I. Gr. Chr., VI, aa
a. Ibid., p. a 29.
3. Arch.nat.,J. G/|i, n°iO (Tour de Londres, 12 février i3G/i), Quittance d'Edouard III, de 107.000 écus d'or versés à son trésorier par Raoul Maillart, maître général des monnaies du roi de France, à valoir sur la somme que Jean II devait payer au terme de la Toussaint i3Gi « ja passé, pour sa délivrance ».
C'est sans doute ce paiement qui a donné naissance à la légende du million ou du demi-million que Jean II aurait apporté au roi d'Angleterre (Eulogiam histor ^ III, 233 : «portans secum milionem argenli... ». — Knighton, Chronicon, II, 1 18 : « ...attulit secum medietalem millenarii in partem solutionis redemptionis sua*. . . »)
4. Contin. Chronici Guill. de Naïujiaco, II, 333 : « Regimen autcm regni sui commisit domino karolo, i)rimogcnito suo, etc.» — Cont. Chronici Bichardi Scoti, p. iCo : « ... rcgni regimine Karolo, duci Normania^, filio suo primogenito, reliclo. .. » Froissart est inexact quand il dit : « Si ordonna là (le roi Jean à Amiens) de rccief son fil le ducli de Normendie à cslre regens et gouvreneres don royaume île France jusques à son retour » (Ckron., VI, g'i). Du moins le mol regens autoriserait-il une confusion et une erreur. Il est à remarquer qiu; le daupliin ne prit pas d'une manière habituelle — il le lit i)IuI(jI rarement — le litre de lieutenant du Roi, pendant cette deuxième absence de son père (1/4 mars, !t et 10 avril i30'i).
5. Au mois de septembre, — Voy. Conlin. Chron. (Juill. de IVangiaro, II, 33o-33i : o ... et ivit dominus rox (-ypri nsque Rothomayiim alque Kadonuun, ubi fuit in mense seplembri liujus anni receptus solcmnitcr per ducem Normannia?, scilicet dominum Karoluni, i)riniogenilmn n-gis Francia'. et per nobilcs et burgenses ». Pour celle réception, le dauphin axait emprunté à la leine Blanche « certains paremens « qu'il lui renvoya de Rouen à Vernon sur deux charrettes escortées par cinq sergents (Bibl. uat.. Fr. •jo./|02, n":ii; ii sept. i3G3).
LA GUERRE EN ISORMANDtE 353
Yais. Le dauphin peut, il est vrai, compter sur l'épée de Bertrand du Guesclin, dont le rôle et la faveur ont singulièrement grandi *. L'année i36a a été marquée par (leux succès, dus l'un et / autre au chevalier breton : ta capitulation de Cormeilles et la capture de James de Pipe*. Malheureusement, un temps d'arrêt succède à une ofîer^sive énergique et ne permet pas de pousser plus loin les avantages obtenus. Du Guesclin, en effet, appartient avant tout au duc de Bretagne. Vpps la fin de celte même année iSôa, il lui faut répondre à Tappel de son suzerain et prendre la direction d'une courte et victorieuse campagne^ qui rétablit les affaires de Charles de Blois dans le duché ^.
Le dauphin, comme l'écrit S. Luce, a ^l'a pour ainsi dire que prâté à son cousin » le vaillant capitaine ^, qu'il songe à s'attacher par des liens de plus en plus étroits. Voyant renaître l'audace des brigands, vite remis de leurs échecs, il rappelle Bertrand en Basse-Normandie, où il s'agit d'affranchir la région de Vire du joug que font peser sur elle les garnisons d'Aulnay s, de Vaudry ^ et d'autres forteresses moins importantes 7. A cette époque, il est vrai, Du Guesclin trouve encore un précieux auxiliaire dans le lieutenant de Charles le Mauvais, Philippe de Navarre, qui le seconde loyalement dans ses opérations militaires ^. A la première sommation qui leur est adressée, les défenseurs d'Aulnay entrent en arrangement, et, pour éviter tout retard dans la
I. Bertrand du Guesclin se qualifie, en i363, « capitaine souverain es bailliage de Cacn et de Cotentin pour le duc de Normandie ». On ignore à quelle date ce titre lui fut conféré. 11 était en même temps lieutenant du duc d'Orléans, dans les pos^ sessions de ce prince situées « entré la rivière de Seine et la Bretagne ». (Hist. de Bertrand du Guesclin, p. 383 et pièces justifie, n" xl).
a. James de Pipe s'était fait prendre par un chevalier français, Jean Leslandart Le roi Jean paya sa rançon s'élevant à 12 000 royaux ; ce pourrait bien être là le prix ou la plus grande partie du prix exigé pour l'évacuation de Cormeilles (Bibl. nat., Clairambault, LXXXVl, n* 65 ; 3 juin iSGa ; XLV, n* a4, 9 déc. i363). S. Luce ignorait la somme payée aux Anglais de Cormeilles {Hist. de B. du Guesclin^ jp. i^o). Voy. ci-dessus p. 3i3, n. 5-7.