‹ Histoire de Charles IerChapitre 111 sur 151 · INSURRECTIONS ROYALISTES · texte numérisé non relu

INSURRECTIONS ROYALISTES

avaient eu lieu, des serments royalistes circulaient^, des bandes armées traversaient la ville pour aller rejoindre quelque corps d'insurgés * ; la maison du comte de IIolland, celle du jeune duc de Buckingliam, étaient à toute heure pleines de mécontents qui venaient demander quel jour, en quel lieu il fallait éclater ^ Partout enfin l'insurrection, comme un indomptable incendie, bouillonnait, s'étendait, resserrait de plus en plus Westminster ; et tous les efforts du comité de Derby-House où dominaient les indépendants , toute l'habileté de Vane et de Saint-John à provoquer les dénonciations, à démêler les complots % n'empêchaient pas que le cri de « Dieu et le Roi Charles ! » ne résonnât sans cesse aux oreilles du Parlement.

Les presbytériens eux-mêmes prirent l'alarme : les Écossais, leur plus ferme appui, n'arrivaient point; ils se voyaient près de tomber au pouvoir des Cavaliers, seuls maîtres du mouvement, et qui, ne portant aux doctrines ou aux intentions presbytériennes pas plus d'estime qu'à toute autre, maudissaient indistinctement les Chambres, redemandaient les lois et le Roi de la vieille Angleterre, bravaient avec insulte les austères rigueurs du culte nouveau, se livraient'aux jeux interdits, célébraient les fêtes supprimées, relevaient les

« Rushworth, part. IV, t. II, p. 1117, lll i. —Parliam. Hist., t. III, col. 89-.'-893.

2 Whitclocke, p. 313. — Clarendon, Hist. of the relell. . t. IX, p. IGO.

* Parliam. Hist., t. III, col. 887, 892.

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