Sommières ; Gard, arr' de Nîmes, ch.-l. de c
3. Arch. nat., J. bo5, n'a (avril i36i). — Voy. un article récent de M. Henry Cochin : Jean Galeaz Visconti et le comté de Vertus {Arch. storico Ijarhhardo XXXII, igoS, fol. 281-29O.) Vertus ; Marne, arr' de Chalons, ch.-l. de c". Chef lieu du pa^ us Virtadensis (820); archidiaconé de l'église de Ghâlons ; plusieurs fois constitué en douaire etc. C'est à Vertus que les Etats de Champagne se réunirent en i358.
Villani a fait, à propos de ce comté, de récente création, un jeu de mot détestable ou inconscient : « ... la piccolissima contea di Vergia tuttoche di Virth volgaremente se titolasse... »
M. Longnon a publié dans les Documents relatifs au comté de Champagne (1904, in-4*, t. II, p. 562-670, cf. Introduction, p. xliv-xlvi) les lettres de Charles V du 9 juin 1370 réglant définitivement l'assiette des revenus du comté de Vertus et reproduisant les lettres de Jean 11, d'avril i36i, relatives à la constitution de ce comté. Il a donné dans le même volume (p. 53o 66;!) le texte de la prisée dti comté de Vertus faite en i366 pour en déterminer exactement la valeur.
4. Arch, nat., J. 5o5, n° i (Milan, 18 octobre i 36o). Ces terres et seigneuries constitueront le douaire d'habelle, en cas de prédécès de Jean Galéas. EUej passeront aux enfants, nés du mariage, et, à leur défaut, feront retour à la famille du donateur.
5. G. Romano, Inlornonll' origine délia Conleadi Vertus dans les Hendiconli del Reale Islituto Lomhardo di Scienze e lettcre, .Milan, 1897, t. XXX, p. 228.
LE MARIAGE D ISABELLE DE FRANCE ^ a35
France et la nécessité où elle était de parfaire, dans le délai assigné, le premier terme de la rançon.
Le principal auteur d'un mariage, qui comblaitics plus ambitieuses espérances des Visconti, fut le comte de Savoie, Amédéc VI, que tout désignait pour jouer le rôle d'intermédiaire*. 11 était le beau-frère du régent et une de ses sœurs, Blanche, avait épousé Galéas Visconti, avec lequel, la politique aidant, il entretenait des relations étroites. Au mois de mai i36o, il était de passage à Milan *, et, dès la fin du mois suivant, on négociait le mariage de son neveu avec Isabelle de France 3. L'archevêque de Sens fut un des commissaires français chargés de traiter avec les représentants de Galéas *.
Le mariage^ fixé d'abord au 3o août, dût être différé de cinq à six semaines. La santé de la jeune princesse obligea de retarder la date de son départ de Paris, qui n'eut lieu que le 7 août^. Galéas Visconti estimait que le ao, elle serait « infailliblement » à Mâcon, — à la frontière des états d'Amédée VI — et, d'après les supputations les plus probables, à Milan un mois après, soit le ao septembre^. Mais quand elle fut arrivée à Sens, le voisinage de la Grande Compagnie, qui déjà se for^ mait, entraîna un nouveau délai. Il fallut attendre l'occasion propice
I. Chronicon Placentinum ap. Muralori, XVI, col. 5o5-5o6 : « El lune dominus cornes Sabaudiae, qui erat fralcr dominae Bianchas consortis dicli domini Galeaz pluries vcnit Mediolanifm ad diclum dominum Galeaz, cognalum suum. Iradendo et ordinando de diclo matrimonio ». M. Fcrdinando Gabotto a apporlé sur ce point des précisions nouvelles. Voy. ses Nuovidocumenti sul matrimonio d'Isabelladi Francia con Gian Galeazzo Visconti (Hendiconti délia Fieale Àccademia dei Lincei. Classe di Scienze morali, storiche e fUologiche, Ronia, 1899, in-8% p. 72-92.
a. F. Gabolto, op. cit., p. Sa.