^9- Il combat d'abord moins qu'il ne négocie, 47 ï - Il fait le siège de Dole, 473. Entre dans la ville de Besançon, 474-

Childebert fait périr ses neveux pour s'emparer du royaume d'Orléans, I, 71. Il ravage l'Aragon, 74. Il fait bâtir l'église de Saint- Vincent, aujourdhui Saint-Germain-des-Prés à Paris, même page. Ami de la paix et des lettres, il est le premier de nos rois qui ait su le latin , 78.

Childéric, roi d'Austrasie, réunit les trois royaumes, I, 1 58. Il promet par serment qu'il y aura dans chaque royaume un maire de la nation, 169. Il disgracie saint Léger, son ministre, mêmepage. Privé des conseils de cet évêque , il se livre à ses vices , et devient vil et féroce, 160. Il est assassiné par Bodillon, un des plus grands seigneurs, qu'il avoit fait battre de verges, 161.

Chilpéric, roi de Soissons , se laisse séduire par les artifices et les

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charmes de Frédégonde, I, 82. Il l'épouse, après avoir f.iit étrangler sa femme dans son lit, 83. Forcé de foir jusqu'à l'extrémité de ses Etats, il va s'enfermer dans Tournai, 84- Soumis aux volontés de Frédégonde , il fait arrêter son fils et l'enferme dans un couvent, 88. Il est assassiné en revenant de la chasse, 92. Grégoire de Tours l'appelle le Néron et l'Hérode de la France, même page. Il fait un édit pour introduire dans l'alphabet des lettres doubles des Grecs , 94-

Chréliennot, bourgeois de D'jon , prend les armes, massacre Jean Jouard, président du nouveau parlement, et remplit toute la v ille de désordre et de carnage, II, 4^6.

Clotaire , fils de Clovis, fut roi de Soissons , I, 66. Il s'unit à Childebert pour envahir la succession de Thierry, roi de Metz, y3. Il poursuit les Visigoths jusqu'au-delà des Pyrénées, y4- H fait brûler dans une chaumière Chramne, son fils, avec sa femme et ses enfants, parcequ'il s'étoit révolté contre lui, 78. Il fait de grands dons aux églises pour appaiser ses remords, même page. En mourant, il trouve le roi du ciel bien puissant de disposer ainsi de la vie des plus grands rois, 79. Jamais prince n'abusa autant du mariage , même page.

Clotaire II est le premier de nos rois qui ait pris en considération le bonheur du peuple , 1 , 1 1 2. Il fait tuer Boson par jalousie, 1 1 5. Il associe à la couronne Dagobert, son fils aîné, et lui donne l'Austrasie, 117. Il le met sous la direction de saint Arnoul , évêque de Metz, même page. Il taille en pièces l'armée de Bertoald, et désole tout le pays des Saxons , 119. Il fut un des plus grands et des meilleurs rois de la première race, 120.

Clotaire III est roi de ISeustrie et de Bourgogne, I, i5o. Il meurt sans enfants, 157.

Clovis I , en montant sur le trône, a un rival dans Siagrius, gouverneur dans la Gaule pour les Bomains, I, 56. Il le défait près de Soissons, 57. Il fend la tète à un gendarme dont il trouve l'armure en désordre, et qui lui avoit disputé un yase à Soissons, même page. Il gagne la bataille de Tolbiac et se fail chrétien, comme il en avoil fait vœu s'il étoit vainqueur, 58. Il défait Ala.ic d;ins la plaine de Vouiilé, Go. Il est vaincu auprès d'Arles par Tktodoric,

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roi des Ostrogots, 61. C'est le plus grand roi de la première race, 62. Il fend la léte à II gnacaire, roi de Cambray, et à Riguier son frère, même page. Il donne une grande leçon aux traîtres, même page. Il fait assassiner llenomer, roi du Mans et son frère, et s'empare des Etats de tous ces princes qui e'toient ses parents, 63. Sa politique est comparée à celle de Ferdinand-le-Catholique et de Charles-Quint , 64- Elle n'a que la conquête pour objet, 65.

Clovis II, par la mort de Si^ebert II et l'exil de Dagobert II, son fils, devient seul roi des trois royaumes, I, 146. Il fait exempter l'abbaye de Saint-Denis de la juridiction de l'ordinaire, 147. L'argent que lui et son père avoient donné à cette abbaye, il le prend pour nourrir les pauvres dans une famine, 148. 11 meurt iinbécillc et consumé par les voluptés, même page.

Craon. Voyez Trimouille (de La) , seigneur de.

Dagobert, fils de Clotaire II, prive Aribert, son frère, du partage qui luiétoitdû, I, 121. Il fait assassiner Brunulfe , oncle maternel de ce prince , 1 22. Il fait attaquer les Esclavons par les Allemands , alors ses sujets, 1 26. Voyez Samon. Dagobert eut un grand nombre de femmes, dont cinq portèrent toutes à-la-fois le titre de reines, 127. Après avoir accueilli neuf mille Bulgares, qui sétoient réfugiés dans ses Etats, il les fait presque tous massacrer, i3o. Ses violences contre saint Arnoul, qui avoit été son précepteur, i32. Il meurt de vieillesse à trente-six ans, 1 34-

Dagobert II, pendant plus de mille ans, fut ignoré de tous les historiens ,1, 161. Adrien de Valois est, parmi les Français , le premier qui l'ait connu , en justifiant Paul Diacre, 162. Il règne pour la seconde fois en Australie, i63; niais seulement dans l'Alsace et sur les bords du Rhin, même page. Il fit beaucoup de pieuses fondations, 164. Il est révéré comme martyr à Stenay, même page.

Daim ou le Diable (Olivier), originairement barbier de village, devient barbier de Louis XI, II, t\ii. Il affecte tout le faste d'un grand seigneur , et se fait nommer le comte de Meulan , 423. Forcé de se sauver de Gand, il s'empare de Tournay pour le roi, 424*

5o6 TABLE DES MATIÈRES.

Descordes (Philippe de Crevecœur, seigneur), l'un des plus illustres capitaines de son temps, II, 4*4- ^se laisse corrompre par Louis XI, et ponrroit être regardé comme un grand homme, s'il eût été fidèle, même page.

Didier, roi des Lombards, donne sa fille en mariage à Charlemagne, I, 235. Il refuse d'effectuer la restitution si souvent promise aux papes, 278. Au bruit du départ de Charlemagne pour l'Italie, il quitte Rome, et vient s'enfermer dans Pavie , 278. Malgré le ravage de la famine , Didier ne se rend point ; mais les habitants ouvrent leurs portes, et le remettent avec sa femme et sa fille à la disposition du vainqueur, 290. Il est envoyé en France, et forcé de se faire moine, 291.

Du Lude va à la rencontre de Vergy, taille en pièces son détachement et le fait lui-même prisonnier, II, 4*6.

Ebroin, guerrier violent, ministre perfide, despote cruel, fut maire de Neustrie, I, i5i. Il est scandaleusement exalté comme un héros dans moitié de la vie des saints, et justement décrié comme un méchant dans l'autre moitié, même page. Après la retraite de la reine Bathilde à Chelles , le gouvernement d'Ebroin n'est plus qu'un tissu d'injustices et de violences, 1 56. Il poursuit de ville en ville Thierry et Leudesie, son maire, 166. Après plusieurs assassinats, il finit par être assassiné lui-même, 170.

Edburge, reine d'Angleterre, témoigne à Charlemagne le désir d'être reine de France, I, 4^2. Réponse plaisante qu'il lui fait, même page.

Eddius, historien de saint Wilfrid , I, 162. Mabillon s'applaudit d'avoir fait venir d'Angleterre l'ouvrage de cet historien, i63.

Eginard, secrétaire et historien de Charlemagne, aime Emma, fille de Charlemagne, I, 4!6- Stratagème de cette princesse, même page.

Erchinoald devient seul maire pour les trois royaumes sous CIovisII,I, 146. Il lui fait épouser une esclave, la fameuse Bathilde, l47.

TABLE DES MATIÈRES. 5o7

Fardulfe, ecclésiastique, Lombard de nation, révêle la conspiration de Pépin-le-Bossu, fils aîné de Charlemagne, qui vouloit attenter à la vie de son père et de trois de ses frères , I, 4o6. Il a pour récompense l'abbaye de Saint-Denis, 409.

Femmes ( les ). Pourquoi elles ne succèdent pas au trône de France , 1,66.

Fontenay, près d'Auxerre. Il s'y livre entre quatre rois français, deux contre deux (trois frères et un neveu) , une furieuse bataille, où cent mille Français restèrent sur la place , II , 289.

France (la), distinguée sous Charlemagne en France proprement dite, et en France germanique, I, 247.

Francs (les) n'avoient pas tous passé dans la Gaule, une partie étoit restée en Germanie , 1 , 248.

Frédégonde , une des femmes d'Audouère , épouse de Chilpéric , séduit ce prince par ses artifices et ses charmes, I, 82. Elle l'épouse, après l'avoir porté à faire étrangler la reine dans son lit, 83. Elle fait poignarder le chambellan de Sigebert, 85. Elle fait donner un coup de couteau dans le flanc à Clovis, dernier fils de Chilpéric, 91. Elle s'enfuit de Chelles et se sauve dans l'église de Paris, 95. Elle fait assassiner Prétextât dans son église, 96. Elle attente à la vie de Rigonte, sa fille, 99. Sa mort, io3. Parallèle de Frédégonde et de Brunehaut, 110 et suiv.

Geilon , comte de l'Etable, partage le commandement d'une armée de Charlemagne en Saxe, I, 359. Il est jaloux de la faveur et des talents de Theudéric, même page. Il s'écarte du plan de campagne et la bataille est perdue, 36o. Il expie sa faute par une mort honorable , même page.

Germains (les) comptoient par nuits et non par jours, II, 97.

Godefroy, roi de Danemarck, court toutes les mers et observe toutes les côtes du vaste empire de Charlemagne, I, 478. Il fait au-

5o8 TABLE DES MATIÈRES.

tant par fanatisme religieux que par politique la guerre aux chrétiens, 4/9- M &*1 fermer, par une haute muraille, garnie de forts et de tours, cette langue de terre qui s'étend entre l'Océan germanique et la mer Baltique, 480. Il bat les Frisons, et est assassiné par un de ses gardes, 481. Son fils demande la paix à Charlemagne, en cédant les conquêtes faites par son père, même page. Grimoald, fils de Pépin, maire du palais, succède à son père, I, i43. Il fait assassiner Othon, seigneur austrasien, son concurrent, même page. Il passe pour avoir empoisonné Sigebert, \!fi. Les Austrasiens soulevés le font prisonnier avec son fils , et envoient à Clovis ces deux princes, qui ne reparoissent plus, i\6.

Hachette (Jeanne) arrache et jette dans le fossé l'étendart , avec l'officier qui l'avoit planté sur la brèche des murs de Beauvais , II,3;3.

Hérétiques (les) ont attaqué de deux côtés les mystères, II, 7.

Hincmar, fameux archevêque de Reims, étoit disciple d'Hilduin , II, 85. Il écrit au pape Adrien en faveur des libertés de l'église gallicane, 3i3. Il meurt à Epernay, 332.

Hugonet, chancelier, déchire de sa main la pancarte originale des privilèges des Flamands, II, ^iS. Il est chargé par Marie d'une lettre de créance pour Louis XI, qui la communique aux députés de Flandre, !±iQ. Il est accusé de trahison, 427- Condamné, il appelle au parlement de Paris, 4?-9- H a 'a tête tranchée sous les yeux de Marie, qui s'étoit élancée vers l'échafaud pour demander sa grâce , 43 1.

Huns (les) ou Avares, venus des bords de la mer Caspienne , occupoient la Pannonie, c'est-à-dire la Hongrie et l'Autriche, I, 255.

Imbercourt partage le sort d'Hugonet. Voyez ci-dessus. Irène remplit seule et avec éclat le trône de Constantinople, I, 3o6. Elle étoit d'Athènes, et d'une famille noble, mais obscure, même

TABLE DES MATIÈRES. 5oC)

page. Elle règne sous le nom de Constantin Porphyrogénète, son fils, 3o8. Celui-ci ayant voulu régner par lui-même, elle le fait battre de verges dans son palais , et se fait nommer elle-même impératrice, 309. Une révolution ayant remis son fils sur le trône, elle lui fait crever les yeux, en ordonnant qu'il ne puisse pas survivre à l'opération, 3 10. Elle propose le mariage de Constantin Porphyrogénète, son fils, avec Piotrude, fille de Charlemagne, 3i3. Ayant perdu deux grandes batailles contre Charlemagne, elle ne veut plus commettre sa fortune contre celle de ce prince, 325. Elle n'a plus de querelle avec Charlemagne qu'en matière de religion, 327. Elle offre sa main à Charlemagne, 4^7- Aétius traverse cette négociation , 469. Nicéphore la relègue au fond d'un monastère, 4?1- H l'envoie ensuite dans l'île de Lesbos, où elle meurt, même page.

Irminsul , idole des Saxons , est brûlée sur son autel , 1 , 344- Isambard, dont les biens étoient confisqués, vole au secours de Charlemagne, qui faillit périr dans une chasse aux bufles, II, III. Son courage lui vaut sa grâce, même page.

Jean, roi de France, donne à la journée de Poitiers, l'exemple d'une témérité inflexible, II, 35g. Il obtient par le traité de Brétigny sa liberté, en sacrifiant plus d'un tiers du royaume, 36o.

Jean-Sans-Peur, duc de Bourgogne, règne sous le nom de l'infortuné Charles VI, II, 365. Il assassine le duc d'Orléans, frère du roi, 366. Il prodigue bassement ses caresses à la populace, et le bourreau de Paris lui touche dans la main, même page. Ce prince est assassiné par les seigneurs de la suite du dauphin sur le pont de Montereau , 367. Son mariage avec l'héritière du Hainault achève de réunir les Pays-Bas sous la domination des ducs de Bourgogne , même page.

5lO TABLE DES MATIÈRES.

Lechon,l'un des petits souverains esclavons, meurt dans un combat, de la main même de Charles, fils de Charlemagne, I, 385.

Louis-le-Débonnaire, devenu empereur et roi de France, il est toujours moine, II, 264- II s'empresse d'appaiser le pape Grégoire par des négociations respectueuses , 278. On le renferme d;ms l'abbaye de Saint-Médard de Soissons , 280. On le revêt de l'habit de pénitent; dans la suite, il est réhabilité, 281. Il meurt d'une fluxion de poitrine, 285. Réflexions sur son règne, 28G. Il adoucit le sort des Saxons, 288.

Louis-le-Bègue, fils de Charles-le-Chauve, lui succède, II, 826. C est une question parmi les savants de savoir s'il fut empereur, 32j. Sa mort, 33o.

Louis et Carloman succèdent à Louis-le-Bègue , leur père, II, 33o. Ils ont à combattre les Normands pendant tout leur règne, 33 r. L'union, qui régna toujours entre eux, les distingue de tous les princes carlovingiens , 332. La mort de l'un et de l'autre a quelque chose de remarquable, même page.

Louis V, dernier roi de la seconde race, n'avoit plus pour tout domaine que Laon et Soissons et quelques petites terres, II, 35 1.

Louis XI, roi de France, est haï et redouté de Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne, II, 36c>. Il est chassé par ses propres intrigues de la cour du roi, son père, même page. Il trouve un asile en Bourgogne, et tourne ce bienfait contre ses bienfaiteurs mêmes, même page. Il signale son courage à la bataille de Mont-Lhéri, 3jo. Il divise pour régner, 3ji. Il est enfermé dans le château de Péronne par Charles-le-Téméraire, 3"2. Il est accusé d'avoir fait empoisonner son frère , même page. Il forme une ligue puissante contre le duc de Bourgogne, 3j3. Il prend Roye , Montdidier, Corbie, même page. Il rend Comines aussi nuisible à Charles qu'il lui avoit été utile, 3-7. Il ne cesse de menacer les États du duc à& Bourgogne, 38 r. A la mort de ce prince, il a des prétentions sur chacune de ses provinces, 388 et suiv. Sur le comté de Flandre, 3r)2. Sur l'Artois, même page. Sur la Franche-Comté, 3p4- Sur le Maçonnais, 3y5. Sur les places de la Somme, 399. Sur le comté de Boulogne,

TABLE DES MATIÈRES. 5ll

4oo. Sur le duché de Bourgogne, 4oi. Sur le Nivernais, le Rethélois, 4o4- Sur le comté de Charolais, 4o5. Il oppose des obstacles au mariage du dauphin et de la princesse Marie, 412. Il séduit Philippe de Crevecœur, 4J4- ^ ne Peut corrompre Vergy, 4 16. Il lui fait mettre les fers aux pieds, puis il a recours à la mère de ce jeune homme, qui finit par le gagner, 417- II fait pendre un grand nombre de prisonniers, même page. Il fait trancher la tête à douze députés d'Arras qui étoit assiégé, 418. Il finit par se rendre maître de cette ville, 4i9« H lui donne le nom de F/anc/e, 420. Il pousse ses conquêtes dans le Hainaut, dans l'Artois et le Bourbonnais, même page. Il menace le gouverneur de Saint-Omer de massacrer à ses yeux son père, qui étoit entre ses mains, 420. Il envoie Olivier-le-Daim pour fomenter les troubles de Gand, 422. Il abuse dune lettre de créance que lui avoit fait remettre confidentiellement Marie de Bourgogne, 426. Il s'applaudit de cette bassesse, la plus odieuse qui ait flétri son règne, 427- H crée un parlement à Dijon, 436. Presque tous les ministres anglais étoient ses pensionnaires, 445 5 et il avoit signalé son ressentiment contre les ministres de son père, par la destitution et l'emprisonnement, 44 '■ Cet artisan subtil de fraude et de séduction manque l'alliance de Bourgogne et celle de Bretagne, 442* H entre en Flandre, où il remporte plusieurs avantages, 4^2. Il prend Condé, puis en est chassé, 453. Il est aussi avare du sang de ses sujets dans les combats, qu'il en est prodigue sur les échafauds, 457- H fait faire le procès au prince d'Orange, comme à un traître, II, 464. H confisque la principauté d'Orange, et l'unit au Dauphiné, même page. Il fait pendre ce prince en effigie dans toutes les villes de Bourgogne, 465. Il ne peut détacher la Bretagne de l'alliance des Anglais, 480. L'état de sa santé, altérée par de violentes attaques d'apoplexie, lui fait tourner toutes ses vues vers la paix, 480. Il devient un tyran invisible, caché au fond de son palais, même page. il envisage avec effroi la minorité du dauphin, nourri dans l'ignorance et abandonné à de vils espions, 483. Après la mort de Marie, il renouvelle ses intrigues auprès des Gantois, qui le traitent beaucoup plus favorablement qu'il ne l'espéroit lui-même, 483 et iuiy.

Mahomet II, ce conquérant rapide est à vingt ans la terreur de l'Orient, II, 483. Son premier triomphe est la prise de Constantinople, même page. Il attaque Rhodes, saccage Otrante, menace l'Italie, même page.

Maires du palais (les) étoient d'abord comme les visirs de nos premiers rois, I, i4o. Au lieu d'être nommés par les rois, ils le sont ensuite par les grands, 1 4 1 •

Marie de Bourgogne, filîe unique de Charles, sa naissance, son éducation, son caractère, II, 378. Elle se regarde de bonne heure comme une victime d État, qui doit être immolée au gré de l'ambition et de la politique, 879. Les seigneurs proposent son mariage avec Monsieur, frère de Louis XI, 38o. Elle accorde son estime au duc de Calabre, et par ordre de son père, il y a des promesses réciproques de mariage, 383. Elle est recherchée parle duc de Savoie, 386. Puis, par le prince deTarente, 387. La position de cette princesse devient tous les jours plus horiible, 425. Elle donne secrètement à Hugonet et à d'Imbercourt une lettre de créance pour Louis XI qui la montre aux députés, 426. La princesse en éprouve un mépris plein d'horreur pour ce roi, 427- Elle court à l'hôtel de ville de Gand demander la grâce de ses deux commettants, 43o. Elle s'élance inutilement vers l'échafaud pour les sauver, 43i- On éloigne d'elle la duchesse douairière et tous ses amis, 432. On veut lui faire épouser Adolphe, duc titulaire de Gueldres , qui avoit conspiré contre son propre père , même page. Elle reçoit en même temps la perte des deux Bourgognes , 434. Tant de révolutions funestes ouvrent les veux aux Gantois qui la laissent libre de se choisir un mari, 43j. Les prétendants étoient le dauphin, le comte de Rivière, frère de la reine d'Angleterre, et Maximilien , fils de l'empereur Frédéric qui envoie une ambassade solennelle à cette princesse, 4Î9- ^es ambassadeurs lui présentent la promesse qu'elle avoit faite autrefois, avec le consentement de son père; elle la reconnoît avec plaisir et promet de l'exécuter, 449' Le mariage se fait , 45o. L'archiduc adore cette princesse, et les Flamands lui savent gré de faire le bonheur de celle qu'ils avoient rendue si malheureuse, /±53. ^^e affermit de

plus en plus son empire dans le cœur tie ses sujets , 478. Elle accouche d'un fills , 479- Elle est renversée à la chasse par son cheval, fait une fausse couche et meurt, /\h5. Son éloge, même page. Elle laissa deux enfants , 4^7- Marguerite d'Autriche, fille de Maxim il ien et de Marie de Bourgogne, 11,487. Les Gantois arrêtent son mariage avec le dauphin, 488. Elle est remise en're les mains de la comtesse de Beaujeu , sœur aînée du dauphin, pour être élevée en France, même page. Le dauphin la sacrifie à l'alliance de Bretagne , la renvoie à Maximilien , et lui enlève sa femme , 489. Elle épouse Juan infant d'Espagne , même page.

Maximilien , fiis de l'empereur Frédéric III , désire la main de Marie de Bourgogne, II, 384- Le père de cette princesse exige pour condition que l'empereur érige ses Etats en royaume , ce qui est refusé, 385. et suiv. Après la révolte des Gantois et leur repentir, Frédéric III envoie une embassade solennelle pour réitérer ses prières à la princesse qui accorde sa main à Maximilien, 449- Il épouse Marie de Bourgogne, 45o. Il l'adore, et les Flamands lui savent gré de faire le bonheur de celle qu'ils avoient rendue si malheureuse, 453. Il montre toute la prudence d'un vieux capitaine à la bataille de Guinegaste, 4^4 et suiv. Miliduoch, chef ou roi desSorabes, meurt dans un combat, delà

main même de Charles, fils de Charlemague , I, 385. Motmoies (les) lurent un des principaux objets delà législation de Gharlemagne , II, 102.

Nicéphore , chancelier de l'empire grec, est proclamé empereur par le peuple et par les soldats, I, 47°- î' relègu< l'impératrice Frêne au fond d'un monastère, 47 x- 1' envoie des ambassadeurs à Gharlemagne pour lui demander la paix . Charlemagpe pour collègue et pour égal, 476.

Qi

Orange (le prince d' ). Voyez Cha

5l4 TABLE DES MATIÈRES.

Othon , seigneur austrasien, fut un concurrent redoutable pour

Grimoald, maire du palais, qui le fit assassiner par Leuthaire ,

duc des Allemands, I, i^3.

Oudard de Bussy, chef des députes d'Arras pendant le siège de cette

ville, est arrêté avec ses collègues par ordre de Louis XI, et a.

la tête tranchée avec onze d'entre eux, II, 418.

Pape ( le ) demande à grands cris du secours contre Mahomet II , II, 481.

Paul, pape, frère et successeur d'Etienne III, envoie à Pépin-le- Bref une horloge d'une invention nouvelle, I, 221.

Pépin de Landen jouissoit de la plus haute réputation de sagesse et de vertu, I, 117. La seconde race de nos rois descend de lui par les femmes , même page, Il fit de Dagobert un bon roi , tant que ce prince suivit ses conseils, 142. Redevenu maire d'Austrasie sous Sigebert , il sert le fils avec autant de zèle qu'il avoit servi Je père, i43.

Pépin de Héristal livre à Thierry et à Bertaire , entre Saint-Qnentin et Péronne, une bataille qu'il gagne ,1, 171. La France lui dut une considération qu'elle n'avoit pas eue depuis Clovis , 172. Il donne successivement la couronne à trois rois , comme s'il eût donné une charge dans sa maison, 175. Trois précautions qu'il prend, même page. Il répudie Plectrude pour épouser Alpaïde , 176. Sa mort ,

Pépin-le-Bref, fils de Charles-Martel, fut roi de Neustrie, I, 194 , Il tint de la modération de son père, 196. Il se rendit redoutable par les armes, comme lui et son aïeul, 201. Il convoque à Soissons l'assemblée générale des grands et des prélats, même page. C'est lui qui introduit l'usage du sacre, 2o5. Il fait couronner avec lui la reine Berthe , sa femme , même page. Il fait renouveler la cérémonie de son sacre à Saint-Denis par le pape Etienne III, et fait sacrer et couronner avec lui ses deux fils, Charles et Carloœnn , 208. Pourquoi il fut appelé h Bref, même page. Il combat un

lion et un taureau, 20g. Il fait la guerre contre les Saxons, les Bretons et contre Gaïffre, duc d'Aquitaine, 210. Il dépouille ce dernier de tous ses États, et enlève Narbonne et presque tout le Languedoc aux Sarrasins, 311. La plus brillante de toutes ses expéditions est celle qu'il fit contre les Lombards, même page. Il fait raser et disparoître les enfants de Carloman , 2 17. Il est fortement soupçonné d'avoir hâté la mort dj leur père qu'il avoit fait emprisonner, même page. Il meurt à 53 ans, 222. Il est enterré à la porte de l'église de Saint-Denis, 225.

Pépin-le-Bossu , fils aîné de Charlemagne, forme le projetmonstrueux d'assassiner son père et ses frères, I, ^06. La conspiration ayant été révélée par un ecclésiastique, Pépin est rasé et renfermé dans le monastère de Prum où il finit ses jours, 408.

Philippe-le-Hardi est fait duc de Bourgogne, II, 364- Il dispute au duc d'Anjou et à Monsieur les rênes du gouvernement, 365.

Philippe-le-Bon ouvre toutes les portes de la France aux Anglais , II, 367. Par une défection utile , il assure le trône à Charles VII, 1 368. Il gouverna ses peuples avec justice et bonté , même page.

Philippe, fils] d'Antoine , bâtard de Bourgogne, commandoit Saint- Omer, tandis que son père étoit au pouvoir de Louis XI , Sa belle réponse à ce prince qui le menaçoit, s'il se défendojt , 4« faire massacrer son père sous ses yeux, II, 420.

Plectrude , épouse de Pépin, femme active et courageuse, envoie une armée établir Theudoalde, son petit-fils, dans les royaumes de Neustrie et de Bourgogne , I, 178. Elle fait enfermer Charles- Martel, même page. Elle achète de tous les partis la paix avec les trésors de Pépin, et finit par se cloîtrer, 181.

Rachid (Aaron), calif en Perse, est lié d'une amitié sincère avec Charlemagne , I, 42^.

Reims. Ce n'est que dans le douzième siècle que Louis-le-Jeune lui donna la prérogative du sacre, I, 2o5.

Robert-le-Fort, ou le vaillant, meurt en combattant contre les Normands, ce qui le fait appeler le Machabée de la France, II, 3o2 Jl est la tige de la troisième race de nos rois , 3o4-

Roncevaux. L'arrière-garde de l'armée de Charlemagne y est battue par trahison, I, 333. Description d'une chapelle bâtie à trois cents pas de cette abbaye, 334>

Samon, marchand natif de Sens, voyageant pour son commerce, rend libres les Esclavons et les gouverne pendant trente-six ans, I, 124 Ciiez lui la force du corps egaloit celle de lame ; il laissa vingt-deux fils et quinze tilles, 126.

Sarrasins (les) et ceux qui possédoient la Sardaigne, en se corabattaDt, entrent dans l'Italie, y font les mêmes ravages que les Normands en France, et pillent Rome et le tombeau de saint- Pierre, If , 309.

Savoie ( le duc de ) se met sur les rangs pour épouser Marie de Bourgogne, mais sans succès, II, 38j.

Saxons (les), grande puissance qui s'étendoit vers le nord, I, 25o. Unis aux Frisons , ils formoient un Etat deux fois plus vaste que la France germanique , 252.

Sédécias , médecin juif, empoisonne Charles-le-Chauve, II, 320.

Siagrius gouverne la Gaule pour les Romains, I, 5j.

£igisniond, roi de Bourgogne, fait étrangler Sigéric son fils dans son lit, I, 69. Il tombe entre les mains de Clodomir, roi d'Orléans, qui le fait égorger lui et ses enfants , même page.

Tarente (le prince de), fhV<lu roi régnant à Naples , se rend avec un équipage brillant à la cour de Bourgogne, dans l'espoir d'épouser la duchesse Marie, II, 387.

T.issillon. duc de Bavière , épouse Luitperge , fdle de Didier, roi des Lombards, I, 3oo. Il hait les Français, comme vassal de la couronne, même page. Il engage dans sa querelle le duc de Bénévent et les Huns, 3oi. Il est obligé de recourir aux supplications , et met le pape Adrien dans ses intérêts, 3o3. S'étant révolté de nou-

veau, il donne pour otages son fils et douze des principaux seigneurs, 3o4- Il renoue ses négociations avec les Huns, 3o5. De concert avec Arichise, duc de Béncvent, il traite avec la cour de Constantinople , 3i5. Il arme le plus secrètement possible ses Bavarois, 317. Il est invité par Charlemagne à se rendre à un parlement solennel à lngelheim, 3ig. Il est condamné à avoir la tête tranchée, 020. La peine est commuée, et lui, sa femme, deux fils et deux filles sont renfermés dans divers monastères, 32 1, Quelques années après il comparoît en habit de moine au concile de Francfort, et renonce pour lui et pour sa postérité à tous ses droits sur la Bavière, 32 1. Il obtient quelques grâces, et est réuni avec ses deux fils sous une clôture moins rigoureuse, 3ài. Théodebert, fils de Thierry s'agrandit du côté de la Germanie, I, 74. Il fut un guerrier violent, et mourut à la chasse, y5. Mot remarquable de ce prince , 76.

Theudéric, parent et ami de Charlemagne, est le Parménion de cet Alexandre, I, 358. 11 commande une armée en Saxe, même page. Trois généraux de Charlemagne sont jaloux de sa faveur et de ses talents, 36g. Il perd une bataille contre Vitikind, par l'insubordination de trois généraux, 36o. Etant gouverneur des Saxons , il exereoit sans cesse leur valeur contre les autres ennemis de la France, 367.

Theudon, l'un des petits rois de la Pannonie, se rend aux Français , reçoit le baptême et le fait recevoir aux peuples de sa dépendance, I, 38o. Il trahit les François, 382. Il se défend avec un grand courage , est pris et puni de mort, même page. Thierry, quoique né d'une concubine, hérite aussi bien que les fils de Clotilde, I, 66. Il soumet toute laThuringe, 68. Il fait assassiner un fils naturel de Clovis , qui prétendoit avoir droit à la couronne, 73.

Trimouille (George de la), seigneur de Craon, entre en Bourgogne avec une armée que Louis XI tenoit prête depuis long-temps, II, 435. Il a toute la confiance du roi , et ne veut point partager l'autorité avec le prince d'Orange, 461. Le gouvernement des deux Bourgognes et le commandement des armées lui restent, 462. Il perd Vesoul , Kochefort et Auxonne, 4^4- H assiège Vesoul et est

5 l S TABLE DES MATIÈRES.

forcé de se sauver à Grey , même page. Il fait le siège de Dole, 4r>'T- II échoue, est disgracié et renvoyé dans ses terres, 4^9-

Varnebourg (la comtesse de), issue de la maison de Croy, défend Beaumont comme le capitaine le plus expérimenté, pendant que son mari qui en étoit le gouverneur, se trouvoit en Allemagne pour le service de l'Archiduc, 477-

Vergy, jeune et brave, ramène à Douai cinq cents chevaux échappés de Ja bataille de Nancy, II, 4*5- H résiste aux séductions de Louis XI qui le resserre dans une étroite prison, 416. Ne pouvant résister aux larmes de sa mère , il se rend , 42/-

Vesoul. Les Vandrey, seigneurs bourguignons, font lever le siège de cette ville , par un stratagème ingénieux, II, 4^4-

Vitikind, digne rival de Charlemagne, I, 348. Aussi éloquent que brave, il ne cesse d'animer les Saxons à la défense de leur pays, même page. Il ne veut ni être ni paroître chrétien et Français, 35o. Il va porter sa haine à la cour de Sigefroy, roi des Danois, même page. A son retour du Danemarck, il parle à ses compatriotes, et toute la Saxe est en armes, 352. Il gouvernoit les Saxons par l'éloquence et par l'amour, 358. Il gagne une bataille près du "YVeser contre Theudéric par l'insubordination des généraux, 36o. Il est plus tard mis en fuite par Charlemagne, même page. Il revient parmi les Saxons, ranime leur courage et est encore battu, 362. Il se confie à Charlemagne, vient avec Albion le trouver à Attigny» sur- Aisne , où ils sont baptisés ensemble, 364- H est mis au nombre des saints par divers auteurs, 365. Quelques généalogistes font descendre de lui la troisième race de nos rois, même page.

Willes (les) occupoient ce qu'on nomme la Poméranie et la marche

de Brandebourg, I, 3j2. Charlemagne les soumet, 373. Wolrade, comte du palais, partage le commandement dune armé»

-de Charlemagne en Saxe, I, 359. Il est jaloux de la faveur et des talents de Theudéric, mcme page. Il s'ëcarte du plan de campagne et la bataille est perdue, 36o. Il sauve les restes de l'armée vaincue, même page^

DC Gaillard, Gabriel Henri, 1 726- 1 806.

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