I-O LA GUERRE DES NAYARRAIS
captivité, la victoire de Poitiers ayant fait tomber aux mains du roi d'Angleterre des otages si nombreux et si illustres, qu'un échange de prisonniers semblait facile. 11 ne paraît a\oir obtenu, toutefois, que quelques secours en hommes et en argent '.
111 — Jean 11 n'avait pas montré moins de décision que ses adversaires. Après l'emprisonnement de son frère, Philippe de Navarre avait fait mettre en état de défense plusieurs forteresses normandes, appartenant à Charles le Mauvais, et répondu par un refus aux injonctions du roi de France, qui le sonmiait de les lui livrer'-. En conséquence, le Pont-Audemer etEvreux furent imméchatemcnt investis par les Français 3, Breteuil un peu plus tard ; le siège de cette dernière place ne fut même poussé sérieusement, et parle Roi en personne, qu'à partir du mois de juillet ''.
La garnison du Pont-Audemer, secourue et ravitaillée au bout de huit à neuf semaines, par une armée anglo-navarraise^'', tint jusqu'à la lin de Tannée i356 ^. Evreux fit une moins longue résistance. Les opérations du siège y lurent, comme au Pont-Audemer, dirigées par des lieutenants de Jean IP, mais son fils aine y eut quelque part aussi, quoi-
ÏVavorre (ïlioniasde Ladit), vcnicnti ad doniinum regem de parlibus Xormannic, in comiliva Philippi de ÎNavorre, el redennli in comiliva sua Acr.siis easdcm parles, in denariis silji liberalis de dono Régis, etc. »
i.Ibid.{2\ octobre) : « Philippe de jNavorre, militi, in denariis sibi lilieratis de dono Régis, pro homagio suo eideni domino régi facto, etc. » Richard de la \'achc, Richard de Tolesham, Miles de Stapleton, accompagnés chacun d'un certain nombre d'hommes d'armes et d'archers, repassèrent en Normandie, en même temps que Philippe de Navarre. Celui ci emmenait également avec lui deux chevaliers allemands et leur suite (Ihid.).