fbid : courre
PIÈGES JUSTIFICATIVES ^IQ
voisis, tout le paiis de Flandres, de Haynaut, de Gambresis, seroitdestruit, dont grant domage s'ensiiirroitau dit paiis ; la tierce fin, car pliiseurs nobles du dit paiis de Flandres qui oht faites les dites roberies, et des autres paiis dessus dis, et qui les dites roberies ont portées es dis lieux dessus dis, que tous les dis biens que vous sentireï estre en vostre terre et pooir vous leur ostez dé fait et mectez en vostre main comme en main seure, et pour ce que li dessus dis sont encore, en faisant les dis mauls, à host devant la bonne ville de Paris, à fin de nous destruire, qui rien ne leur avons méfiait, et, combien que lousne les cognoissiens mie, de pluseurs nous vous envoions les noms en un roolet, clos et seellé du seel de la dite ville de Paris, lesquels ou pluseurs d*euls,par la poissance que Dieux vous a donnée, nous vous supplions, tant comme nous poons, que sur leurs corps et sur leurs biens» à l'oneur et salvacion de nous, vous y veulliez pourveoir, par tele manière que vo2 grans ,discrecions verront qu'il sera à faire, et qu'il n'ayenl plus hardement, ne poissance de nous meffaire, car à vostre rcqueste ainsi le vous ferions nous en cas pareil.
Très chier seigneur et bon ami, pour ce que aucuns d'euls ou de leurs amis se voudroient envers vous excuser des mauls qu'il ont fais en Beauvoisis et aussi sur nous, pour ce que aucunes gens du plat paiis de Beauvoisis commencèrent le riot sur les gentils hommes en euls tuant, leurs femmes etenfans, et en abalant leurs maisons, et que à ce nous leur fusmes aidant et confortant, et de ce puet ou porroit estre faite à haultet noble primpce Mons. le comte de Flandres et à vous informacion et relacion mains véritable, plaise vous savoir que les dites choses furent en Beauvoisis commencées et faites sens nostre sceu et volenté, et mieuls aimeriens estre mort que avoir apprové les fais par la manière qu'il furent commencié par aucunes des gens du plat paiis de Beauvoisis, mais envoiasmes bien trois cens combatans denoz gensetletlresdecreance pour euls faire désister des grans mauls qu'il faisoient, et pour ce qu'il ne voudrent désister des choses qu'il faisoient, ne encliner à nostre requeste.noz gens se départirent d'euls, et de nostre commandement firent crier bien en soixante villes, sur paine de perdre la teste, que nuls ne tuast femmes, ne enfant de gentil homme, ne gentil femme, se il n'estoit ennemi de la bonne ville de Paris, ne ne robasf, pillast, ardeist ne abatist maison qu'il eussent, et au temps de lors âvoit en la ville de Paris plus de mille que gentils hommes que gentils femmes, et y es toit ma dame de Flandres, ma dame la royne Jehanne et ma dame d'Orliens, et à tous on ne fit que bien et honneur, et encores en y a mil qui y sont venus à seurté, ne à bons gentilshommes, ne à bonnes gentils femmes, qui nul mal n'ont fait
aupeuplene ne veulent faire, nous ne volons nul mal, et depuis les cho-
se^avenuesen Beauvoisis, Mons. deNavarre, quiouditpaiiscstoitàgens
d'armes, auquel il vindrent courre sus et lesquels il desconfit par quatre
fois, et leurs capitaines pristet copa les testes, mist le paiis tout à pais,
et du Consentement des nobles du paiis de Beauvoisis et de Veycin, qui
ayoientesté domagé.et injurié, et aussi des gens des villes du plat paiis de
Beauvoisis, ordonne que de chascune ville quatre dés plus principauls
de ceuls qui avoient fais les excès seroient pris et justicié, et dix du
paiis de Beauvoisis seroient pris qui sauroientles domages qui avoient
esté fais aus gentilz hommes, les villes et les personnes par qui ce au-
roit esté fait, et seroit rapporté à Mons. de Navarre et il feroit faire res-
titucion convenable des domages aus dis gentils hommes, et parmi ce,
les bonnes gens du plat paiis de Beauvoisis, les villes et le paiis dévoient
demourer en seurté et en pais. Ce ne obstant, les gentils hommes du
paiis de Beau voisin et de Veccin *, monseigneur de Navarre parti, et
aussi li autre noble des paiis dessus dis, à qui rien 2 ne touchoit, se
assemblèrent et tout le paiis de Beauvoisis et de Veccin ^ destruirent
et pillèrent, et sur l'ombre du dit fait de Beauvoisis, li gentil homme
en pluseurs et divers lieux ont faites grans assemblées et s'en sont
venu en pluseurs lieux des dis paiis, deçà la Somme et la rivière d'Oise,
et sur yceuls qui du fait de Beauvoisis rien ne savoient, et qui en es-
toienl pur et ignoscent, ont couru, robe, pillié, ars et tué, et tous les
paiis destruis, et encore font de jour en jour.
Très chier seigneur et bon ami, veuilliez nous pardonner et avoir pour excusez, se si tart vous avons escript des dites choses, car li chemin estoient très périlleux et mal seur,et ces gentils hommes tous les paiis et tous les chemins occupoient. Toutevoiez veuillez savoir que, combien que pluseurs gentils hommes et gens d'armes en très grand^ nombre soient devant la bonne ville de Paris, avecques Mons. le duc, que nous et tout nostre commun sommes bien tout un et en bonne volenté de défendre, et y a, Dieu mercy ! très bonne ordonnance et grant marchié de vivres et très grant quantité, et pour l'onneur de la bonne cité de Paris défendre et eschver (sic) que nous, qui avons tousiours esté franc, ne cheons en la servitute, en laquelle nous veulent mettre ces gentilz hommes qui sont plus villain que gentil, nous exposerons noz corps et noz biens, et morrons ançois tuit que nous souffrons qu'il nous mettent en servitute, car de nous et des autres il se sont vanté que il nous osteront tout que un blanchet qu'il nous larront, et nous