‹ Histoire de CharlesChapitre 272 sur 301 · La lecture de ce nom est douteuse (Bouroy, Bovroy · texte numérisé non relu

La lecture de ce nom est douteuse (Bouroy, Bovroy

7. Une coupure du parchemin ne permet de lire qu'une ou deux lettres de re nom.

Mais les houstages des villes, ne toutes les quarrante avantnommez ne pourra pas l'adversaire finer, à ce q'il dit, tanqes il serroit venuz par delà en son povoir, nwis la graindre partie et la plus sufAcianle partie des diz xl il ferra venir devant son départir de cy, et dedans deux mois q'il serra venuz en Ffrance il ent ferra venir tous les autres, si bien les hostages qe deffailleront de les xl corne les hoslages de les villes.

Et si aucuns des ditz hostages soient ensi empeschés q'ils ne puis sent ou ne veullient venir, l'adversaire mettra autres en leurs lieux atantz, souffisantz, ou autres en nombre qe souffira.

Et aussi ferra le dit adversaire, si aucun des ditz hostages devient ou s'en départent saunz congié ou facent feule devant l'acomplissement de toutes les avantditz choses, il mettra autres en lour lieux dedans deux mois lors proschein ensuantz, si souffisantz el en manere come dit est.

Et avec ce le dit adversaire rendra et ferra rendre et reslablir à mons. Philippe de Navarre et à toutz ses adherentz en appert toulz les villes, chastealx, forteresces et autres seignuries, droilz et lieux queconques qe le dit mons. Philippe de Navarre ou ses ditz adherentz tenoient en roialme de Ffrance et ne leur ferra jammais empeschement pur nulle chose faite avant ces heures, si qez le dit mons. Philippe et ses avantditz adherentz retournent en son hommage et lui facent les devoirs et aussi lui soient bons et loialx vassalx.

Et aussi pour terminer la question qi est sour la duchié de Bretaigne et ses appartenances par entre mons. Johan de Monlfort d'une part et mons. Charles de Bloys, d'autre part, serront esluz de la partie de Mountforl trois suffisantes persones et trois de l'autre, et ce[s] VI persones eslirront à eux vi counseillers autieles et en manere come devant, et à ce chascun des dites parties eslirra deux autres persones lieles come bon leur semblera, bons et suffisantes, queux quatre serront come noun f)iers à les autres vi persones devant nommez, et toutz ceux entreront en un lieu que pour ce leur serra assignez dedans un certain temps que serra aussi par ce limitez et toutz les ditz personnes serront jurez sur les saintz euvangiles Dieu qe, cessantz toutes ameistez, favours, paours et haenges, ils ferront esgalmcnt droit à l'une partie et à l'autre et qe ne se partiront du dit lieu tanqes toute la busoigne soit terminez, si ce pourra faire, et, se il y a aucun point dont les vi persones premièrement esluz ne se purront acôrder, ce serra de tout terminez par les (juatre noun piers, et si les dites vi persones premièrement esluz, ne les quatre avantditz ne se purront acorder, ne mettre la question sour le droit des parties au fin, ne par autre voie mettre

les dites parties en acort, delors, si plerraas mesmes les parties de Mountfort el de Bloys, scrronl esluz par lés dites parties principales VI chevaliers pour riine partie et vi pour l'autre, qi se mettent en champ et dirramenl la question de droit des parties par bataille, et à la partie qc Dieu en donrra la victoire demourra eniierment la duchié de Rrelaingne, et quant q'esten débat entre les deux parties.

Et si aucun de meismes les parties ne veullie prendre cesle voie, les deux rois serront encontre lui en quant q'ils pourront et en l'eide de l'autre partie qi veullie prendre la dite voie. Mais toutes voies, tanqcs la paix soit fait finale entre les dites parties ou discussion se face en la manere susdite, chascune des dites parties demourra en sa possession qe il ad ore esdites parties des ciléez, villes, chastealx, forteresces, rentes, ranceons, seignuries, jurisdictions et toutz autres profitz et avantages, terres et lieux qeconques, et le hommage du dit iMounlfort et la soveraineté de Bretaingne et de quant qe ledit Mountfort ou autres de par luy y liegnent au présent demourront au Roi d'Engleterre, sanz ce qe le dit adversaire rienz y purra demander sour le dit Mountfort, ses terres, lieux, subgiez ou autres choses dessusditz ou qelui soient tenuz de faire aucun service ou recounstre {sic : reconnaître) pour soverain en autre manere queconque. Et comment qavignc de la dite question de Bretaingne, après ce que elle serra terminé, le dit adversaire ferra rendre et restablir au dit mons. Johan de Mountfort, corne adhérant et allié du dit nostrc seigneur le roi d'Engleterre, la countée dé'Mountfort avec toutes ses appartenances et appendances, come son droit héritage et de rienz ne lui ferra empeschement pour le temps passé, si qes le dit Mountfort adonqes entre en son hommage et lui face ce^e lui doit faire de droit. Et aussint est parlé que nul homme ne pais q'ad esté en l'obéissance de l'une partie et qe vendra parmy ceste traitée à l'obéissance de l'autre ne serra empesché pur chose faite de temps passée. Et aussi sur l'enheritement des bannez et adhertantz d'une partie et d'autre et ceuz q'ont perdue lour terres par cause de les guerres entre les Rois, les deux çonselx s'asembleront et ent ferront tieu fin corne leur serra avis resenable. »

4l2 PIÈCES JUSTIFICATIVES

3 juin i358, Londres.

Lettres du roi Jean, par lesquelles il donne commission à Jean le Maingre, dit Boucicaut, maréchal de France, au sénéchal de Poitou, à Guillaume l'Archevêque et à Vahbé de Saint-Cyprien, de requérir tous les prélats et gens d'Eglise, nobles, communes et habitants de la province, de se cotiser dans le plus bref délai pour aider à payer le premier acompte de sa rançon.

(Arch. commun, de Poitiers, I, 6, n" 774. — Inventaire de L. Rédet, p. i63, n° 77/i. — Copie contemporaine sous le sceau « dou contraiz establi à Poitiers » par le comte de Poitiers ; 17 juillet i358. — Parchemin, jadis scellé.)

« Jelian par la grâce de Dieu Roys de France. A louz ceulx qui ces lettres verront salut. Savoir faisons que nous, desirans sur toutes choses la paiz, repoz et tranquillité de nostrc royaume, de no/ bons et loyaux subgiz, les quiex ont esté longuement travaillez et domagez par les guerres, qui ont duré par lonc temps entre nostre très cher seigneur et père et nous, d'une part, et le roy d'Angleterre, d'autre, des quiex moult de grans maléfices et inconveniens se sont ensuiz, par deliberacion de grant conseil des plus grans du monde, de nostre lignage, et d'autres, à l'onneur de Dieii et de Sainte Eglise, au proufit de nostre royaume et de toute Ghristianté, soumes descenduz à bonne paix et acort avec ledit roy d'Englelerre sur touz les debaz et descors, qui entre nous et luy povoient eslre, et par mi ladicte paix nous soions tenuz paier audit Roy d'Engleterre une grant soume d'argent, la quele nous ne porrions paier sanz l'aide de noz bons et loyaus subg'iz, dedens la Toussaint prochain, au quel terme nous soumes obligiez à la paier, confians du senz, loyauté et diligence de noz amezet feaulx conseillers, Jehan le Maingre dit Boucicaut, mareschal de France, le seneschal de Poitou et Guillaume l'Arccvesque, chevalier, l'abbé de S. Giprien, du diocèse de Poitiers, iceulx avons commis, députez et ordenez eu dit bailliage de Poitiers, pour requerre touz prclaz, abbez, abbaesses, chapitres, collèges, religieux et séculiers, et autres personnes d'église quelconques, contes, barons, banerez, chevaliers et autres noblez.commu nés, universités, bonnes villes, bourgois et habilansdudit bailliage, universelment et singulierment, de quelconque estât qu'il soient, de nous faire aide, prestement et convenablement, par voie de don ou de prest, chascun selon son estât et povoir, pour paier la dite somme dedans le-

PIÈCES JUSTIFICATIVES l\l^

dit terme, aus quiex et ans deux d'iceulx nous donnons povoir, mandement et commission parées présentes de rcciuerre noz diz subgiz, ou nom de nous et par nous, [que] sur l'amour et loyauté qu'il ont à nous et à la coronne de France il nous facenl aide tel et si convenable, et si briefment, pour la cause dessus dicte, que pour faute de paiement de tele somme l'exccucion de la paix et la délivrance de nostre personne n'en soient delaiez ou empoichiez, car grant reproche seroit à touz ceulx de nostre royaume, que nous, qui sommes leur roys et sommes prins pour la defîense d'eulx et de nostre royaume, demorissons prison du roy d'Engleterre a tousiours et que la paix fust empoichée pour un tel defîaut. Et avec ce leur donnons povoir et auctorité, et à deux d'iceulx, de adjoindre avec eux ou substituer pour oulx ou commetre sur les choses dessusdites autres personnes teles et en tel nombre, ou de tel estât, comme bon et profitable leur sera, qui aient autel povoir et semblable comme eulx, et qui puissent lever et cuiilir la dicte aide, et de contraindre cculs, qui seront par eulz adjoins, substituez ou commis, d'empFandre en eulx le fais et la charge. Et en outre donnons par ces présentes povoir et mandement especial aus dessus diz commis, et députez, à leurs adjoins, substituz ou commis et députez, à leurs adjoins, sul)stituz ou commis et à deulx d'iceulx, de obligier nous et noz hoirs et noz biens prcsens et avenir, et par especial noz terres, contez, duchiez, baronnies, chasteaux, chastellenies, justices, fiez et domaines, à touz ceulz de qui il recevront aide en prest pour nous, et de leur donner lettres sur cède recoignoissance et d'obligacion à la Chambre du Pape ou ailleurs, les quelles nous promettons après confermer par les nostres. Et promettons avec ce, sur l'obligacion et ypothecque de touz noz biens, avoir ferme et agréable tout ce qui sera fait par les dessus nommez ou par deux d'iceulx ; mandons et commandons à touz noz justiciers, subgiz et bienvuillans que aus dessus diz, ou aus députez de par eulz en ce faisant, obéissent et entendent diligeaument et leuj prestent conseil, confort et aide, se mestier en ont et il en sont requis. En tesmoing de ce nous avons fait mètre nostre seel à ces lettres. Donné à Londres le III jour de jung (sic) l'an de grâce mil CGC L et huit. »

« Donné ceste copie souz bî seel dou (sic) contraiz establi à Poitiers pour Mons. le conte de Poitiers le xvii' jour de juilhet l'an mil CGC L Ylll.

« Ay. Olivier. — Pour copie. »

4l4 PIECES JUSTIFICATIVES

Fragment de compte de la ville de Rodez, relatif au subside promis par les communautés du Languedoc pour la rançon de Jean II.

(Arch. commun, de Rodez, CG. aoi, fol. 82. — Registre, papier.)

(( Esset se may subcidi *.

« Item, l'an LVIII e lo xxvi jorn dejulh, foron citadas totas las comunas de la lengua d*oc a Bezers, sobre la redemcio del Rey- nostre senhor et sobre lo cabatge, que demandava lo fîlh del Rey nostre senhor et loctenen e la lengua d'oc, per segre la guerra a la delfencio del pays ; e las comunas de Proenssa e de Carcassona e de Bezers e de Toloza autriero Ihi lo cabatge a un mes, e las comunas de Roergue nolho volgro autriar lodich cabatge, mas que afineroa m*' florisd'aur, per segre la guerra, e per la redempcio del Rey nostre senhor a vi" moltos d'aur, que fan viii" e v'' floris, e per despessas que avian fâchas montero v'' floris, e fo en soma tola la finansa, am los despens, a xii" floris ; de que la cieutal fo a in*= l floris d'aur, e fon de cosselh per totas las comunas que hom pagues de se '^ lo ters e las 11 parlz cant lo Rey nostre senhor venria en son reaime, local Diaus, am gran gauch, Il trameta breu •*, amen !

(( Paguem per lo ters de la finansa de que desus fa mencio an Gui- Ihem de Jons da Vilafrancha, recebedor... cxvi floris 11 ters de flori. »

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