LE SIEGE D EVREUX \'JJ
que son rôle ait été peu marqué et soit difficile à déterminer. Le 5 mai, le duc de Normandie, venant de Paris, est au Château-Gaillard ', quelques jours plus tard à Pacy -, où son séjour prolongé ^ ne peut s'expliquer que par la proximité d'Evreux et une participation, plus ou moins directe, à l'investissement et à l'attaqua de la place. Un mandement du prince, en date du 21 mai, confirme cette conjecture. Le duc ordonne aux « gouverneurs généraux du subside de Normandie » de lui envoyer à Pacy, 20 scieurs de long, 3 u diables de galées », les plus « déliés » qu'on pourra trouver, et i .000 livres de chanvre « à faire des cordes » '*. L'ordre a trait, évidemment, à la construction et à l'armement de machines de guerre, destinées à battre les remparts d'Evreux et à faciliter un assaut. Par une rencontre curieuse, l'homme chargé d'assurer et de surveiller le service des machines ou engins utilisés par les assiégeants, paraît avoir été le fameux « Archiprètre », Arnaut de Gervole, l'un des aventuriers les plus redoutés et
1. Bibl. de l'Arsenal, man. GiG3, n' 11. Lettres par lesquelles le duc de Normandie retient « de son coiiseil » et « maître de sa chambre des comptes », son secrétaire Thomas le Tourneur.