‹ Histoire de CharlesChapitre 21 sur 301 · Abbé Lebcuf, op. cit., p · texte numérisé non relu

Abbé Lebcuf, op. cit., p

3. La quittance de Robert Knolles est bien du 10 avril i36G (Lebeuf, op. cil , t. III, p. 269-250). Par suite d'une faute d'impression, elle est datée aux Preuves (t. IV, p. 194, n'3ii) du 10 avril 1 371, ce qui a induit S. Lucc en erreur et lui a fait corriger la date de l'année. — C'est en i3GG que R. Knolles reçut l'absolution (M. Prou, Etude sur les relations politiques du pape Urbain V avec les rois de France, i888, p. i48i5o.)

« ... comme nous Robert Kanole, sire de Derval et de Rougé> eussions eu jàpieza sur les bourgeois et habitans de la ville, cité el forbours d'Auceurre cerlaines obligations de la somme de quarante mil llorins d'or au mouton, pour le rachat du feu, du glaive et du pillagede ladite \ille, ciléct forbourgs d'Auceurre etc.. Lesquelles obligations nous avons baillé à.... pour porter à nostre saint père le pape, à en ordeuer cl faire sa volenlé. . »

U. H. Deniile, op. cit., p. a3C, n. i. /

Ghâtillon-sur-Loing *. Mais bientôt il reprit sa marche interrompue, et dès le mois de mai, après avoir traversé tout le Berry, il atteignait les frontières de l'Auvergne -. Il n'est pas douteux qu'il n'eût le projet arrête d'envahir le midi de la France, le Gomtat Venaissin tout au moins, et de tirer du Pape une grosse rançon. Peut-être la récente chevauchée de l'Archiprêtre en Provence lui avaitelle inspire ce dessein qui, pour un aventurier comme lui, offrait bien des chances de succès 3. En tout cas, il s'en fallut de peu que le rêve ne devînt une réalité, quoique un chroniqueur anglais se soit fait l'écho de quelque hâblerie un peu forte, en écrivant que Knolles s'avança jusqu'à douze lieues seulement d'Avignon ^.

Au moment où il méditait de s'ouvrir un passage à travers les vallées du Plateau central, il fut rejoint par deux routiers fameux, Jean Waldbouf et Jacques Wyn, u le poursuivant d'amours » ^, étabhs l'un et l'autre à la lisière de la Bourgogne, et qui, dès 1857, avaient fait une apparition en Forez ^.

L'Auvergne, pour qui l'approche des Anglais était une menace redoutable, aurait eu les moyens de résister à l'invasion, si des conflits d'autorité ou des jalousies locales n'avaient paralysé la défense, et rendu inutile le bon vouloir des trois ordres de la province. En vertu des pouvoirs qui lui avaient été conférés antérieuremeiit à la bataille de Poitiers, le comte Jean de Poitiers — le futur duc de Berry — exerçait sur tous les pays situés au sud de la Loire, une autorité illimitée et

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