‹ Histoire de CharlesChapitre 227 sur 301 · Gr. Chr., VI, 23G · texte numérisé non relu

Gr. Chr., VI, 23G

G. Deux compétiteurs, les cardinaux de Boulogne et de Périgord, se partageaient les voix du Sacré Collège. ,

7. Originaire de la sénéchaussée de Beaucaire, Urbain V avait été abbé de Saint- Germain-d'Auxerre, avant de gouverner l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

8. Gr. Chr., VI, 327 : « ...et le reçut le dit pape Urbain honorablement en consistoire et le détint avec luy à disner. »

9. Satalie, un des ports les plus riches de l'Asie-Mineureau xiv* siècle, fut enlevée de vive force par les Chrétiens sous la conduite de Pierre de Lusignan, le 24 août 1 36i , et non le i" juillet, comme le disent les Gr. Chron., VI, 226 (N. Jorga, Philippe de Mézières et la Croisade au XIV* siècle. Paris, Bouillon, 1896, in-8", 110' fascic. de la Bibl. de l'Ec. des Hautes Etudes, p. lai et suiv.)

5a/» FIN DU REGNE DE JEAN II

que rheure était venue de mettre à profit l'affaiblissement des Turcs, non plus seulement pour défendre ce qui restait des anciennes conquêtes chrétiennes en Orient, mais pour prendre une offensive vigoureuse et arracher les Lieux Saints aux infidèles *.

Pierre I étant arrivé en personne le mercredi-saint, 29 mars i363 *, le Pape, dès le surlendemain, lui donna la croix « d'outremer », ainsi qu'à Jean II, au cardinal de Périgord et à plusieurs autres grands seigneurs de la suite du roi de France. En même temps, il instituait ce dernier capitaine-général de la Croisade et conférait au cardinal de Périgord le titre de légat du Saint-Siège pendant la durée de l'expédition. La date du « passage » était fixée au i" mars t365 3. C'est par erreur que l'on a souvent associé aux noms de Jean II et de Pierre de Lusignan, celui du roi de Danemark, Waldemar, qui ne vint à Avignon qu'un an plus tard et ne prit jamais la croix '*.

Quelques jours après avoir désigné les chefs de la Croisade, Urbain V la prêchait publiquement devant les deux rois et la multitude des fidèles ^.

Le a passage outre- mer » ne dut pas avoir de partisan plus convaincu que Jean II. Il y voyait le moyen de tenir un engagement autrefois pris par son père ; il y trouvait surtout une diversion aux difficultés, qui naissaient journellement de l'exécution du traité de Brétigny.

VI. jr- A.U début de son séjour à la cour d'Avignon, il avait institué le dauphin son lieutenant-général en toute la langue d'oil, lui donnant les pouvoirs les plus étendus pour agir et traiter au nom du

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