‹ Histoire de Charles IerChapitre 142 sur 151 · S66 OBSÈQUES DU ROI ET · texte numérisé non relu

S66 OBSÈQUES DU ROI ET

opposa : « La liturgie décrétée par les deux Cliambres, « dit-il, est obligatoire pour le Roi comme pour tous. » On se soumit; aucune cérémonie religieuse n'eut lieu. Le cercueil descendu dans le caveau, tous sortirent de la chapelle ; le gouverneur en ferma la porte. La Chambre des Communes se fit représenter le compte des frais de ces obsèques, et alloua cinq cents livres sterling pour les acquitter \ Le jour même de la mort du Roi, avant qu'aucun courrier fût parti de Londres, elle avait fait publier une ordonnance qui déclarait traître quiconque proclamerait à sa place et comme son successeur « Charles a Stuart, son fils, communément appelé le prince de « Galles, ou toute autre personne, à quelque titre que ce « soit *.» Le 6 février, après un long débat et malgré une opposition de vingt-neuf voix contre quarante-quatre, elle abolit formellement la Chambre des Lords ^ Le lendemain 7 enfin, un acte fut adopté en ces termes : « Il a a été prouvé par l'expérience, et cette Cliambre déclare « que l'office de Roi est, dans ce pays, inutile, onéreux et « dangereux pour la liberté, la sûreté et le bien du peu- « pie; en conséquence, il est dès ce jour aboh *. » Et un grand sceau fut gravé ' portant sur une face la carte

1 Mémoires de Herbert, p. 144-157. — Procès de Charles I", p. 108, dans ma Collection,

* Parliam. Hist., t. III, col. 1281.

3 Ihid., col. 128-1.

* Ibid., col. 1285.

' L'ordre en fut donnd dès le 9 janvier. Parliam. Hist., t. III, eol. 1258.

ÉTABIJSSE:MENT de la république O févrieh 1649\ 3G7

(l'Angleterre et d'Irlande avec les armes des deux pays, et sur le revers, une image de la Chambre des Communes en séance, avec cet exergue proposé par Henri ilartyn : « L'an premier de la liberté restaurée par la f bénédiction de Dieu, 1G48. »

►oeoCOOC'

(Servant d'éclaircissement à la page 28.)

Déclaration et justification de John Pym.

(Publiée en novembre 1648.)

On n'ignore pas dans le monde, et particulièrement dang Londres et tout alentour , par quelles terribles et outrageantes calomnies ma réputation et l'intégrité de mes intentions envers Dieu, envers mon Roi, envers mon pays, ont été attaquées par la malice et la furie des malveillants et de tous les malalîeclionnés à la République. Quelques-uns m'accusent d'avoir été le promoteur et le patron de toutes les innovations violemment introduites dans le gouvernement d'Angleterre; d'autres, dont la haine est plus vive et plus emportée, soutiennent que j'ai nourri , excité tous les déplorables désordres qui se sont élevés dans le royaume; et bien que de telles Gilomnies doivent nuire toujours plus à leurs auteurs qu'à ceux qu'ils s'efforcent de blesser de leurs coups , du moins lorsqu'elles sont soumises au jugement de personnes judicieuses et qui savent discerner le vrai du faux , cependant comme les injures dont mon innocence a été l'objet ont été connues de gens de toutes conditions, dont plusieurs ont pu

ajouter foi à ces bruits outrageants, bien que je nie sente fort au-dessus de telles ignominies, et que j'eusse même résolu de ne pas m'en occuper, comme indignes que j'en tienne compte, ne'anmoins , et pour la défense de mon honneur, je rae suis décidé à m'expliquer sur ce sujet, afin que chacun, hormis ceux qui ne voudraient être convaincus ni par la raison ni parla vérité, puisse rendre témoignage de mon innocence.

Je passerai sous silence l'atïaire du comte de Strafibrd, dans laquelle quelques personnes ont poussé l'impudence jusqu'à me taxer de beaucoup de partialité et de haine, et m'expliquerai pleinement sur leurs autres calomnies, principalement sur celle-ci, que j'ai excité et fomenté les que-» relies maintenant si multipliées dans l'Église d'Angleterre.

Combien ceci est invraisemblable et improbable, c'est ce qui sera bientôt manifeste à tout homme de sang-froid. Tous ceux avec qui j'ai vécu en société attesteront que je suis, ai été, et veux mourir un iidële enfant de la religion protestante, et que ma foi n'a jamais été entachée de ces grossières erreurs de l'anabaptisme, du brownisme et autres semblables. Ces calomnies n'ont donc été déversées sur moi que par quelques ecclésiastiques mécontents, par leurs agents et leurs complices. Ils ont imaginé que j'avais été l'instrument principal employé à restreindre la puissance hautaine et l'orgueilleuse ambition des évêques et des prélats. Comme je n'ai manifesté mon opinion à ce sujet qu'en ma qualité de membre des Communes, cette action est justifiée et devant Dieu et dans ma conscience, et ne peut me faire considérer comme en état de révolte contre la doctrine orthodoxe de l'Église anglicane; car je n'ai cherché qu'à réformer de grossiers abus introduits dans le gouvernement par la ruse et la perversité des évèques et de leurs substituts. IS'était-il pas grand temps, en effet, de chercher à régler leur pouvoir, lorsqu'au lieu de regarder à giiéiir les âmes (ce qui est leur

vrai devoir), ils ii)fligeaient dos puiiilions corporelles, condamnaient au bannissement, en des lieux éloignés et déserts, faisaient marquer d'un fer chaud le visage des condamnés, et cela pour avoir obéi à leur conscience? Lorsque, non contents de ces insolences insupportables, ils cherchaient à introduire, chose inouïe ! des cérémonies arminiennes ou papistes (car on peut choisir l'un ou l'autre nom, n'y ayant que peu de différence) dans les canons de l'Église; imposaient aux consciences des fardeaux qu'elles ne pouvaient porter, et introduisaient l'ancienne superstition de s'incliner devant l'autel? Si le dessein d'arrêter l'accroissement de ces erreurs de l'Église romaine peut faire accuser de brownisme ou d'anabaptisme, c'est ce que je demande à tout équitable protestant.

Cependant si les entreprises des évoques se fussent arrêtées là, elles auraient été tolérables, et leur puissance n'eût point été mise en question comme elle l'a été depuis; mais lorsqu'ils s'aperçurent que l'honorable et haute cour du Parlement commençait à regarder à leurs crimes et à leurs abus, qu'elle avait remarqué qu'ils donnaient des entorses à la religion comme à un nez de cire pour avancer leurs desseins ambitieux, alors Troie fut prise; alors ils commencèrent à désespérer de maintenir leur autorité usurpée, et autant qu'ils le purent, soit par des déclarations publiques, soit dans des conseils privés, ils travaillèrent à fomenter les dissensions entre Sa Ma'esté et son Parlement, excitant les malintentionnés par d'abondants secours d'hommes et d'argent, et poussant le peuple aux émeutes par leurs sermons séditieux. Certes, personne ne peut me taxer de mauvais citoyen pour avoir exprimé mon opinion , et voté librement l'abolition de tels abus; clio<;e que le Parlement a pu faire aussi bien que Henri VIII lorsqu'il supprima les monastères et leurs paresseux habitant?, moines et reliijieux.

car ceux-ci avaient alors autant d'influence dans le royaume qu'en ont eu depuis les évêques; et si, dans ce temps, le Parlement eut le droit de les détruire, pourquoi un autre ne pourrait-il pas ce qu'a pu le premier ? Quant à moi, j'atteste le Dieu tout-puissant qui sonde les cœurs, que ni l'envie, ni aucune inimitié cachée envers tous en général, ni en particulier envers aucun évèque, ne m'ont fait leur adversaire ; c'est purement par zèle pour la religion et la cause de Dieu foulées aux pieds, selon moi, par l'autorité trop étendue des prélats, qui, selon la pureté de leur institution, auraient dû avoir l'esprit humble et le cœur droit, tondant le troupeau sans l'écorcher ; et évidemment c'est le contraire qu'ils faisaient.

Et bien que quelques personnes aient allégué que dissoudre l'épiscopat pour quelques évêques vicieux, c'est tirer une fausse conséquence, je répondrai que, puisque le vice de ces prélats dérivait de l'autorité attachée à leurs fonctions, ces fonctions donc, "\Taie cause du mal, devaient être réformées, et l'autorité dépouillée de ses ailes d'emprunt, sans quoi il eût été impossible que la même puissance qui a rendu les évêques d'aujourd'hui (si l'épiscopat et la prélature avaieni continué à subsister dans leur ancienne force et splendeur) si orgueilleux et si arrogants, ne propageât ces mêmes vices .chez leurs successeurs.

Mais ceci n'est qu'une taupinière à côté de cette montagne ûc bruits calomnieux répandus sur ma loyauté envers Sa Majesté sacrée; quelques-uns soutiennent que je suis l'auteur des dissensions actuelles entre elle et son Parlement, quand je puis prendre à témoin Dieu et ceux qui ont pu connaître ma conduite, que, directement ni indirectement, je n'eus jamais une pensée tendant à la moindre désobéissance ni déloyauté envers Sa Majesté, que je reconnais comme mon Roi et souverain légitime, et pour le service de qui je répandrais

mon sang avec autant d'empressement qu'aucun de ses sujets. 11 est vrai, lorsque je pus apercevoir que l'on en voulait à ma vie, lorsque j'appris que j'étais proscrit comme traître, uniquement à cause de mon de'vouement à mon pays, informé que moi et quelques autres honorables et dignes membres du Parlement, contre les privilèges de la Chambre, nous avions été réclames dans le Parlement même par Sa Majesté, suivie d'une multitude d'hommes en armes et malintentionnés, qui, je le pense, d'eux-mêmes et à mauvaise intention, avaient persuadé à Sa Majesté de se porter contre nous à cet excès de rigueur, lorsque, bien que (ma conscience rend à ce sujet mille témoignages en ma faveur) je n'eusse jamais conçu une pensée qui pût tendre à faire quelque tort îi Sa Majesté, ni une mauvaise intention contre l'Etat, je me vis dans un si manifeste danger ; on ne pourra me trouver digne de blâme pour avoir songé à ma sûreté et m'ôtre réfugié sous la protection du Parlement, qui, faisant de mon alîairc la sienne, non-seulement me lava, ainsi que ceux qui avalent été compromis avec moi, du crime de haute trahison, mais encore mit nos vies à l'abri de l'orage qui allait fondre sur nous.

Et si ce fait a été l'occasion qui a éloigné Sa Majesté du Parlement, certes la faute ne peut m'en être imputée, ni à ma conduite ; car après le départ de Sa Majesté, comme avant, je n'allai jamais plus loin que ce que les lois connues du pays pouvaient permettre, et toujours autorisé par la puissance non contestée du Parlement. Aussi longtemps que je serai sûr en ma conscience que c'est là la vérité, je me croirai au-dessus de tous les mensonges et calomnies de ces grns-là, qui retomberont sur eux-mêmes et ne pourront porter atteinte à ma réputation dans l'esprit des hommes sages et impartiaux.

Dans celle diaboliciue conspiration de Catilina contre l'Ktat et le sénat de Uome, nul parmi les sénateurs ne fut autant

exposé à l'envie des conspirateurs, ou sujet à leurs calomnies, que cet orateur patriote, Cicéron, parce que ce fut par sa prudence et son zèle que leur complot pour la ruine de la patrie fut découvert et prévenu. Et bien que je n'aie pas la présomption d'établir un parallèle entre ce digne citoyen et moi, néanmoins il y a dans nos positions (si l'on peut comparer les plus petites choses aux grandes) quelque rapport. La cause pour laquelle on m'a porté tant de haine, et qui a donné lieu aux hommes malintentionnés de m'accuser, c'est que ]'ai poussé hardiment à la réforme des affaires du royaume; ils m'ont mal noté pour ce fait, et dans leur haine ils l'ont transformé en crime : néanmoins ce zèle pour le bien public, je le dis sans orgueil, je le considère comme mon premier mérite; et puisque je souffre ces ignominies pour cette cause, je les endurerai patiemment, espérant que Dieu, dans sa grande miséricorde, réconciliera enfin Sa Majesté avec son Parlement} et je ne doute pas qu'alors je pourrai donner à Sa Majesté même ( quoique irritée contre moi ) des preuves sufhsantes de ma loyauté. En attendant, j'espère que le monde croira que je ne suis pas le premier innocent qui ait été calomnié, et qu'il suspendra son jugement sur mon compte.

(Busbworth, part, III, i. II, p. 376-378^

ET PIÈCES PIISTORIQUES, ÏH

(Servant d'éclaircissement à la page 45.)

lettre du Roi au prince Robert, pour lui donner ordre de secourir York.

Tickiilll 1, It juillet 1644.

iMon neveu,

Je dois avant tout me féliciter avec vous de vos heureux succès, et vous assurer qu'ils ne me sont pas plus agréables par eux-mêmes que par l'idée qu'ils sont votre ouvrage. Je sais combien il est important de ne pas vous laisser manquer de poudre ; aussi ai-je pris tous les moyens possibles de vous en procurer : j'ai envoyé à la fois en Irlande et à Bristol. Quant à en tirer d'Oxford, le porteur de cette lettre doit être pleinement convaincu que pour le moment il y a impossibilité. Si cependant il vous disait que je pourrais en prélever sur l'approvisionnement de cette place, je vous fais juge vous-même de ce qui en est, puisque je n'y en ai laissé que trente-six barils; mais tout ce que Bristol en fournira vous l'aurez; je ne puis pourtant vous donnera cet égard une complète certitude, cette ville se trouvant menacée d'un siège.

11 faut maintenant que je vous fasse connaître au juste le véritable état de mes atlaircs, et si leur situation me force de vous donner des ordres plus péremptoires que je n'aurais de moi-même l'intention de le faire, ne le prenez pas mal. Dans le cas où je Nioiidrais à perdre York, je regarderais ma couronne comme inévitablement perdue, à moins (jue

* Tickenhall, prts Bewdley, dan^ jt comté de Worcester.

VOUS ne rafiermissiez sur ma tête par une marche rapide pour me rejoindre, et par quelques succès éclatants dans le sud, avant que le contre-coup des avantages rempoVtés par l'armée parlementaire du nord eût pu se faire sentir ici. Mais si vous parveniez à dégager York et à battre les troupes rebelles des deux royaumes qui sont devant cette place, alors , mais sans cela non , je pourrais trouver quelque moyen, en me tenant sur la défensive, de gagner du temps jusqu'à ce que vous arrivassiez à mon aide. Je vous ordonne donc et vous conjure, au nom du devoir et de l'affection que je vous connais pour moi, de renoncer à toute entreprise nouvelle, et de marcher sur-le-champ, comme vous en aviex d'abord le projet, avec toutes vos forces, au secours d'York. Si cette place était prise, ou qu'elle se fût elle-même délivrée du siège, ou qu'enfin le manque de poudre vous empêchât de tenter ce que je vous prescris, alors dirigez-vous immédiatement et avec toutes vos troupes sur "NVorcester, pour renforcer moi et mon armée. Si vous ne le faites, ou que vous ne réussissiez pas à secourir York et à battre les Écossais, tous les succès que vous pourriez obtenir par la suite ne me /jcraient très-certainement d'aucun avantage. Vous devez être bien persuadé que rien qu'une nécessité extrême ne saurait me contraindre à vous écrire comme je le fais; aussi je ne mets nullement en doute, dans la circonstance présente, votre ponctuelle exactitude à obéir à

Votre affectionné oncle et ami fidèle,

Charles, roi.

{Memoirs of sir John Evehjn, t. II, Appendice, p. 87.)

KT PIKCTS; riISTOrxTQrES. 379

(Servant d'éclaircissement à la page 94.)

Ordonnance de renoncement à soi-même, adoptée le 3 avril 1645.

II est ordonné, par les Lords et les Communes assembles en Parlement, que tous et chacun des membres de chacune des Chambres du Parlement seront et sont, en vertu de la présente ordonnance, déchargés, dans le délai de quarante jours à dater de l'adoption de ladite ordonnance, de tous et chaque offices ou commandements, soit militaires, soit civils, accordés ou conférés de[)uis le 20 novembre ]6-40, soit par l'une desdites Chambres du Parlement soit par toutes deux, ou par aucun pouvoir délégué soit par l'une de ces chambres, soit par toutes deux. Il est en outre ordonné que tous autres gouverneurs ou commandants de toutes îles et villes, de tous châteaux et forts, ainsi que tous autres colonels ou officiers d'un grade inférieur à celui de colonel, servant dans les diverses armées, et qui ne sont pas membres de l'une ou l'autre dosditos Cliambres du Parlement, devront, par suite des commissions qui leur ont été respectivement déliviées, continuer Texercice des différente emplois et commandements dont ils étaient pourvus et qu'ils occupaient le 20 mars 16i-4, comme si la présente ordonnance n'avait pas été rendue; comme aussi que le vice-amiral, le contre-amiral, tous autres capitaines et tous autres officiers de grade inférieur de la flotte, devront, par suite des diverses commissions qui leur ont été respectivement délivrées, continuer l'exercice des différents emplois et connnandemonts dont ils étaient pourvus et qu'ils occupaient ledit jour 20 mars KUi, comme si la présente ordon-

380 ECLATRCrSSiEMENTS

nance n'avait pas été rendue. 11 est toujours bien entendu, et de plus ordonné et déclaré que, durant la guerre, les revenus et bénéfices attachés à tous offices non militaires ou non judiciaires, qui seraient accordés par la suite ou donnés de quelque manière que ce fût à une ou plusieurs personnes, soit par l'une des Chambres du Parlement ou par toutes les deux, soit par un pouvoir délégué par elles, devront être appliqués et constamment employés aux besoins publics, selon ce que les deux Chambres du Parlement auront réglé; comme aussi que les commissionnés et autres individu? chargés de remplir lesdits oftices seront comptables au Parlement de tous les prohts et bénélices casuels qui en proviendraient, et ne retireront de tels offices aucun autre profit qu'un salaire convenable pour la gestion desdits offices, tel qu'il sera réglé et ordonné par les deux Chambres du Parlement. Il est bien entendu que la présente ordonnance ne tend en rien à retirer le pouvoir et l'autorité à aucun lieutenant ou député lieutenant des divers comtés, villes ou places, ou gardes des rôles, à aucune commission de justice de paix ou des digues et canaux, non plus qu'à aucune commission pour ouïr et terminer, ou pour mise hors de prison. Il est toujours bien entendu et déclaré, en conséquence, que. ceux des membres de l'une ou l'autre Chambre à qui des offices auraient été accordés par Sa Majesté avant la réunion du précédent Parlement, qui en auraient été déplacés par Sa Majesté depuis l'instant où siège ledit Parlement, et ont été réintégrés depuis par l'autorité des deux Chambres, ne seront pas déchargés par la présente ordonnance de leursdits offices, ni privés des produits qu'ils en tirent, mais continueront à en jouir comme par le passé, et ce nonobstant tonte disposition contraire qui pourrait être contenue dans ladite ordonnance.

{Parliamentary Histonj. t. III, col. 355.)

(Servant d'éclaircissement à In, page 110.)

Exlrail des registres du Conseil tenu à Oxford, le 5 décembre 1644.

Au Conseil tenu à Oxford le 5 décembre 1644, étaient présents :

Son cxccUeate Majesté le Roi , Le prince Robert, Le lord chambellan,

Le prince Maurice, Le comte de Berkshire,

Le lord garde du grand sceau, Le comte de Sussex, Le lord trésorier, Le comte de Chichester,

Le lord duc de Richmond, Lord Digby,

Le lord marquis de Hcrlford, Lord Seymour, Le lord grand chambellan, Lord Colepcpper,

Le comte de Southampton, M. le secrétaire Nicholas,

M. le chancelier de l'Échiquier.

Il est donné lecture d'une lettre écrite par le comte d'Essex à Son Altesse le prince Robert, général des armées de SaMajesté, conçue en ces termes :

Monseigneur ,

Il a été envoyé, de la pari de Sa Majesté, aux commissairea des deux royaumes dernièrcmont réunis à Oxford, un message contenant demande d'un sauf-conduit pour le duc de Richmond et le comte de Southamptdu, mais sans aucune explication sur le motif de cette demande. J'ai re(;u des deux Chambres du Parlement Tordre de faire savoir à Votre Altesse que, s'il plaît à Sa Majesté de vouloir qu'un sauf-conduit soit

882 ECLAIllCISSEMENTS

délivré par les Lords et. losCommunesassemlilés à Westminsicr, et f()rmat)t le Parlement d'Angleterre, au duc de Richmond et au comte de Soulliamp!on^ ainsi qu'à leur suite, comme charges de porter aux Lords et aux Communes assemblés en Pailement d'Anglelerre, ainsi qu'aux commissaires du royaume d'Ecosse maintenant à Londres, une réponse aux propositions soumises à Sa Majesté, à reffet d'établir une paii solide et sûre, ce sauf-conduit sera accordé. Ceci étant tout ce dont j'ai pour le présent à informer Votre Altesse, Je suis de Votre Altesse l'humble serviteur,

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