‹ Histoire de CharlesChapitre 249 sur 301 · Ibid., p. 390, 4o · texte numérisé non relu

Ibid., p. 390, 4o

DU GUESCLIN ET GLILLAUME DE PEl.TON 355

anglais du Poitou (2^ nov. l'ôCui) '. Sans dédaigner l'outrage, du Guenclin garda une maîtrisp de lui-même dont il eût été incapable quelques années auparavant. Peut-être, en cela, ne faisait-il que céder aux instances du duc de' Normandie, qui plus que jamais avait besoin de ses services. 11 releva le défi de Felton, mais en déclarant que le roi de France, ou à son défaut, son fils aîné, serait juge de la querelle (9 décembre i363) *. La cause fut portée devant le Parlement de Paris, qui avait une procédure spéciale pour ces affaires d'honneur. Une séance solennelle fut tenue le 27 février i364, que présida le dauphin et à laquelle assista noiamment le roi de Chypre. Les débats conlr.ldictoires durèrent trois jours. L'arrêt de la Cour donna raison à du Guesclin, en écartant le duel judiciaire, qui n'était pas admis quand la preuve testimoniale était possible. Or Bertrand avait dit devant plus de deux cents témoins qu'il ne se considérerait plus comme otage auboutd'unmois^. Depuis le défi de Felton, du Guesclin, tout en conservant son titre de capitaine général en Basse-Normandie, avait cru nécessaire de s'effacer quelque peu, en laissant à son cousin, Olivier de Mauny, la direction, au moins nominale, des opérations militaires. En réalité, c'était toujours lui qui retenait le commandement effectif^. Jamais son concours n'avait été plu? indispensable. La situation s'était, en effet, fort aggravée en Normandie. Philippe de Navarre était mort le 29 août i363 ^, et, débarrassé d'un lieutenant gênant par sa droiture, Charles le Mauvais commençait à ne plus garder de ménagements. On connaît ses prétentions à la succession du dwcbé de Bourgogne et ses vaines réclamations à la mort de Philippe de Eouvre. Son dépit dut s'accroître, quand, le 6 septembre i363, Jean II, érigeant le duché de Bourgogne en duché-pairie, l'eût donné à son fils Philippe 6. Toutefois,

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