Ibid., p
(j. Lettres données à Germigny-sur-Marnc (Dom Plancher, Hist. de Bourgogne. II, ccLxxvin et cclxxix. — E. Petit, Hist. des ducs de Bourgogne.
Par une sorte de compensation, le roi de France, se trouvant à Amiens, assigna à son fils aine, le dauphin, le duché de Touraine dont Philippe avait joui avant d'être investi du duché de Bourgogne (Arcli. nat., JJ. 96, fol 5a'°, n» iSa).
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pendnit quelques mois encore, le roi de Navarre se contenta d'inlriguer et de se préparer à la lutte *. Nous verrons que le dauphin, qui avait tout à redouter d'un pareil adversaire, lui porta les premiers coups, le contraignant par là de se démasquer.
En attendant que la guerre se fît ouvertement entre Français et Navarrais, on se battait sur divers points de la Normandie. De nouvelles forteresses étaient toinbées, en Basse-Normandie, aux mains des brigands : Beaumont-le -Richard 2, (^uesnay ^ et le Molay *. Pour les leur reprendre, il fallut ime campagne d'hiver, et des plus dures, car un froid atroce sévissait alors dans toutes les provinces de la France. 11 n'est question dans les chroniques que de cours d'eau ou d'étangs gelés. — même dans le Midi, — de cavaliers ou de piétons succombant à la rigueur de la température ^. Malgré la présence lc du Guesclin et d'Olivier de Mauny à la tête des forces françaises, malgré l'appui que la population de la Basse-Normandie prêtait à ses libérateurs, le résultat obtenu fut médiocre. Le Molay seul put être repris par les lieutenants du dauphin ^.
- Ce prince avait, dans le même temps, une autre cause i]o s. iucis. Très irrité de la fuite du duc d'Anjou, Edouard III avait en qui^lque sorte «lâché» surla Normandie' un partisan anglais redoutable, Jean Jouel, qui, an débul^ du mois d'octobre i363, s'empara du donjon de I\ollebcise, près de Mantes 8. « De ce donjon, qui commaitde le cours de