‹ Histoire de CharlesChapitre 253 sur 301 · Le mot est de S. Luce, op. cit., p · texte numérisé non relu

Le mot est de S. Luce, op. cit., p

8. Chron. des quatre premi/^rs Valois, p. 129 i3o : « Puis manda le dit roy Edouart (après le départ du duc d Anjou) à monseigneur Jehan louel, qui avoit et lenoit plusieurs for^^ en Normandie, qu'il guerroiast en France en son propre nom comme Jeh.in Jouel. Ml fu uno ;;uerre couverte. Monseij,'nour Jehan Jouel prist lors à guerroier en France et par especial en Normcndie et garny ses fors moult grandement et pilla le pais, si qu'il laiut que les gens des villes du plat paisd'entour se rucnçonnassent à lui. » \oy. même chron., p. i3i, i35. — Jean Jonel fut blessé à mort, à la bataille de Cocherel, et fait prisonnier par Olivier de Mauny (S. Luce, op. cit , Vi5). — Uolleboise ; Seine-el-Oise, arr' de Mantes, c° de Bonnières.)

JEAN JOIIEL AU DON.IUN DE ROLLEBC>lSE 1^0"]

la basse Seine, l'aventurier anglais intcrcei)tait les conmiunications entre Rouen et Paris » * et semai i la panique dans la région environnante : à Mantes, à Vernon, et jusque sous les murs de Paris ^. Se croyant à l'abri de tout et de tous, sur ce rocher escarpé, derrière des murailles 'épaisses de neuf pieds •'^, l'ancien tailleur renouvelait et exagérait les rodomontades de Robert KnoUes :

u Qui Jehan Joucl prendra

i« Chent mille francs ara

« Et autant l'en demouira » ♦.

Le dauphin, qui n'avait pu empêcher ou prévenir la prise de Rollcboise, fut lorl ému de l'événement ^. U s'occupa tout d'abord d'assurer, autant qu'il était possible, la libre navigation de la Seine, en créant. une flottille chargée d'escorter les bâtiments marchands. Elle se composait d'un baleinier de Leure, ayant pour capitaine Jacquee Brument, et de sept bateaux d'armée^. Tous les ordres nécessair:'s furent donnés dès la fin d'octobre ^, et pour la police d^la Seine, et pour une attaque de vive force contre RoUeboise ^. En conséquence, un débarquement fut opéré devant le donjon, mais il ne n ussit pas et les choses restf lent en l'état ^. Après l'érhec de cette première tentative, on se borna u maintenir une cr^>isière sur la Seine, que des circonstances exceptionnelles rendirent en partie inefficace. En effet, pendant le

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