GRAVEURS
Mentionnons Claude de Eenj, qui d'orfèvre était devenu également graveur sur métaux, comme l'usage le voulait alors; il obtint en 1558, malgré la concurrence d'un autre graveur nommé Guillaume Martin, l'office de tailleur et
< Le peintre Nicolas Le Blond, qui appartient plutôt au règne suivant,
était son autre beau-frère.
graveur général des monnaies de France \ qu'il exerça jusqu'en 1581. A l'avènement de Charles, il exécuta les coins nouveaux, et durant neuf ans les testons furent ainsi frappés. En 1569, il en fit d'autres que François Olouet c?f^ Jawe^, peintre du roi (Clouet III), approuva quanta la ressemblance, mais qui déplurent au monarque et à sa mère, connaisseurs en choses artistiques, en sorte que leur emploi fut ajournée
Le graveur Aubin Olivier était aussi attaché à la fabrication des monnaies en qualité de maître ouvrier et de conducteur des engins.
Signalons encore Olivier Codore', auteur des belles planches qui décorent la publication £'w^ree c?e Charles IX à Paris^ le 6 mars 1572, et Perissin et Tortorel, les graveurs populaires du massacre de la Saint-Barthélémy et des autres événements de ce règne.
Enfin parlons du graveur et orfèvre d'Avignon Bernardin Megières, lequel grava les coins, aux armoiries du pape et du légat, avec lesquels on frappa dans cette ville des écus et testons durant la mise en état de défense de ladite cité, pendant l'année 1562.